ᑕᕐᕿᑕᒫᑦ ᐱᒋᐊᕐᑎᓯᒍᑎᒥᒃ ᓄᐃᑕᐅᓚᐅᔪᕗᖅ 2019 ᐊᕐᕌᒍᖓᓂ UNESCO-ᑯᑦ ᓄᓇᖃᕐᖄᓯᒪᔪᐃᑦ ᐅᖃᐅᓯᖏᑦ ᐊᕐᕌᒍᖁᑎᖃᕐᑎᑕᐅᑎᓪᓗᒋᑦ ᐊᐅᒫᒡᒋᕕᒃ ᐱᓇᓱᐊᖃᑎᐅᑎᓪᓗᒍ, ᐊᕙᑕᖅ ᐱᐅᓯᑐᖃᓕᕆᔨᒃᑯᑦ ᓄᓇᕕᒻᒥ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ ᐃᑲᔪᕐᓯᕕᖓ, ᐃᓄᒃᑎᑐᑦ ᐅᖃᐅᓯᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᓱᑎᒃ ᐱᓇᓱᐊᕐᐸᑐᓂᒃ. ᑕᕐᕿᑕᒫᑦ, ᓇᐅᑐᐃᓐᓀᑦ ᐊᑕᐅᓯᐅᓈᕐᑎᓱᑎᒃ ᐃᓄᑑᓈᕐᑎᑐᐃᑦ ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᐊᒥᓱᐃᒍᑦᓱᑎᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᓂᖃᓚᐅᔪᑎᓪᓗᒋᑦ ᓱᓇᓱᐊᕐᑎᓯᓂᖃᕐᑐᖃᓕᕐᒪᑦ ᐊᑕᐅᑦᓯᑯᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᖃᑦᑕᓱᑎᒃ ᑕᕐᕿᒥ. ᐊᕐᕌᒍ ᐱᒋᐊᓚᐅᔪᑎᓪᓗᒋᑦ, ᐊᕐᕌᒍ ᐃᓱᓕᒻᒪᑦ, ᐱᐅᒋᔭᐅᒻᒪᕆᖃᑦᑕᓚᐅᔪᒻᒪᑕ ᑕᒪᒃᑯᓂᖓ ᐱᓇᓱᐊᕈᑎᖃᕐᓂᕗᑦ ᐊᐅᒫᒡᒋᕕᒃᑯᑦ ᑕᒪᑦᓱᒥᖓ ᐱᓇᓱᐊᕈᑎᖃᖃᑦᑕᕈᒪᓕᕐᓱᑎᒃ ᑐᑭᑖᕐᓯᒪᔪᑦ. ᑕᕐᕿᑕᒫᑦ, ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᐅᑉ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᓐᓂᒃ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᖃᑦᑕᕈᒪᓕᕐᓱᑎᒃ ᑎᓕᔭᐅᒪᐅᑎᖃᓕᕐᓗᑎᒃ ᐊᖏᓂᕐᓴᓂᒃ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᐱᐅᓯᑐᖃᖏᓐᓂᒃ ᓄᐃᑕᑎᑦᓯᓕᐅᒥᔮᕋᓱᐊᕐᓂᑯᑦ ᖁᕝᕙᑎᑦᓯᒐᓱᐊᕐᓗᑎᒃ.

Tarqitamaat est une initiative née en 2019 de l’Année internationale des langues autochtones de l’UNESCO par Aumaaggiivik, le Secrétariat des arts du Nunavik de l’Institut culturel Avataq, afin de promouvoir des artistes utilisant la langue inuite dans leurs créations. Chaque mois, une personne ou un groupe d’artiste était mis de l’avant pour leur travail, simultanément avec un évènement qui a lieu durant le mois. Lorsque l’année fut terminée, la réception du projet ayant été tellement positive, Aumaaggiivik a décidé de poursuivre l’aventure. Nous faisons la promotion d’un artiste chaque mois, avec le mandat plus vaste de valoriser et faire connaître la culture du Nunavik.

Tarqitamaat is an initiative created for the 2019 UNESCO’S Year of indigenous languages with Aumaaggiivik, the Nunavik Art Secretariat of Avataq Cultural Institute to promote Nunavik artists using Inuktitut in their work. Every month, an individual or a group of artists were showcased for their work simultaneously with an event taking place during the month. After the year ended, the response to the project was so positive that Aumaaggiivik decided to pursue this adventure. Each month, we will showcase an artist with a broader mandate of promoting Nunavimmiut culture.

Panel 1

Annie Grenier |  ᐋᓂ ᑯᕆᓀ

ᒪᓐᓂᓕᐅᑦ | Juin | June

Annie Grenier est une artiste multidisciplinaire qui vit et travaille à Kuujjuaq et à Montréal. Elle s’est mise à l’artisanat dès son plus jeune âge, à Kuujjuaq. Elle a appris en observant sa mère, Louisa Watt, confectionner toutes sortes d’objets : des sachets, des ookpiit (peluches en forme de chouette) en peau de phoque et des tukautiit (chaussons). « Quand ma mère détournait le regard de son ouvrage au crochet, j’en profitais pour faire quelques rangs en cachette. Elle devait les défaire, car ils étaient vraiment maladroits. » C’est principalement sa mère qui l’a inspirée à se lancer dans l’artisanat, mais d’autres personnes de son entourage, comme sa tante Daisy Saunders qui fabriquait des paniers en ivigaq, ont également joué un rôle important dans son parcours artistique.
Bien qu’Annie n’ait commencé à fabriquer des paniers en ivigaq que plusieurs années plus tard, c’est à ce moment-là qu’elle a pris conscience de la satisfaction que lui procurait la création de ses propres modèles. Elle a notamment été guidée par sa mentor, l’aînée Elisapie Gunn, qui lui a enseigné l’art de la vannerie, un savoir-faire aujourd’hui très peu pratiqué mais qui occupait autrefois une place importante dans le mode de vie inuit. Elle a toutefois mis son activité artisanale entre parenthèses pendant un certain temps, jusqu’à ce que sa fille, Julie Grenier, commence à créer ses propres œuvres d’art. Annie a alors retrouvé l’inspiration pour se remettre à la création artistique, démontrant ainsi que l’art est un parcours jalonné de périodes de créativité intenses et de périodes plus calmes, mais indissociable de notre identité. Elle travaille généralement sur ses œuvres jusqu’à ce qu’elles soient achevées ou jusqu’à ce que la vie l’oblige à mettre son activité artistique en pause.
Annie préfère travailler avec des matériaux naturels, comme le qiviut (laine de bœuf musqué) et l’ivigaq (élyme des sables), pour réaliser ses créations artisanales. Depuis l’introduction de l’umingmak (bœuf musqué) au Nunavik dans les années 1980, les Nunavimmiut l’ont progressivement intégré à leurs pratiques culturelles. Ils le chassent, consomment sa viande et utilisent certaines de ses parties pour l’artisanat. Ils apprennent également à fabriquer du qiviut (laine) à partir de sa fourrure. Il s’agit d’un processus long et laborieux que d’autres artistes, notamment Christine Nakoolak et Hannah Tooktoo, sont en train de découvrir. Cette fabrication permettra aux artisans du Nunavik de gagner en autonomie — le prix moyen d’une pelote de qiviut au Canada est de 150 dollars — et de se démarquer par l’originalité de leurs créations. Annie fait partie de ces artistes talentueuses qui créent de la magie à partir de ce matériau. Son attachement aux matériaux naturels locaux se traduit également par l’utilisation de l’ivigaq pour fabriquer des paniers et des collections de boucles d’oreilles, perpétuant ainsi cette tradition inuit.
Annie a participé à l’événement CRAFTED 2025 à Qaumajuq (Winnipeg Art Gallery) avec la délégation du Nunavik. Cette expérience a été très enrichissante pour elle, car elle a vendu la plupart de ses créations et le musée a acheté certaines de ses œuvres pour sa boutique. Annie a également participé à l’édition de cette année du festival « KWE ! À la rencontre des peuples autochtones » à Québec en juin, où elle a eu l’occasion de présenter son savoir-faire devant un public curieux. De nombreuses personnes se sont renseignées sur sa technique de couture à partir de peau de bœuf musqué. Elle présente souvent son travail sur ses réseaux sociaux, notamment sur Instagram @anniewattgrenier , et prévoit continuer à perfectionner son art et à le faire découvrir lors d’autres événements.

ᐋᓂ ᑯᕆᓀ ᖃᓄᐃᑦᑐᑐᐃᓐᓇᓂ ᓴᓇᖕᖑᐊᒍᓐᓇᓲᖅ ᑰᒃᔪᐊᒥᐅᔭᑦᓱᓂ ᒪᓐᑐᔨᐊᒥᓲᖑᒻᒥᔪ. ᑰᒃᔪᐊᒥ ᐱᒋᐊᖕᖓᓚᐅᕐᓯᒪᔪ ᓄᑲᕐᓯᐅᑦᓱᓂ ᓱᓕ. ᑕᑯᓐᓈᐸᑦᓱᓕ ᓗᐃᓴ ᒍᐊᑦᒥᑦ, ᐊᓈᓇᒋᓚᐅᔪᔭᒥᓂ. ᓂᕈᒥᐊᕌᐱᓐᓂᑦ, ᐅᒃᐱᖑᐊᓂ ᕿᓯᔭᓐᓂᑦ, ᖃᓪᓕᓂᓕᐅᓲᖑᑦᓱᓂᒐᓴ. “ᐊᓈᓇᒐ ᓂᑦᓯᑲᑦᑕᑕᒥᓂ ᕿᒣᓚᐅᕐᑐᑐᐊᕐᒪ, ᓂᑦᓯᑲᑦᑕᓚᐅᕐᑐᖃᑦᑕᓯᒪᔪᖓ. ᐲᔭᐃᒋᐊᖃᓚᕿᖃᑦᑕᓯᒪᔪ ᐋᕐᕿᒋᐊᕆᑦᓱᓂ, ᐱᒋᐅᕐᓴᓕᑌᓐᓇᓯᒪᒐᒪ.” ᐋᓂ ᐊᓈᓇᒥᓄ ᑲᑦᓱᙰᓕᓚᕿᓯᒪᔪ ᐊᓈᓇᒻᒥᓂ ᑕᑯᓐᓇᕙᑦᓱᓂ, ᐊᓯᒋᒻᒥᔭᖏ ᖃᓂᑕᖏᑦ ᑏᓯ ᓵᓐᑕᐅᓚᐅᔪᔪᖅ ᐊᔭᑯᓗᖓ ᐱᒋᐅᕐᐸᓕᐊᑎᑦᓯᓯᒪᓐᓂᒥᔪ ᐋᓂᒥᑦ, ᐃᕕᒐᓕᐅᖃᑦᑕᓯᒪᒻᒪᑦ. ᐋᓂ ᑭᖑᓂᐊᒍ ᐱᒋᐅᕐᓴᕚᓪᓗᓯᒪᒐᓗᐊᕐᑎᓗᒍ ᐃᕕᒐᓕᐅᕐᓂᒥᑦ. ᐅᓚᐱᕐᓴᐅᒐᓇᕆᐊᖓᓂ ᖃᐅᔨᓕᑌᓐᓇᓯᒪᔪ ᐃᕕᒐᓕᐅᕆᐊᒥᑦ ᓇᒻᒥᓂ ᐱᐅᔪᓕᐊᕆᑦᓱᒍ, ᐱᒋᐅᕐᓴᑎᑦᓯᔨᒐᓴᖓ, ᐃᓄᒻᒪᕆᐅᑦᓱᓂ ᐃᓕᓴᒋ ᑲᓐ, ᐃᕕᒐᓕᐅᕆᕐᓴᑎᔨᒋᓯᒪᔭᖓ, ᐊᒥᓲᒍᓐᓀᒪᑕ ᐃᕕᒐᓕᐅᕈᓐᓇᑐᐃᑦ ᐃᓄᑐᐃᓐᓀ ᐃᓅᓯᖏᑎᒍ ᐱᐅᓯᐅᐸᓚᐅᕐᑎᓗᒍ ᓴᓇᐅᒐᕆᐊᒥᑦ, ᓴᓇᖕᖑᐊᖃᑦᑕᕈᓐᓀᓚᐅᕐᑐᓯᒪᔪ ᐸᓂᖓ ᓴᓇᖕᖑᐊᖃᑦᑕᓕᑐᐊᕐᒪ ᔫᓕ ᑯᕆᓀ. ᐋᓂ ᑲᑦᓱᙰᓪᓕᒋᐊᓪ ᓛᑎᑕᐅᓯᒪᔪ ᑕᑯᑦᓴᐅᓱᑎᓗ ᐱᔭᕆᐊᑐᓂᕐᓭᑦ ᑭᓯᐊᓂ ᑭᓇᐅᓂᑦᑎᓂ ᓱᕐᖁᐃᓯᒋᐊᓪᓚᓇᕐᓱᑎᑦ. ᐱᔭᕇᖕᖏᓂᓕᒫᒥᓂ ᒥᕐᓱᓲ ᓴᓇᖕᖑᐊᓱᓂᓪᓗᓃᑦ ᕿᑲᓚᐅᕐᑐᖃᑦᑕᕋᓗᐊᕐᓱᓂ ᐱᔭᕇᖕᖏᓂᓕᒫᒥᓂ.
ᐋᓂ ᐊᑐᒍᓪᓘᓂᕐᓴᐅᓱ ᐱᓪᓚᕆᐅᓂᕐᓴᓂ ᐅᑦᑑᑎᒋᑦᓱᒍ ᖁᕕᐅᑦ (ᐅᒥᒻᒪᐅᑉ ᒥᕐᖁᓴᔭᖏᑦ) ᐃᕕᒉᓪᓗ ᓴᓇᓲᕆᑦᓱᒋᑦ. ᐅᒥᒻᒪᖃᕆᐊᖕᖓᓕᕐᓂᒪᓂ ᓄᓇᕕᒻᒥ 1980-ᒐᓛᒥ, ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᐊᑐᕆᐅᕐᐸᓕᐊᔪ ᐃᓗᕐᖁᓯᕐᒥᒍ; ᐆᒪᔪᕐᓂᐊᐸᑦᓱᒋ ᓂᕿᒋᓂᐊᕐᓗᒋ ᓱᓇᖕᖑᑎᓂᐊᕐᒥᓗᒋ ᐃᓚᖓ ᖁᕕᐅᓕᐅᕆᐅᕐᓴᓂᒃᑯᒐᓴ ᐅᒥᒻᒪᐅᑉ ᒥᕐᖁᖓ. ᐊᑯᓃᕐᑐᒥ ᐱᓇᓱᐊᕐᑕᐅᒐᐅᕋᓲ ᓴᓇᖕᖑᐊᑏᑦ ᑲᔅᑏᓇ ᓇᑯᓛ ᖄᓇ ᑐᒃᑐᓗ ᐃᓕᑦᓯᐸᓪᓕᐊᔫᒃ, ᐋᕐᕿᓂᐊᕐᑎᓗᒋ ᐊᑭᑦᓴᓯᐊᑦᓴᒫᖏᑦ ᖁᕕᐅᑦ ᓄᕕᕐᓵᓴᔭᐅᓗᑎ ᑲᓇᑕᒥ ᐅᓄᕐᓂᖃᒍᓐᓇᒪᑕ$150 –ᐊᑦᔨᐅᖏᑦᑐᒥᓗ ᓴᓇᖕᖑᐊᑕᐅᒍᓐᓇᓂᖏ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᓄᑦ. ᐋᓂ ᐃᓚᒋᔭᐅᒻᒪ ᐱᒍᓐᓇᑐᓄᑦ ᐊᔪᒉᑦᑐᐊᐱᓕᐅᕈᓐᓇᓱᓂ ᐱᐅᔪᓂ. ᓄᓇᓕᑦᓴᔭᒥᑕ ᐱᓪᓚᕆᑦᓴᔭᖏᓐᓂ ᐊᑐᕐᓂᖓ ᐃᕕᒐᓕᐅᕐᓃᑦ ᓯᐅᑎᒥᐅᑕᓕᐅᕐᓂᒐᓭᑦ, ᐃᓄᑐᐃᓐᓀᑦ ᐃᓗᕐᖁᓯᑦᓴᔭᖓᓂ ᑲᔪᓯᑎᑦᓯᓱᓂ ᐱᐅᓯᑦᓴᔭᑐᖃᖏᓐᓂᑦ .
ᐋᓂ ᐃᓚᐅᓯᒪᔪ 2025-ᖑᑎᓪᓗᒍ ᓴᓇᖕᖑᐊᑏᑦ ᖃᐅᔪᒃᑯᓂ (WAG) ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᐃᓚᐅᒥᑎᓪᓗᒋᖅ. ᐊᓕᐊᓇᕐᑐᒥᑦᓯᒪᔪ, ᓂᐅᕐᖁᓯᕐᓱᓂ ᓴᓇᖕᖑᐊᓯᒪᔭᓕᒫᑲᓴᑦᓯᐊᒥᓂ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᕕᐅᓲᒐᓭ ᓂᐅᕕᕐᒥᓱᑎᑦ ᓂᐅᕕᕐᓂᐊᕕᒻᒥ ᐊᑐᐃᓐᓇᐅᓕᕐᓱᑎᑦ. ᐋᓂ ᐃᓚᐅᓯᒪᒻᒥᓱᓂ KWE! ᓄᓇᖃᕐᖄᓯᒪᓂᕋᕐᑕᐅᔪᓂ ᓱᖃᑦᓯᓂᕐᑕᖃᕐᑎᓗᒋ ᑯᐯ ᓯᑎᒥᑦ ᔫᓂᐅᑎᓪᓗᒍ, ᑕᑯᓐᓇᑎᑦᓯᒍᓐᓇᓯᓚᕿᑦᓱᓂ ᖃᓄ ᓴᓇᔭᖑᓲᖑᒻᒪᖔᑕ ᐱᓕᐊᖏᑦ ᑲᖐᓱᐊᒋᔭᐹᓗᑦᓱᓂ. ᐊᐱᒋᔭᐹᓗᖃᑦᑕᓚᐅᔪᔪ ᒥᕐᓱᓂᖓ ᐅᒥᒻᒪᓴᔭᒥᑦ. ᓴᓇᖃᑦᑕᓯᒪᓕᕐᑕᖏ ᖃᕆᑕᐅᔭᕐᑎᒍ ᑕᑯᑦᓴᐅᒍᓐᓇᓲᑦ ᓯᓚᑎᖓ @anniewattgrenier Instagram-ᒥᑦ ᑲᔪᓯᓚᖓᖏᓐᓈᓱᓂᓗ ᐱᓇᓱᐊᓲᒥᓂ ᐱᓕᐊᒥᓂ ᐱᐅᓯᕙᓪᓕᐊᑐᐃᓐᓇᓭᓐᓇᒪᑕ ᐃᓚᐅᕙᓪᓗᓂᓗ ᓱᖃᑦᓯᔪ ᑲᑎᓕᕐᒥᐸᑕ.

Annie Grenier is a multidisciplinary artist based in Kuujjuaq and Montreal. She was young in Kuujjuaq when she first started crafting. She learned through watching Louisa Watt, her mother. craft all sorts of items such as sachets, seal skin ookpiit (owl plushies) and tukautiit(slippers). “When my mother would look away from her crocheting, I would sneak in some lines of crochet. She would have to undo them, because of how amateur they were.” Annie was primarily inspired by her mother to start crafting her art, but other people that surrounded her like her aunt Daisy Saunders was also a part of Annie’s growth in her art journey, who made ivigaq baskets. Although it was only years after did Annie start learning on how to make Ivigaq baskets, it was at this point that she realized how satisfying it was to be able to make your own creative designs. as well as her mentor, an elder named Elisapie Gunn, who taught her on how to make baskets, a discipline that has very few makers today but used to be important in the Inuit way of living. But she took a break from crafting for some time until her daughter. Julie Grenier. started crafting her own art pieces. Annie was inspired to return to creating art again showing that making art is a journey that could bring very intense creative periods and slower ones, but it remains part of who you are. She usually works on her art pieces until the piece is done or until her life forces her to take a break from crafting.
Annie prefers to work with natural materials like qiviut (muskox wool) and ivigaq (grass basket) to craft with. Since the introduction of umingmak (muskox) in Nunavik in the 80s, Nunavimmiut has been gradually introducing it in it’s cultural practices; hunting and eating the meat as well as using parts for craft and learning how to make qiviut (wool) out of it’s fur. This is a long and hard process many fellow artists like Christine Nakoolak or Hannah Tooktoo are learning right now and that will give autonomy – medium cost of a skein of qiviut yarn in Canada is $150 – and uniqueness to craft makers in Nunavik. Annie is one of those talented artists that creates magic out of this material. Her attachment to local natural material also translates in her use of ivigaq for basket making and earing collections, keeping alive this Inuit tradition.
Annie participated in the 2025 CRAFTED event at Qaumajuq (WAG) with the Nunavik delegation. She had a great time, sold most of her products and even the museum had bought some of her crafts available at the store. Annie also participated in this year edition of KWE! Meet with Indigenous People festival in Quebec City in June, where she had the opportunity to demonstrate her skills for a curious crowd. A lot of people were asking about her process of sewing with muskox. Her work is often available through her social media @anniewattgrenier on Instagram and she is planning on continuing to refine her craft and share in other events.

ᐊᓪᓚᑐᖅ | Texte de | Text by: Leo-Paul Ohaituk

ᐱᔭᑦᓴᓯᐊᖁᑎᖓ / Projet spécial / Special Project

Panel 2

ᐁᓴ ᐸᑐᕆᑦᔅ|Isaac Partridge

ᓄᕐᕋᓕᐅᑦ | Mai | May

ᐁᓴ ᐸᑐᕆᑦᔅ ᒪᕐᕈᐃᓕᖓᔪᖅ ᑕᕐᓂᖓ ᐊᒥᓱᐃᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕈᓐᓇᓱᓂ.. ᐊᓈᓇᒥᓄᑦ, ᑕᕐᕋᓕᒃ ᐸᑐᕆᑦᔅᒧᑦ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑕᐅᔪᕕᓂᖅ ᐅᑭᐅᖃᕐᑎᓗᒍ ᓯᑕᒪᓂᒃ ᐱᖁᓯᐅᒋᐅᕐᓴᑎᑕᐅᑦᓱᓂ ᓴᐸᖓᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕆᐅᕐᓴᑎᑕᐅᑦᓱᓂ, ᑭᓯᐊᓂ ᐊᕐᕌᒍᐃᑦ ᐊᕙᑏᑦ ᐊᓂᒍᕐᑎᓗᒋᑦ ᑫᓪᓗᑐᕐᑕᐅᓯᔪᕕᓂᖅ ᑲᔪᓯᖁᔭᐅᑦᓱᓂ ᐱᖁᓯᐅᕐᓂᒥᒃ. ᐊᕐᕌᒍᐃᑦ ᐊᓂᒍᕐᐸᓕᐊᑎᓗᒋᑦ ᐱᓯᑎᖕᖑᐸᓪᓕᐊᔪᕕᓂᖅ ᐱᒐᓱᐊᒻᒪᕆᐅᑎᖃᕐᓯᒪᒐᓗᐊᕐᓱᓂ ᓇᒻᒥᓂᖅ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐊᕆᒍᓯᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓕᓐᓂᐊᓱᒋᑦ ᐱᔭᕆᐊᑑᑦ ᐱᖁᓯᐅᕈᓰᑦ/ᓴᐸᖓᓕᐅᕈᓰᑦ. ᐱᔪᑦᓴᐅᔮᕐᑎᑕᐅᓯᒪᓲᖅ ᐃᓘᓐᓀᓄᑦ ᐊᑑᑎᓯᒪᔭᒥᓄᑦ ᐃᓅᓯᕐᒥᓂ: ᐱᕈᕐᓴᓱᓂ ᐊᓪᓚᓴᔭᐅᑦᓱᓂ ᒨᖄᒃᖑᑦᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓄᑦᓴᔭᐅᑦᓱᓂ, ᐊᓈᓇᒌᒃ ᐱᓇᓱᐊᖃᑎᒌᖃᑦᑕᑐᕕᓃᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᔮᐸᓃᓰᑦ ᐃᓗᒡᒍᓯᑦᓴᔭᖏᓐᓂᒃ ᓄᐃᑎᕆᕙᑦᓱᑎᒃ. 2020-ᒥ, ᐁᓴ ᐃᓚᐅᓯᒪᔪᖅ ᖃᕆᑕᐅᔭᒃᑯᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᓂᕐᒧᑦ ᓂᑯᕐᕋᖃᑎᒌᑦ ᐊᕐᖁᑎᒋᑦᓱᒍ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᖅ, ᑕᕝᕙᓂ ᐱᕕᑦᓴᑖᓚᕿᔪᕕᓂᖅ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᒍᓐᓇᓯᑦᓱᓂ ᓇᒻᒥᓂᖅ ᐃᓱᒪᒥᒍᑦ ᐃᓂᕐᐸᑕᒥᓂᒃ ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᑏᑦ ᓄᐃᒋᐊᒻᒪᕆᑦᑎᓗᒋᑦ. ᑕᒪᓐᓇ ᑐᑭᖃᑦᓯᐊᓂᖃᕐᑎᓯᒪᔭᖓ ᐱᕕᑦᓴᓯᐊᕆᑦᓱᒍ, ᐊᓕᐊᑦᑐᕕᓂᖅ, ᐸᕐᓀᑎᓄᑦ ᑕᑯᔭᐅᒍᑎᒋᓐᓂᕋᒥᐅᒃ ᐱᓯᑎᐅᒍᑎᖏᑦ. ᐃᒣᓕᒋᐊᓪᓚᓚᐅᕐᑐᖅ “ᐊᓕᐊᓇᓚᐅᕐᑐᖅ ᑕᑯᒋᐊᒥᒃ ᓄᑖᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ ᐃᑲᔪᕐᓯᔭᐅᔪᓂᒃ”. 2022-ᒥ, ᐊᓈᓇᒥᓄᑦ ᓇᔭᖓᓗ ᐊᑭᓇᓯ ᐸᑐᕆᑦᔅ ᑎᓕᔭᕕᓃᒃ ᓴᓇᖕᖑᐊᖃᑕᐅᖁᔭᐅᑦᓱᑎᒃ ᐊᓈᓇᒥᓂᒃ ᐊᖏᔪᒥᒃ ᑐᐱᑦᓴᔭᒥᒃ ᐊᒪᐅᑎᐅᑦᓱᓂ ᑕᕐᓯᑐᐃᖃᑎᒌᓚᖓᑦᓱᑎᒃ, ᐊᑎᖃᕐᑎᓗᒍ ᓄᓇᒥ, ᑕᑯᔭᐅᑎᑕᐅᓚᖓᑎᓪᓗᒍ ᓄᓇᕗᑦ, ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐊᕗᑦ ᕿᒥᕐᕈᑎᑦᓯᓂᕐᒥ ᐋᑐᕗᐊᒦᑦᑐᒥ ᑳᓇᑕᐅᑉ ᕿᒥᕐᕈᕕᖓᓂ ᓄᓇᒥᓄᐊᖓᔪᓂᒃ Canadian Museum of Nature. ᐁᓴᐅᑉ ᐱᓇᓱᐊᕆᐊᖃᕐᓯᒪᔭᖓ ᐊᒪᐅᑎᒥᒃ ᑕᕐᓯᑐᐃᓗᓂ ᐱᖁᑎᓄᑦ/ᓴᐸᖓᓄᑦ, ᐱᔪᑦᓴᐅᔮᕈᑎᒋᑦᓱᒋᑦ ᐱᕈᕐᑐᖏᑦ ᐆᒪᔪᖏᓪᓗ ᐅᑭᐅᕐᑕᑑᑉ. ᐃᒣᓕᓚᐅᕐᑐᖅ “ᐊᓕᐊᒻᒪᕆᓚᐅᔪᔪᖓ, ᐅᐱᒪᑦᓱᖓᓗ ᐃᓚᐅᒋᐊᒥᒃ ᕿᒥᕐᕈᑎᑦᓯᔪᓄᑦ ᐱᓇᓱᐊᕐᑕᕕᓂᕐᑎᓂᒃ.
ᐁᓴ ᐱᓇᓱᐊᓲᒍᒻᒥᔪᖅ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᓂᕐᒥᒃ ᐊᐅᓚᔫᓕᐅᕐᓂᒥᒃ ᑕᑯᓐᓇᕋᑦᓴᓕᐅᕐᓂᒥᒃ. ᓱᓕᔪᖕᖑᐊᑐᓂ ᐃᓚᐅᓐᓂᒥᔪᖅ ᐋᕐᓰᑯᓐᓄᑦ ᐃᑲᔪᕐᓱᓂ ᓱᓇᓗᑳᖕᖑᐊᑕᖏᓐᓂᒃ, ᑕᑯᓐᓇᕋᑦᓴᓕᐅᕐᓂᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗᐊᓪᓛᑦ ᓱᓕᔪᖕᖑᐊᒍᖃᑕᐅᑦᓱᓂ. ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᖃᑕᐅᑦᓱᓂ ᒥᕐᖁᐃᑐᖕᖑᐊᒍᑦᓱᓂ ᐊᑎᖃᕐᓱᓂ ᐃᑦᓯ ᑕᑯᑎᑦᓯᓱᓂ ᓄᓗᕐᒥᓂᒃ ᓯᓚᕐᕿᖁᓪᓗᒍ; ᐃᒻᒥᓂᒃ ᓇᕐᕈᓇᕐᑎᖑᐊᑦᓴᕆᐊᒥᒃ ᐊᓕᐊᑦᓯᒪᔪᖅ ᐊᓕᐊᓀᑦᑐᖑᐊᒍᒋᐊᒥᒃ. ᐸᑐᕆᑦᔅ ᐊᐅᓚᔫᓕᐅᕐᓯᒪᒻᒥᔪᖅ ᑕᑯᓐᓇᕋᑦᓴᓕᐅᕐᓯᒪᒻᒥᔪᖅ ᐃᓘᓐᓇᑕ ᓯᓚᒥ, ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᒋᐊᕈᑎᒥᓂᒃ 2SLGBTQ+ ᒪᕐᕈᐃᓕᖓᔪᑦ ᑕᕐᓂᖏᑦ ᐅᕕᒃᑲᓄᐊᖓᔪᓂᒃ ᓄᓇᕐᓚᒦᑦᑐᓄᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᖃᓄᖅ ᓄᓇᖃᕐᖄᑐᕕᓃᑦ ᐃᓗᒡᒍᓯᖏᑦ ᓄᓇᓕᖏᓪᓗ ᐱᕈᕐᐸᓕᐊᓕᕐᒪᖔᑕ ᐊᓯᑦᔨᐸᓪᓕᐊᒍᑎᖃᕐᓱᑎᒃ ᐅᕕᒃᑲᓂᒃ ᐱᔭᕐᓃᑐᓂᒃ ᓵᖕᖓᓯᕙᒃᑲᓗᐊᕋᒥᒃ. ᐊᐅᓚᔫᓕᐅᕈᓐᓇᓚᕿᔪᕕᓂᖅ ᐃᑲᔪᕐᑕᐅᓱᓂ ᐃᓚᒥᓄᑦ ᓄᓇᕐᖃᑎᒥᓄᓪᓗ.
ᐅᓪᓗᒥ ᐁᓴ ᐊᒥᓱᐃᓂᒃ ᐊᓕᐊᓇᕐᑐᒪᕆᓐᓂᒃ ᐊᑑᑎᖃᑦᑕᓚᖓᔭᒥᓂᒃ ᕿᓚᓈᕈᑎᖃᓕᕐᑐᖅ. ᐃᓚᐅᒐᒥ ᐊᑑᑎᑎᑦᓯᓚᖓᔪᓂᒃ ᐃᓚᒌᑦᑐᓄᑦ ᕿᒥᕐᕈᑎᑦᓯᓂᕐᒥᒃ ᐊᑎᖃᕐᓱᓂ ᕿᓪᓚᓂᖅ ᑳᓇᑕᐅᑉ ᕿᒥᕐᕈᑎᑦᓯᕕᖓᓂ ᔫᓂ 11-ᒥ ᑎᑭᓪᓗᒍ ᓯᑉᑎᒻᐱᕆ 20. ᕿᒥᕐᕈᕋᑦᓴᖃᕐᑎᓯᓂᖅ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ ᐃᒻᒥᓂᒃ ᑕᑯᔭᐅᑎᑦᓯᕕᐅᓪᓚᕆᓚᖓᔪᖅ, ᓄᐃᑦᓯᒍᓐᓇᑎᓗᒋᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕈᓯᕐᒥᓂᒃ ᐱᐅᓯᑐᐃᓐᓇᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᓗᑎᒃ, ᖃᓪᓗᓈᓄᑦ ᖃᓪᓕᕌᕐᑕᐅᑐᐃᓐᓇᕋᓗᐊᕐᑎᓗᑕ. ᐁᓴ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᓛᕐᑐᖅ ᑕᕐᓯᑐᕐᓯᒪᔭᒥᓂᒃ ᐱᖁᑎᓄᑦ/ᓴᐸᖓᓄᑦ ᐊᑦᔨᖑᐊᕆᑦᓱᓂᐅᒃ ᐊᑖᑕᑦᓯᐊᒥᑕ ᐊᑎᖃᕐᑎᓗᒍ ᐃᕙᓗᖏᑦ ᐃᒫᐱᐅᑉ. ᐁᓴ ᐁᓯᒪᓛᕐᒥᔪᖅ ᑐᔮᓐᑐᒥ Toronto Queer Film Festival ᐊᒻᒪᓗ Indigenous Curatorial Collective ᓯᓚᑦᑐᓴᕐᑎᓯᕕᒻᒥ ᓯᓚᑦᑐᓴᕐᑕᐅᖃᑕᐅᓗᓂ, ᒣᒥᑦ ᓯᑉᑎᒻᐱᕆᒧᑦ. ᐃᓚᐅᑦᓱᓂᓗ ᑎᒍᓚᕗᑦ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑦᓯᓂᕐᒧᑦ, ᐊᐅᓚᔫᓕᐅᕐᓂᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᑕᓚᕖᓴᒃᑰᑐᑦᓴᓕᐅᕐᓂᓂᒃ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑕᐅᓂᖓ ᐃᓄᐃᑦ ᐅᕕᒃᑫᑦ ᐱᒋᐊᓛᕐᑐᒧᑦ ᐋᑐᕗᐊᒥ ᔫᓂ 1-ᒥ ᐃᖃᓗᓐᓂ ᔪᓓᒥ. ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᒧᑦ ᐁᓴ ᓄᐃᑦᓯᓲᖅ ᐃᑉᐱᒋᔭᒥᓂᒃ ᓇᒻᒥᓂᖅ. ᐃᓱᒪᒋᔭᒥᓂᓪᓗ, ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐊᕆᓲᖏᑦ ᐃᓕᖓᓪᓚᕆᑦᑐᑦ ᐃᓅᓯᖓᓄᑦ.

Isaac Partridge est un artiste multidisciplinaire bispirituel. C’est sa mère, Taqralik Partridge, qui lui a enseigné l’art du perlage dès l’âge de quatre ans, mais ce n’est que deux décennies plus tard qu’il a véritablement commencé à le pratiquer. Au fil des ans, il a franchi toutes les étapes menant à la maîtrise de son art, malgré les difficultés rencontrées pour créer ses propres motifs originaux et apprendre des techniques de perlage complexes. Il puise son inspiration dans tous les aspects de sa vie : son éducation en tant que Mohawk et Inuit, sa relation mère-fils, ainsi que dans la culture pop japonaise.
En 2020, il a participé à l’exposition en ligne Debout ensemble à travers l’art, où il a présenté sa vision de la pandémie en dessins. Cette expérience a été très enrichissante, et il se réjouit que les organisateurs aient reconnu en lui un artiste prometteur. « Il est positif de constater que de nouveaux artistes bénéficient d’un soutien », a-t-il déclaré. En 2022, sa mère l’a invité, avec sa sœur Akinasi Partridge, à prendre part à un projet d’envergure : un amautik sur toile intitulé Nunami. Cette œuvre a été présentée dans le cadre de l’exposition « Notre territoire, notre art » au Musée canadien de la nature, à Ottawa. Isaac a réalisé le travail de perlage de l’amautik, s’inspirant de la flore et de la faune nordiques. « J’étais très heureux et fier de participer à cette exposition », a-t-il déclaré.
Isaac s’intéresse également au théâtre et au cinéma. Il a notamment participé à une pièce de théâtre avec la troupe Aaqsiiq, assumant des responsabilités liées à la gestion des accessoires et des prises de vue, tout en interprétant un rôle. Il a incarné Itsi, un homme chauve qui montrait ses fesses le mauvais temps. Il aimait cette touche d’autodérision humoristique. Il a également réalisé un film intitulé Illuunnata Silami, portant sur les jeunes 2SLGBTQ+ vivant en milieu urbain et la manière dont les cultures et les communautés autochtones se transforment et évoluent grâce à eux, malgré les défis auxquels ils sont confrontés. Il a pu réaliser ce film avec l’aide de sa famille et de sa communauté.
Isaac participera prochainement à de nombreux événements passionnants, notamment l’exposition collectif Qillaniq, qui se tiendra à la Galerie nationale du Canada du 11 juin au 20 septembre. Cet événement permet aux artistes de s’exprimer librement et de créer des œuvres originales, malgré le contexte colonial dans lequel nous vivons. Il y présentera un portrait perlé représentant son grand-père, intitulé Threads of Imaapik. Il participera au festival du film queer de Toronto ainsi qu’au programme de mentorat du Collectif des commissaires autochtones, en tant que mentoré, de mai à septembre. Il est également inscrit au programme Tigulavut, un programme de formation en cinéma et télévision destiné aux jeunes Inuit, débutant à Ottawa le 1er juin et se terminant à Iqaluit en juillet. Pour lui, l’art est un moyen d’expression qui lui permet de raconter des histoires d’un point de vue personnel. Son art est profondément ancré dans sa vie.

Isaac Patridge is a 2-spirit multidisciplinary artist. His mother, Taqralik Partridge, taught him how to do beadwork at the age of 4, but it was only after 20 years that he was encouraged to resume his practice. Over the years he got through the steps of mastering his art despite all the challenges to create his own original designs and learning complex beading techniques. He gets his inspirations from all sorts of things in his life: his upbringing as a mohawk and inuk, his mother and son relationship and the Japanese pop culture. In 2020, Isaac was a part of the online exhibition Standing Together Through Art, where he had the opportunity to present his own perspective on the pandemic in drawings. This was a meaningful opportunity for him, and he was glad that the organizers saw some potential in him. He added “it was good to see new artists getting support”. In 2022, his mother invited his sister Akinasi Partridge and him to make a large canvas amautik art piece, called Nunami, to be presented in Our Land, Our Art exhibition at the Canadian Musuem of Nature in Ottawa. Isaac’s task was to do the beadwork of the amautik, inspired by the flora and fauna of the North. He said “I was very happy and proud to be a part of the exhibition”.
Isaac is also involved in Theater and Film. He was a part of a play with Aaqsiiq, helping with the props, filming and even performing. He had performed as a bald man named Itsi showing his cheeks for good weather; he liked the self-deprecation for humour. Partridge also made a film called Illuunnata Silami, in which he focuses on 2SLGBTQ+ youth living in urban centres and how Indigenous cultures and communities grow and evolve with young people despite the challenges they face. He was able to create the film with the help of his family and community.
Currently Isaac is having many wonderful events coming up. He is part of the upcoming group exhibition called Qillaniq at the National Gallery of Canada opening on June 11th and up until September 20th. The event has the artists express themselves truly, where they can create art out of the norm, despite the colonial foundations we live under. Isaac is presenting a beaded portrait of his grandfather titled Threads of Imaapik. Isaac is also attending the Toronto Queer Film Festival and Indigenous Curatorial Collective mentorship as a mentee, From May to September. And he is also part of the Tigulavut training program, a film and television training program for inuit youth starting in Ottawa on June 1st and finishing in Iqaluit in July. Art to Isaac is an outlet to express himself and tell stories from his perspective. His art is deeply connected to his life.

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ᐱᔭᑦᓴᓯᐊᖁᑎᖓ / Projet spécial / Special Project

ᐊᓪᓚᑐᖅ | Texte de | Text by: Leo-Paul Ohaituk

Panel 3

ᓃᕕ ᓯᓅᐹᓪ | Niivi Sinuupa

ᑎᕆᓪᓗᓕᐅᑦ | Avril | April

ᓃᕕ ᒪᑦᕈᐃᓕᖓᔪᒥᒃ ᑕᕐᓂᓕᒃ ᐊᒥᓱᐄᓂᒃ ᐱᓯᑎᐅᒍᑎᖃᕐᓱᓂ, ᐃᖕᖏᕈᓯᓕᐅᕈᓐᓇᓱᓂ, ᒥᕐᓱᕈᓐᓇᓱᓂ ᒥᖑᐊᖕᖑᐊᕈᓐᓇᓱᓂᓗ ᑕᒪᒃᑯᐊ ᖃᐅᑕᒫᑦ ᓃᕕᐅᑉ ᐊᑑᑎᓱᖏᑦ. ᓃᕕ ᓯᑕᒪᑐᐃᓐᓇᓂᒃ ᐅᑭᐅᕐᑲᕐᓱᓂ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑕᐅᒋᐅᕐᑐᕕᓂᖅ ᑲᑕᑦᔭᓱᓂ ᕿᓚᐅᑦᔭᓱᓂᓗ ᑰᑦᔪᐊᒥ ᐅᕕᒃᑲᕐᑯᑎᖏᑦᑕ ᐃᓕᒋᑦᓱᑎᒃ ᑕᑯᓐᓇᐅᔭᕐᑕᐅᓲᓂᒃ ᐃᓚᐅᑦᓱᓂ, ᐱᖓᓲᔪᕐᑐᓂᒃ ᐅᑭᐅᖃᕐᓱᓂ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑕᐅᒋᐅᕐᑐᕕᓂᖅ. ᓯᑕᒪᐅᔪᖕᖏᒐᑦᑐᓂᒃ ᐅᑭᐅᕐᓱᓂ ᐃᖕᖏᕈᓯᓕᐅᖃᑦᑕᓯᔪᕕᓂᖅ ᐊᓈᓇᒥᓄᑦ ᐃᑲᔪᕐᑕᐅᓱᓂ ᐊᓪᓚᖃᑦᑕᑎᑦᓗᒍ ᐅᕐᑲᐅᓯᕐᑕᓕᒫᖏᓐᓂᒃ ᐃᖕᖏᕈᓯᓕᐊᖓᑦᑕ. ᓃᕕ ᐅᖃᐅᓯᖃᓚᐅᕐᑐᖅ “ᐱᒋᐊᕐᕕᒋᓚᕆᒋᓯᒪᔭᒥᓂᒃ” ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑕᐅᒋᐅᕐᓱᓂ ᐃᓄᒋᐊᑦᑐᓄᑦ ᒫᑦᓯᐅᑎᓪᓗᒍ 2024-ᒥ ᒪᓐᑐᔨᐊᒥ ᑌᔭᐅᔪᒥᒃ “ᐅᕕᒃᑫᑦ ᓱᖏᐊᕐᑕᐅᓂᖓ” ᐃᖕᖏᓗᑦᑖᑏᑦ ᐊᓕᐊᒋᓂᕐᐹᖓᓂᒃ ᐃᖕᖏᕕᒋᒋᐊᒥᒃ ᐊᑎᓕᒻᒥᒃ “La Sotterena” ᓃᕕ ᑌᑲᓂ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑕᐅᒋᐅᕐᑐᕕᓂᖅ ᐃᓗᐃᑦᑐᓂᒃ ᑯᑭᑕᐸᑦᑎᖃᕐᓱᓂ ᐊᓐᓄᕌᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᓱᑎᒃ.
ᓃᕕ ᓲᔪᓂᒃ ᑐᓴᕐᑕᐅᑫᒐᓱᐊᓲᖅ ᐃᖕᖏᓂᕐᒥᑎᒍᑦ ᒥᖑᐊᖕᖏᐊᓂᕐᒥᒍᓪᓗ ᐃᓄᐃᑦ ᐃᓱᒪᒋᔭᖏᓐᓂᒃ ᓂᐱᖃᕐᑎᓯᑦᓱᓂ. 2021-ᒥ ᐱᒋᐊᕐᓱᒍ ᑰᑦᔪᐊᒥ ᐸᕐᓀᓂᔨᐅᖃᑦᑕᓯᒪᓕᕐᑐᖅ ᐱᓱᒍᑎᒋᑦᓱᒋᑦ ᐊᖑᑕᐅᖃᓐᓂᐊᖃᑎᒌᓲᑦ ᐊᕐᓀᓗ ᙯᒐᓱᐊᕐᑏᑦ ᑌᓗᐊᖕᖑᐊᓱᒍ ᑑᐱᓇᓴᖅ ᓯᕗᓪᓕᐹᑦᓯᐊᒥ ᐱᓱᖃᑎᒌᓐᓂᕕᖓᓄᑦ ᙯᒐᓱᐊᕐᑎᓂᒃ ᐊᖑᑕᐅᖃᑎᒌᓐᓂᐊᑎᓂᓪᓗ 2020 ᐅᑎᓪᓗᒍ. ᓃᕕ ᓚᓚᐅᕐᑐᖅ “ᓄᓇᕕᒻᒥ ᐊᖑᑕᐅᖃᑎᒌᓐᓂᐊᑏᑦ ᐊᕐᓀᓗ ᙯᒐᔪᐊᕐᑏᑦ ᐱᓱᒍᑕᐅᓲᒍᓂᖓ ᑲᔪᓯᒋᐊᖃᕐᒪᑦ, ᐅᕕᒃᑫᑦ ᙯᒐᔪᐊᕐᑏᑦ ᑭᒡᒐᑐᕐᑎᖃᕆᐊᖃᕐᒪᑕ”. ᓃᕕᐅᑉ ᐃᖕᖏᕈᓯᓕᒫᖏᑦ ᙯᒐᔪᐊᕐᑎᓅᓕᖓᔪᑦ ᑕᒪᓕᓐᓄᓗ ᐊᑐᑎᔭᐅᓲᓂᒃ ᐅᖃᐅᓯᕐᑕᖃᕐᓱᑎᒃ, ᐊᑦᑕᕈᓱᖕᖏᑐᓂᒃ ᐃᖕᖏᕈᓯᖏᑦ ᐅᖃᐅᓯᕐᑕᖃᓲᒍᓐᓂ ᑯᖏᓐᓄᑦ ᓃᕕ ᓄᔭᕐᓗᑐᑦᓴᔭᐅᓂᕋᑦᑕᐅᓲᖅ ᑌᒃᑯᐊ ᐃᖕᖏᓲᑦ ᓂᐱᕐᖁᑑᑦᓱᑎᒃ. ᐆᑦᑑᑎᐅᕗᖅ ᐃᖕᖏᕈᓯᖓᑦᑕ ᐃᓚᖓ ᐃᒣᓕᔪᖅ “ᐅᐱᒍᓱᓐᓂᑕᖃᖕᖏᑐᖅ ᐃᓄᓐᓂᒃ ᐊᒥᓱᓂᒃ ᑐᖁᕃᓂᖅ” ᑖᓐᓇ ᐃᖕᖏᕈᓯᖅ ᓄᐃᒋᐅᕐᑐᕕᓂᖅ ᔫᓓ 1-ᒥ ᐊᕐᕌᓂᑦᓵᓂ ᐱᑦᔪᑎᒋᑦᓱᒍ ᓄᓇᕕᒻᒥ ᐊᑕᔪᒥᒃ ᐃᒻᒥᕐᓂᐊᑉᓂᐅᕙᑦᑐᖅ, ᑲᕙᒪᒃᑯᓂᒃ ᐸᓯᑦᓯᒍᑎᒋᑦᓱᒍ ᓄᓇᖃᕐᖄᓯᒪᔪᓂᒃ ᐊᓂᓱᕌᒐᓱᐊᕐᓂᕋᕐᓱᒋᑦ ᑐᖁᒐᕐᓱᒋᑦ.
2025 ᒍᑎᓪᓗᒍ ᓃᕕᒃᑯᑦ ᐊᕐᕕᑕᕐᑐᕕᓂᑦ ᐅᑭᐅᕐᑕᑐᓕᒫᒧᑦ ᑰᑦᔪᐊᒧᑦ ᐃᖃᓗᓐᓄᑦ ᓅᒻᒧᓗ ᐊᓯᖏᓐᓄᓗ ᓄᓇᓕᓐᓄᑦ. ᐃᒣᓕᒍᑎᖃᓚᐅᔪᖅ ᐊᕐᕕᑕᕐᑐᕕᓂᐅᑦᓱᑎᒃ ᐱᐅᓯᑦᓴᔭᖃᑎᑦᑎᓂᒃ ᐃᓄᑦᑎᒍ ᓇᓂᒦᐅᑐᐃᓐᓇᐅᒐᓗᐊᕐᒪᑕ ᐊᑐᑎᒋᐅᕐᓂᕋᕐᓱᑎᒃ ᐱᐅᓯᕐᒥᓂᒃ ᑭᓇᐅᓂᕐᒥᓂᓪᓗ ᐃᓕᑦᓯᒋᐊᓛᕈᑎᒋᑦᓱᒍᓗ ᑕᑯᓐᓇᕋᑦᓴᓯᐊᖁᑎᒥᓂᓪᓗ ᑕᑯᓚᕿᑦᓱᓂ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᐅᒥᔪᓂᒃ ᐅᑯᓂᖓ, ᑕᕐᕋᔭ/ᓲᒥ. Northern Haze ᑯᓂᓪᓗ. ᐅᓪᓗᒥᓕ 2026-ᒥ ᒥᕐᓱᓲᑦ ᐊᓐᓄᕌᓂᒃ ᑕᑯᓐᓇᐅᑲᕐᑕᐅᑐᐊᕋᒥᒃ ᐊᑐᓲᒥᓂᒃ, ᐃᓕᓴᕐᒥᔪᖅ ᐅᐃᒍᓕᐅᑎᑦᓱᒍ ᐃᓕᓴᕐᓱᓂ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᒍᓯᕐᒥᒃ ᐱᓂᐊᕐᓂᓕᕆᓂᕐᒥᓗ. ᐊᐅᔭᐅᓛᕐᑐᖅ ᐊᕐᕕᑕᓛᓕᕐᒥᔪᑦ ᐃᖕᖏᕈᓯᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᓄᐃᑦᓯᒋᐅᓗᑎᒃ ᑌᑦᓱᒍ “ᓂᕕᐊᕐᓯᐊ”ᒥᒃ ᐃᖕᖏᕈᓯᖏᑦ ᐱᓂᐊᕐᓂᓕᕆᔨᓕᑦᑖᑐᑦ, ᕿᓚᐅᑦᔭᓂᕐᑕᖃᕐᓱᑎᒃ ᐱᓯᕐᓲᑎᓂᓪᓗ ᐅᐊᕈᑎᖃᕐᓱᑎᒃ ᓂᐱᕆᑦᓱᓴᔦᑦ ᐃᖕᖏᕈᓯᒋᓐᓂᒃ ᐊᐅᒍᓯ 31-ᒥ ᑖᒃᑯᐊ ᐃᖕᖏᕆᐅᓛᕐᑕᖏᑦ ᐃᓄᓐᓄᑦ ᐊᒥᓱᓄᑦ, ᐅᑕᕐᕿᖑᑦᓯᐊᑐᒍ! ᓃᕕᐅᑉ ᖃᕆᑕᐅᔭᑎᒍᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᕕᖏᓐᓂ ᑕᑯᒋᐊᕈᓐᓇᑐᓯ: @niivi.music Instagram ᒋᒍᑦ, Youtube ᑎᒍᓪᓗ @Niivi.Musique .

Artiste multidisciplinaire bispirituel·le, NIIVI considère la musique, la couture et la peinture comme des éléments essentiels de sa vie quotidienne. Iel se produit sur scène depuis l’âge de 4 ans, d’abord en pratiquant le chant de gorge inuit et la danse du tambour avec le groupe de jeunes de Kuujjuaq, puis en chantant sur scène dès l’âge de 6 ans. À l’âge de 7 ans, NIIVI a commencé à écrire ses propres chansons avec l’aide de sa mère qui notait chaque rime. NIIVI considère que le concert donné à Montréal en mars 2024, lors d’un festival punk intitulé Youth Attack et organisé dans la salle préférée de l’artiste, La Sotterenea, marque son véritable début de carrière. Pour la première fois, NIIVI y a chanté avec un groupe complet, portant une robe de sa propre création.
À travers son art, NIIVI véhicule un message puissant et se définit avant tout comme un·e militant·e pour la cause inuit. Depuis 2021, iel organise la Parade de la fierté de Kuujjuaq aux côtés d’une équipe d’Inuit, notamment Tobi Nassak, qui a organisé la toute première Parade de la fierté du Nunavik en 2020. Selon NIIVI, « il est important que la Parade de la fierté du Nunavik se poursuive, car les jeunes Inuit queer ont besoin d’être représenté·e·s ». Toute la musique de NIIVI traite de son expérience d’Inuk queer et de personne biraciale. Ses textes sont résolument politiques, ce qui a souvent valu à NIIVI d’être qualifié.e d’artiste « punk ». Par exemple, le titre « No Pride in Genocide », sorti le 1er juillet 2024, aborde l’épidémie de suicides qui sévit actuellement au Nunavik, qu’iel qualifie de prolongement de la tentative de génocide des peuples autochtones par les gouvernements.
En 2025, NIIVI a effectué une tournée à travers l’Inuit Nunangat, se rendant notamment à Kuujjuaq, Iqaluit et Nuuk. Iel décrit cette expérience comme « un retour aux sources, une occasion de renouer avec mon peuple et de m’imprégner de la culture inuit en parcourant différents territoires inuit. J’ai ainsi pu en apprendre davantage sur ma culture et sur moi-même, et j’ai pu rencontrer et collaborer avec d’autres artistes inuit que j’admire, comme Tarrak, Sume et Northern Haze. »
Aujourd’hui, en 2026, NIIVI confectionne tous ses costumes de scène et ses produits dérivés à la main, et poursuit des études en arts plastiques et en sciences politiques. Iel prépare une nouvelle tournée estivale et lancera, le 31 août, un premier album intitulé NIVIARSIAK, composé de titres aux paroles engagées mêlant chant de gorge, tambours traditionnels, pisirsuniq (chants anciens) et rock, en compagnie d’un groupe complet. Nous attendons cet album avec impatience ! Suivez l’aventure de NIIVI sur ses réseaux sociaux : @niivi.music sur Instagram et @Niivi.Musique sur YouTube.

NIIVI is a 2-Spirit Multi-disciplinary artist, making music, sewing and painting are all part of NIIVI’s daily life. NIIVI started performing on stage at only 4 years old, starting with Inuit Throat singing and drum dancing with the Kuujjuaq Youth Group and started singing on stage at age 6. By 7 years old NIIVI started writing their own songs with the help of their mother who wrote down every rhyme. NIIVI cites the ‘real’ start of their career as their performance in Montreal in March of 2024 for a punk festival called Youth Attack taking place at the artist’s favourite venue La Sotterenea where NIIVI performed for the first time with a full-band wearing a dress of their own design.
NIIVI has strong messaging behind their art and titles themselves an activist for Inuit above all else. Since 2021 they’ve been organizing the Kuujjuaq Pride Parade alongside a team of Inuit notably Tobi Nassak who organized the 1st ever Nunavik Pride Parade in 2020. NIIVI states “It’s Important for Nunavik Pride Parade to keep going, queer Inuit youth need representation.” All of NIIVI’s music is about the queer, mixed-race Inuk experience, their writing is unapologetically political which has led many to title NIIVI a ‘Punk’ artist. For example, their song No Pride in Genocide Released July 1st of 2024, is about how the ongoing suicide epidemic in Nunavik, calling it a continuation of the Governments attempted genocide of indigenous peoples.
In 2025 NIIVI went on tour across Inuit Nunangat, going to Kuujjuaq, Iqaluit and Nuuk just to name a few. They cite this experience as “a reconnection to my people, being able to experience Inuit culture throughout different Inuit territories I was able to learn more about my culture and about myself and I was able to collaborate and meet other Inuit artists whom I look up to like Tarrak, Sume and Northern Haze.”
Now in 2026, they handmade all of their own stage costumes and merch and is currently studying Studio Arts and Political Science in college. NIIVI is planning another Summer tour and their Debut Album titled NIVIARSIAK with tracks filled with political lyrics, throat singing, traditional drum, Pisirsuniq (ancient songs) and a full band rock sound is releasing August 31st and we can’t wait! Go follow NIIVI’s journey on their social media: @niivi.music on Instagram and @Niivi.Musique on YouTube.

ᐊᓪᓚᑐᖅ | Texte de | Text by: Leo-Paul Ohaituk

ᐱᔭᑦᓴᓯᐊᖁᑎᖓ / Projet spécial / Special Project

ᐊᑦᔨᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᑕᐅᑎᑦᓯᓯᒪᔪᑦ / Crédit photos / Photo Credit: Ollie Cappello

ᐊᑦᔨᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᑕᐅᑎᑦᓯᓯᒪᔪᑦ / Crédit video / Video Credit: Samuel Surace-Dumont

Panel 4

ᔮᓂᔅ ᑯᔦ | Janice Grey

ᓇᑦᓯᐊᓕᐅᑦ | Mars | March

ᔮᓂᔅ ᑯᔦ Haitian-ᐃᓄᒃ ᐊᓪᓚᑎ ᐃᓅᓕᕐᑐᕕᓂᖅ ᑰᑦᔪᐊᒥ. ᐱᕈᕐᓴᓯᒪᔪᖅ ᐊᐅᐸᓗᒻᒥ ᐊᓐᑎᐊᔨᔫᑉ ᓯᕿᓂᖓᓂᓗ, ᑕᒐᑕᒐᓗ ᒪᓐᑐᔨᐊᓪᒥᐅᒍᓕᕐᓱᓂ. ᐊᑐᐊᕐᓯᓚᐅᕐᑐᕕᓂᖅ ᐅᓂᒃᑳᖑᐊᓂᒃ 4-ᓂᒃ ᐅᑭᐅᖃᕐᓱᓂ ᐅᓂᒃᑳᖑᐊᓂᒃ ᑌᒪᖕᖓᓂᓂᑦ ᐊᓕᐊᒋᔭᖃᕐᓯᒪᓕᕐᓱᓂ. 5-ᑐᐃᓐᓇᓂᒃ ᐅᑭᐅᖃᕐᓱᓂ, ᐊᓪᓚᑎᖕᖑᑐᕕᓂᖅ ᓇᒻᒥᓂᖅ ᐅᓂᒃᑳᖑᐊᓕᐅᕐᑎᖑᕐᓱᓂ. ᑌᒪᖕᖓᓂᓂᑦ ᐊᓪᓚᑎᐅᓯᒪᓕᕐᑐᖅ. ᑕᓪᓕᒪᓂ ᐅᑭᐅᖃᓕᕋᒪ ᐅᓂᒃᑳᖑᐊᓕᐅᑲᑦᑕᓯᒪᕗᖓ. ᐅᓄᕐᓂᓭᑦ ᐅᓂᒃᑳᓕᐊᖏᑦ ᑐᑭᓕᐊᓗᑐᐃᓐᓇᐅᓲᒍᑦᔭᖏᑦᑐᖅ, ᐃᓱᒪᒋᔭᑐᐃᓐᓇᒥᓂ ᐅᓂᒃᑳᓲᒍᒻᒪᑦ, ᐊᑐᐊᕐᓯᔪᖅ ᓇᒻᒥᓂ ᑐᑭᓯᒍᓐᓇᓯᑎᑦᓱᒍ ᐃᓚᒌᑦ ᐊᑑᑎᓲᖏᓐᓂᒃ ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᑕᕐᕋᒥ ᐃᓅᓯᐅᕙᓕᕐᑐᓂᒃ.
ᐅᓂᒃᑳᓕᐊᕆᓯᒪᔭᖏᑦᑕ ᐃᓚᖏᑦ ᑕᑯᒐᑦᓴᓕᐊᕆᔭᐅᓯᒪᔪᑦ PS Guelph-ᑯᓄᑦ ᐊᑐᐊᒐᕐᓃᑎᓗᒋᑦ ᐅᑯᓇᓂ Cautionary Tales (2024). ᑯᔦ ᓯᕗᓪᓕᐹᒥ ᐊᑐᐊᒐᓕᐊᕆᓯᒪᔭᒥᓂᒃ ᑕᑯᔭᑦᓴᖑᕐᑎᓯᓚᖓᓕᕐᓱᓂ ᑯᑮᖓᓯᒪᔪᖅ, ᑌᒣᓯᒪᓂᕐᒥᓂᒃ ᓇᓗᓀᕐᓯᓚᐅᔫᖅ “ᐊᑐᐊᒐᕐᓂᒃ ᐃᓂᓪᓚᑎᕆᔨᓐᓂᒃ ᐱᓱᖃᑎᖃᕆᐅᕐᓴᒋᐊᖃᕐᓯᒪᔪᖓ. ᐅᖃᐅᓯᖃᕆᐊᓪᓚᓱᓂ “ᐱᔭᕐᓃᑑᓯᒪᔪᖅ ᐊᑐᐊᒐᕐᓂᒃ ᐃᓂᓪᓚᑎᕆᔩᑦ ᓈᒻᒪᓴᖕᖏᐅᑎᖏᓐᓂᒃ ᑐᓴᕐᑎᑕᐅᒋᐊᒥᒃ.” ᐊᓪᓚᒍᓐᓇᓯᐊᕐᓱᓂ ᐱᓯᑎᐅᓂᖓᓄᑦ, ᑯᔦ ᙯᖁᔭᐅᓕᕐᑐᕕᓂᖅ ᐊᑐᐊᕐᓯᒋᐊᕐᑐᖁᔭᐅᑦᓱᓂ ᐃᕕᒉᑦ, ᐊᑑᑎᑎᑕᐅᔪᒧᑦ ᑐᑭᒧᐊᑦᑎᑕᐅᑦᓱᓂ ᑕᕐᖃᓕᒃ ᐹᑐᕆᑦᔅᒧᑦ 2025-ᒥ ᒪᓐᑐᔨᐊᓪ ᕿᒥᕐᕈᕋᑦᓴᑯᕕᖓᓂ ᐱᒻᒪᕆᓐᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐊᕆᓯᒪᔪᓂᒃ. ᐊᑐᐊᕐᓯᓯᒪᒻᒥᔪᖅ ᐅᓂᒃᑳᓂᒃ ᑌᔭᐅᒍᓯᓕᒻᒥ “ᐆᒻᒪᖁᑎᒃ”, ᐅᓂᒃᑳᑐᐊᓂᒃ ᓀᑦᑐᓂᒃ ᐱᑦᔪᑎᓕᓐᓂᒃ ᕿᒥᕐᕈᕋᑦᓴᖃᕐᑎᓯᓂᕐᒥᒃ ᐊᓪᓚᑕᕕᓂᖏᓐᓂᒃ ᐃᓅᑉ ᑐᑭᓯᓇᕐᑎᓯᔨᐅᑉ ᕿᒥᕐᕈᕕᒻᒥ ᐊᓯᓐᓇᔮᑉ.
ᓀᓈᕐᑎᑐᓂᒃ ᑐᓂᕐᕈᓯᖃᑦᑕᓯᒪᒻᒥᔪᖅ ᐱᒍᑦᔨᓱᓂ ᐊᒪᓖ ᓚᐅᕋᓐᑦ-ᕿᐊᓐᑕᓴᓐᒥᒃ McMichael-ᑯᓂᒥᐅᒥᒃ, ᐊᑐᐊᒐᕐᓃᑐᑦᓴᓂᒃ ᐊᑎᓕᓐᓂᒃ ᓯᓚᕐᔪᐊᑦ ᓯᑯᑦᓴᔭᓂ: ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᑕᐅᓯᒪᔪᓐᓂ ᑭᖕᖓᓂᑦ ᐱᓯᒪᔪᓂ (2025). ᐊᑐᐊᒐᖅ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᔪᖅ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐊᕆᓯᒪᔪᓂᒃ 1957-ᒥᑦ 1990-ᒧᑦ ᑕᑯᔭᑦᓴᖑᕐᑎᑕᐅᓚᐅᕐᓯᒪᖕᖏᑐᑦ. ᐊᓯᖏᓪᓗ ᐊᑐᐊᒉᑦ ᑌᔮᒍᓯᓖᑦ ᐅᓪᓗᓂ ᐱᒋᐊᕐᕕᓕᐅᑕᐅᓯᒪᔪᓂ: ᓄᓇᖃᕐᖄᑐᕕᓃᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐊᕆᓯᒪᔭᖏᑦ ᑖᒃᑯᐊ ᐱᓯᒪᔪᑦ ᐅᑯᓇᖕᖓᑦ McMicheal (2023) ᐊᓪᓚᑕᕕᓂᖏᑦ ᔮᓐ ᔨᐅᑭᑲᓐ ᐊᓪᓚᒍᑦᔨᓯᒪᔪᖅ ᑖᒃᑯᓇᓃᑦᑐᓴᓂᒃ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᓐᓄᑦ ᐳᕕᕐᓂᑐᒥᐅᑉ ᓴᓇᖕᖑᐊᑎᐅᑉ ᔫᓯ ᐸᒥᐅᑐ ᐸᐱᐊᓘᑉ. ᑯᔦ ᐊᓪᓚᖃᑦᑕᓯᒪᒻᒥᔪᖅ ᐱᒍᑦᔨᓱᓂ ᐊᑐᐊᒐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ Inuit Art Quarterly, ᐃᓚᖓᑦ ᑖᒃᑯᓇᓃᑦᑐᑦ ᑌᔭᐅᒍᓯᓕᒃ ᐃᓄᐃᑦ ᐅᓂᒃᑳᖏᓐᓂᒃ ᐊᐅᓚᑦᓯᓯᓂᖅ ᐊᕐᖁᑎᒋᓗᒍ ᐸᑎᒃᑎᒐᓕᐅᕐᓂᖅ (2021). ᐊᓪᓚᓯᒪᑦᓱᓂᓗ ᓀᑦᑐᓂᒃ ᐊᓕᐊᒋᔭᐅᓂᖏᓐᓄᑦ ᕿᒻᒪᖁᑎᒋᓯᔭᖏᑦᑕ ᒥᑎᐊᕐᔪᒃ ᐋᑦᑕᓯ ᓇᑉᐹᓘᑉ ᐱᑦᔪᑎᖃᕐᓱᓂ ᐃᓕᒣᓐᓇᓗᑎᒃ ᑕᑯᑦᓴᐅᓚᖓᓕᕐᑐᓂᒃ ᓴᓈᖅ ᕿᒥᕐᕈᕕᒻᒥ ᒪᓐᑐᔨᐊᓚᒥ. ᐃᓱᒪᑕᐅᑦᓱᓂᓗ ᑕᑭᔪᓂᒃ ᐅᓂᒃᑳᓕᐅᕐᓯᑎᐅᓂᕐᒥᓄᑦ ᐊᓪᓚᑎᐅᑦᓱᓂ, ᑐᓂᕐᕈᓯᑦᓯᐊᓯᒪᓲᖅ ᖃᐅᔨᒪᓂᖏᓐᓄᑦ ᐊᓪᓚᑎᐅᖃᑎᒥᑕ.
ᔮᓂᔅ ᑯᔦ ᐱᓇᓱᐊᖃᑕᐅᓕᕐᒥᔪᖅ ᑲᑎᕐᓱᐊᓕᐅᕐᕕᓕᕆᓂᕐᒥ, ᐊᑐᐊᒐᕐᓄᑦ ᐊᑎᓕᓐᓄᑦ ᒪᒧ (ᑐᑭᖓ ᑲᑎᒪᔪᑦ ᐊᓪᓚᑎᑐᑦ ᐃᓐᓄ ᐅᖃᐅᓯᖓᑎᑐᑦ) ᐱᓇᓱᐊᖃᑎᖃᕐᓱᓂ ᒥᓯᐊᓪ ᔮᓐᒥᒃ. ᑲᑎᕐᓱᑕᐅᓯᒪᔪᑦ ᐅᓂᒃᑳᑦ ᐱᓯᒪᔪᑦ ᓇᓂᓕᒫᑦᓯᐊᖅ ᑭᓇᓕᒫᑦᓯᐊᑯᓐᓂᑦ, 9-ᓂᑦ 11-ᐅᑎᓗᒋᑦ ᓄᓇᖃᕐᖄᑐᕕᓂᕐᓂᑌᑦ ᑕᑯᑦᓴᖑᕐᑎᑕᐅᓛᕐᑐᑦ ᐊᑐᐊᒐᕐᓃᓕᕐᑎᓗᒋᑦ. ᑯᔦ ᓄᐃᑦᓯᓯᒪᔪᖅ ᐅᓂᒃᑳᒥᒃ ᑌᔭᐅᒍᓯᓕᒻᒥᒃ ᐸᓂᐊᐲᑦ ᐃᓕᒪᓚᖓᔪᓂᒃ ᑲᑎᕐᓱᐊᓕᐅᕐᕕᓕᕆᕕᒻᒥ, ᒪᒧ ᑕᑯᑦᓴᖑᕐᑎᑕᐅᓛᕐᑐᖅ ᐁᕆᓕ 22-ᒍᓕᕐᐸᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᖃᕆᑕᐅᔭᒃᑯᑦ ᑖᒃᑯᓂᖓ ᑎᑭᓭᑦᓴᐅᑎᒋᒍᓐᓇᓱᑎᑦ ᐅᕙᖕᖓᑦ https://www.booksellers.ca/books/mamu-collectif-dirige-par-michel-jean-9782760413351. Cautionary Tales ᐅᓂᒃᑳᑐᐊᑦ ᑎᑭᓵᕆᔭᐅᒍᓐᓇᑐᑦ ᖃᕆᑕᐅᔭᒃᑯᑦ ᐅᕙᖕᖓᑦ https://publicationstudio.biz/books/cautionary-tales/

Janice Grey est une écrivaine haïtienne-inuk née à Kuujjuaq. Elle a grandi entre Aupaluk et le sud de l’Ontario et vit aujourd’hui à Montréal. Elle a lu sa première histoire dès l’âge de quatre ans et est tombée amoureuse des récits. Elle a commencé à écrire ses propres histoires à l’âge de cinq ans, et n’a jamais cessé d’écrire depuis. La plupart de ses récits sont dépourvus de sens particulier; elle y relate simplement ses pensées, plongeant souvent le lecteur dans la complexité des relations familiales ou de la vie contemporaine dans le Nord.
Certains de ses textes ont été publiés par PS Guelph dans un recueil intitulé Cautionary Tales (2024). Grey était nerveuse à l’idée de publier son premier livre. Elle explique : « J’ai dû apprendre à travailler avec les éditeurs. » Elle ajoute : « J’ai eu du mal à accepter les critiques des éditeurs. » Grâce à ses talents d’écrivaine, Grey a été invitée à faire une lecture lors d’ivigait, un événement organisé par Taqralik Partridge en 2025 au Musée des beaux-arts de Montréal. Elle a lu un texte intitulé « Uummaqutik », un court texte de fiction sur l’exposition de la conservatrice inuk asinnajaq.
Elle a également rédigé des essais pour Emily Laurent-Hendersen, du musée McMichael, dans le cadre d’un ouvrage intitulé Worlds on Papers : Drawings from Kinngait (2025). Cet ouvrage présente des œuvres d’art datant de 1957 à 1990 qui n’ont jamais été exposées au public. Elle a également contribué à un autre ouvrage, Early Days: Indigenous Art from the McMichael (2023), de John Geoghegan, dans lequel elle a rédigé un essai sur l’œuvre de l’artiste Puvirnitumiuq Josie Pamiatu Papialuk. Elle a également écrit plusieurs articles pour la revue Inuit Art Quarterly, dont l’un s’intitule Taking Control of Inuit Stories Through Printmaking (2021). Elle a également rédigé un court texte rendant hommage à l’héritage de Mitiarjuq Attasie Nappaaluk pour une exposition permanente au centre Sanaaq, à Montréal. Elle est non seulement une brillante écrivaine, mais elle contribue également à la reconnaissance de ses pairs.
Janice Grey participe également au collectif Mamu (qui signifie « ensemble » en innu), dirigé par Michel Jean. Ce recueil comprend des récits provenant de tous les horizons, et neuf des onze nations autochtones y sont représentées. Grey a proposé le récit Paniapiit pour cet ouvrage. Mamu sortira le 22 avril et est déjà disponible en précommande à l’adresse:
https://www.booksellers.ca/books/mamu-collectif-dirige-par-michel-jean-9782760413351. Cautionary Tales est disponible à l’adresse:
https://publicationstudio.biz/books/cautionary-tales/

Janice Grey is a Haitian-Inuk writer born in Kuujjuaq. She grew up between Aupaluk and Southern Ontario and lives now in Montreal. She read her first story at 4 years old and fell in love with stories. At 5 years old only, she started writing her own stories . Ever since, she has always been writing. Most of her stories typically don’t have any meanings, she tells whatever story that comes to her, often bringing the reader into the complexity of family relationship or contemporary northern life.
Some of her stories were published by PS Guelph in a book called Cautionary Tales (2024). Grey was nervous about publishing her first book, she describes it as “I had to learn to work with the editors.” She added “It was hard to take the editors criticism.” With her writing skills, Grey was invited to read at ivigait, an event hosted by Taqralik Partridge in 2025 at The Montreal Museum of Fine Arts. She read a story called “Uummaqutik”, a fictional short story about the exhibit by Inuk curator asinnajaq.
She has also contributed essays for Emily Laurent-Hendersen at McMichael, for a book called Worlds on Papers: Drawings from Kinngait (2025). A book that looks at art from 1957 to1990 that were never released. And another book called Early Days: Indigenous Art from the McMicheal (2023) by John Geoghegan where she wrote an essay on the work of Puvirnitumiuq artist Josie Pamiatu Papialuk. Grey has also written a couple pieces of writing for Inuit Art Quarterly, one of the pieces is called Taking Control of Inuit Stories Through Printmaking (2021). And she wrote a short text honoring the heritage of Mitiarjuq Attasie Nappaaluk for a permanent display at Sanaaq Centre in Montreal. So not only she is a brilliant novel writer, but she also contributes to the knowledge on her peers.
Janice Grey is also involved now with an anthology, a book called Mamu (meaning Together in Innu) by Michel Jean. A collection of stories from all walks of life, 9 out of 11 Indigenous Nations will be represented in the book. Grey submitted a story called Paniapiit to the anthology, Mamu will be released on April 22nd and you can pre-order online at:
https://www.booksellers.ca/books/mamu-collectif-dirige-par-michel-jean-9782760413351. Cautionary Tales can be purchased at:
https://publicationstudio.biz/books/cautionary-tales/

ᐊᓪᓚᑐᖅ | Texte de | Text by: Leo-Paul Ohaituk

ᐊᑦᔨᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᑕᐅᑎᑦᓯᓯᒪᔪᑦ / Crédits photos / Photos credits: Saali Kuata(portrait), Publication Studio Guelph (conference photo+Book photo)