ᑕᕐᕿᑕᒫᑦ ᐱᒋᐊᕐᑎᓯᒍᑎᒥᒃ ᓄᐃᑕᐅᓚᐅᔪᕗᖅ 2019 ᐊᕐᕌᒍᖓᓂ UNESCO-ᑯᑦ ᓄᓇᖃᕐᖄᓯᒪᔪᐃᑦ ᐅᖃᐅᓯᖏᑦ ᐊᕐᕌᒍᖁᑎᖃᕐᑎᑕᐅᑎᓪᓗᒋᑦ ᐊᐅᒫᒡᒋᕕᒃ ᐱᓇᓱᐊᖃᑎᐅᑎᓪᓗᒍ, ᐊᕙᑕᖅ ᐱᐅᓯᑐᖃᓕᕆᔨᒃᑯᑦ ᓄᓇᕕᒻᒥ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ ᐃᑲᔪᕐᓯᕕᖓ, ᐃᓄᒃᑎᑐᑦ ᐅᖃᐅᓯᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᓱᑎᒃ ᐱᓇᓱᐊᕐᐸᑐᓂᒃ. ᑕᕐᕿᑕᒫᑦ, ᓇᐅᑐᐃᓐᓀᑦ ᐊᑕᐅᓯᐅᓈᕐᑎᓱᑎᒃ ᐃᓄᑑᓈᕐᑎᑐᐃᑦ ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᐊᒥᓱᐃᒍᑦᓱᑎᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᓂᖃᓚᐅᔪᑎᓪᓗᒋᑦ ᓱᓇᓱᐊᕐᑎᓯᓂᖃᕐᑐᖃᓕᕐᒪᑦ ᐊᑕᐅᑦᓯᑯᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᖃᑦᑕᓱᑎᒃ ᑕᕐᕿᒥ. ᐊᕐᕌᒍ ᐱᒋᐊᓚᐅᔪᑎᓪᓗᒋᑦ, ᐊᕐᕌᒍ ᐃᓱᓕᒻᒪᑦ, ᐱᐅᒋᔭᐅᒻᒪᕆᖃᑦᑕᓚᐅᔪᒻᒪᑕ ᑕᒪᒃᑯᓂᖓ ᐱᓇᓱᐊᕈᑎᖃᕐᓂᕗᑦ ᐊᐅᒫᒡᒋᕕᒃᑯᑦ ᑕᒪᑦᓱᒥᖓ ᐱᓇᓱᐊᕈᑎᖃᖃᑦᑕᕈᒪᓕᕐᓱᑎᒃ ᑐᑭᑖᕐᓯᒪᔪᑦ. ᑕᕐᕿᑕᒫᑦ, ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᐅᑉ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᓐᓂᒃ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᖃᑦᑕᕈᒪᓕᕐᓱᑎᒃ ᑎᓕᔭᐅᒪᐅᑎᖃᓕᕐᓗᑎᒃ ᐊᖏᓂᕐᓴᓂᒃ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᐱᐅᓯᑐᖃᖏᓐᓂᒃ ᓄᐃᑕᑎᑦᓯᓕᐅᒥᔮᕋᓱᐊᕐᓂᑯᑦ ᖁᕝᕙᑎᑦᓯᒐᓱᐊᕐᓗᑎᒃ.

Tarqitamaat est une initiative née en 2019 de l’Année internationale des langues autochtones de l’UNESCO par Aumaaggiivik, le Secrétariat des arts du Nunavik de l’Institut culturel Avataq, afin de promouvoir des artistes utilisant la langue inuite dans leurs créations. Chaque mois, une personne ou un groupe d’artiste était mis de l’avant pour leur travail, simultanément avec un évènement qui a lieu durant le mois. Lorsque l’année fut terminée, la réception du projet ayant été tellement positive, Aumaaggiivik a décidé de poursuivre l’aventure. Nous faisons la promotion d’un artiste chaque mois, avec le mandat plus vaste de valoriser et faire connaître la culture du Nunavik.

Tarqitamaat is an initiative created for the 2019 UNESCO’S Year of indigenous languages with Aumaaggiivik, the Nunavik Art Secretariat of Avataq Cultural Institute to promote Nunavik artists using Inuktitut in their work. Every month, an individual or a group of artists were showcased for their work simultaneously with an event taking place during the month. After the year ended, the response to the project was so positive that Aumaaggiivik decided to pursue this adventure. Each month, we will showcase an artist with a broader mandate of promoting Nunavimmiut culture.

Panel 1

ᑑᒪᔅ ᕗᐃᑦᓕ | Thomas Whiteley

ᑐᕓᔮᕈᑦ | Juillet | July

ᑑᒪᔅ ᕗᐃᑦᓕ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎ ᐊᒻᒪᓗ ᑎᒻᒥᔫᕐᑎᐅᓱᓂ ᑰᑦᔪᐊᒥᐅᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᑯᐯᒃ ᓯᑎᒥᐅᒍᑦᓱᓂ. ᐃᓚᓕᒃ ᕿᔪᓐᓂᒃ ᓴᓇᓯᑎᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᓴᓇᖕᖑᐊᓯᑎᐅᓯᒪᖏᓐᓇᓱᓂ. ᐅᓪᓗᒥᓂᑕᕐᓯᐅᑎᒃ ᐃᓄᒃ ᐊᖑᑎᒃ ᐱᕕᑦᓴᖃᕈᓐᓇᓲᖅ ᓄᓇᕕᐅᑉ ᕿᓚᖓᑎᒍᑦ ᑎᒻᒥᔫᕐᐸᓱᓂ, ᓄᓇᒥ ᐆᒪᔪᕐᓯᐅᕕᖃᕐᐸᓱᓂ, ᐊᒻᒪᓗ ᕿᔪᓐᓂᒃ ᓴᓇᓲᒍᑦᓱᓂ ᐃᓚᒥᑕ ᓴᓇᕕᖓᓂ. ᓇᑯᕐᒪᑦ ᑲᑎᕕᒃ ᐃᓕᓴᕐᓂᓕᕆᓂᖅ, ᐊᒥᓱᐃᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕈᓯᓕᕆᔨ ᓴᓇᖕᖑᐊᑎ ᑰᑦᔪᐊᓕᐊᓚᐅᕐᓯᒪᒻᒪᑦ 2022-ᒥ ᓇᑏᓐ ᐸᕆᑐ ᑲᔪᓯᑎᑦᓯᒋᐊᕐᑐᓱᓂ ᐸᑦᑎᑎᒐᓕᐅᕐᓂᒥᒃ, ᑑᒪᔅ ᐱᓯᑎᖕᖑᕕᖃᓚᐅᕐᓯᒪᔪᖅ ᐸᑦᑎᑎᒐᓕᐅᕐᓂᒥᒃ. ᑑᒪᔅ ᐊᓕᐊᒋᔭᖃᓪᓚᕆᑦᑐᖅ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᓇᔪᕐᑎᓕᕕᓂᐅᑦᓱᓂ ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᕕᒥᓂᒃ, ᑌᑦᓱᒪᓂᓂᑕᒐ, ᖃᐅᔨᒪᓚᐅᕐᓯᒪᖕᖏᑐᖅ ᓴᓇᖕᖑᐊᓂᕐᒥᒃ ᐱᓇᓱᒐᖃᓪᓚᕆᓚᖓᒋᐊᒥᒃ. ᑕᕝᕙᓂ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑦᓯᓂᕐᒥ ᑲᑎᒪᓂᐊᕈᓯᕐᒥ, ᓄᐃᑦᓯᓯᒪᔪᖅ ᐱᖓᓱᓂᒃ ᐱᔪᑦᓴᐅᓛᓕᐅᒥᒍᑎᒋᑦᓱᒋᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᒧᑦ ᐃᓕᕕᒋᓚᕿᐅᑎᒋᑦᓱᒋᑦ : ᐅᒥᒻᒪᔪᐊᕐᑐ, ᐊᖑᑎᖕᖑᐊᖅ ᐅᒥᒻᒪᐅᑉ ᖄᖓᓅᕐᑐᖑᐊᖅ : ᑰᓛᓗᒃ, ever cool man, ᐅᓪᓗᒥᓂᑕᖕᖑᐊᖅ ᐊᖑᑎᖕᖑᐊᖅ ᐊᑎᒋᓯᒪᑦᓱᓂ, ᓄᑖᔮᓐᓂᒃ ᐃᒡᒐᓯᒪᑦᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᑎᕐᕿᐊᓕᒃᑲᓱᓂ : ᐊᒻᒪᓗ ᐊᐅᐸᓚᔮᓗᒃ, ᐃᓄᖕᖑᐊᒃ ᒪᕐᕉᒃ ᑎᒍᒥᐊᕐᑑᒃ ᐃᓲᕐᒥᒃ, ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᑦ ᐊᑦᔨᒐᓛᒍᑎᑕᐅᒍᓐᓇᑐᑦ ᐱᓯᑎᒻᒪᕆᐅᓲᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᓴᓇᖕᖑᐊᓲᖏᑦᑕ ᑭᖕᖓᒥᐅᑦ. ᑲᑎᓯᓐᓂᕋᒥ ᓇᑏᓐᒥᒃ, ᑑᒪᔅ ᑕᑯᔭᕐᑐᓯᒪᓕᕐᑕᖓ ᓄᓇᖓᓄᑦ Campbell River-ᒧᑦ, ᐱᓇᓱᐊᖃᑕᐅᒻᒥᒪᑦ Kwakwaka’wakw ᓄᓇᓕᑐᖃᑦᓴᔭᓂᒃ ᐃᓚᐅᑦᓱᓂ Hamdzatsi-ᐃᑦ ᐃᓚᒌᑦᑐᓂᐊᕆᓯᒪᔭᖏᓐᓄ. ᑖᕗᖕᖓᐸᑦᓱᓂ ᐱᕙᓪᓕᐊᑎᑦᓯᓯᒪᓕᕐᑐᖅ ᕿᔪᐃᑦ ᐊᑐᕐᓱᒋᑦ ᐸᑦᑎᑎᒐᓕᐅᕐᓂᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᑲᑎᕐᓱᐃᕙᓪᓕᐊᓯᒪᓕᕐᓱᓂ ᓴᓇᕐᕈᑎᓂᒃ ᐊᓐᓂᓇᕐᑐᖁᑎᒋᓕᕐᓱᒋᑦ.

2024-ᒥ, ᖃᒧᓯᐅᕐᐸᓕᐊᓕᕐᑐᕕᓂᖅ, ᐃᓄᐃᑦ ᐱᐅᓯᑐᖃᖓᑎᒍᑦ ᕿᒧᑦᓯᐅᑎᓂᒃ. ᐃᓱᒪᑖᓚᕿᐅᑎᕕᓂᖏᑦ ᓄᐃᑦᓯᓚᖓᓕᕐᓱᓂ ᐸᑦᑎᑎᒐᓕᐊᒐᕐᓂᒃ ᐃᓘᓐᓇᖏᓐᓂᒃ ᖃᒧᑎᐅᑉ ᐃᓚᓕᒫᖏᓐᓂᒃ. ᑖᒃᑯᐊ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᔪᑦ ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᓂᒃ ᐃᓕᖓᑦᓱᑎᒃ ᐃᓗᒡᒍᓯᕆᔭᒧᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐆᒪᔪᖏᓐᓄᑦ ᓄᓇᓕᓕᒫᑦ. ᓄᐃᑦᓯᓚᕿᓯᒪᔪᖅ ᐊᑦᔨᖃᖕᖏᑑᓐᓂᒃ ᖃᒧᑏᓐᓂᒃ, ᐊᖏᔪᕐᓚᐅᑎᓗᒋᑦ ᐊᑦᔨᓕᐅᕐᓯᒪᓕᕐᓱᓂ ᖃᒧᑎᐅᑉ ᓱᓇᑕᓕᒫᖏᓐᓂᒃ. ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᓕᒫᖏᑦ ᓄᐃᑕᑎᑕᐅᓚᐅᔫᑦ ᐃᓚᐅᑎᓗᒋᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᐅᑉ ᐃᓄᑑᑦᔨᓱᓂ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᓂᖓᓄ La Guilde-ᒥ 36-ᒍᒍᑎᖓᓂ ᑲᔪᓯᑎᑕᐅᓂᖓᑕ ᐆᒪ Festival international Présence autochtone 2026 ᐊᐅᔭᖓᓂ, ᐊᒻᒪᓗ ᑰᑦᔪᐊᒧᑦ ᐅᑎᓛᕐᓱᓂ Path to 100 Year Festival-ᒧᑦ (ᐊᕐᖁᑎᒃ 100-ᐅᒍᑎᒧᑦ ᐊᕐᕌᒍᒧᑦ ᑲᑎᖕᖑᐊᑎᑦᓯᓂᕐᒧᑦ, ᑐᑭᓯᓇᕐᑎᓯᐅᑎᖏᑦ ᑲᒪᒋᔭᐅᑎᓗᒋᑦ ᐊᓯᓐᓇᔭᕐᒧᑦ.

ᑑᒪᔅ ᐃᓱᒪᓚᐅᕐᓯᒪᓚᐅᔪᖕᖏᑐᖅ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᐅᓂᕐᒧᑦ ᓄᐃᓚᕿᓲᒥᓄᑦ ᐱᓪᓚᕆᑦᓯᐊᕋᔭᕆᐊᒥᒃ ᐅᓪᓗᒥ ᐱᓚᕿᓯᒪᓕᕋᒥ. ᑲᑎᓯᓚᐅᔪᑦᓱᓂ ᓇᑏᓐᒥᒃ, ᓄᐃᑕᑎᑕᐅᓯᒪᓕᕐᑐᑦ CRAG-ᒥ ᕚᓐᑰᕙᐅᑉ ᕿᑭᕐᑕᖓᓂ Vancouver Island, ᐅᕙᓂ La Guilde ᒪᓐᑐᔨᐊᓚᒥ, ᐊᒻᒪᓗ ᑏᕕ ᓴᓇᖕᖑᐊᓯᒪᔪᖃᐅᑎᒥ ᑰᑦᔪᐊᒥ. ᐃᓚᐅᑲᐱᓛᓕᕐᓱᓂ ᓴᓇᖕᖑᐊᕆᐊᕐᑐᕕᓕᐊᕐᑐᓄᑦ ᑭᒡᒐᑐᕐᓂᑎᒍᑦ Atelier de l’Île-ᒥ Val-David-ᒥ, ᐸᑦᑎᑎᒐᓕᐅᕐᕕᒥ, ᐁᑉᐸᖃᕐᓗᓂ ᐊᑭᓇᓯ ᐹᑐᕆᑦᔅᒥᒃ, ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᒍᒻᒥᓱᓂ ᓴᓇᖕᖑᐊᑎᐅᒻᒥᔪᒥᒃ. ᐱᓇᓱᐊᕈᑦᔨᐅᑎᒃ S’enforester, ᓭᒪᓇᕐᑐᒦᑦᑐᖅ ᑲᑎᑎᑦᓯᓂᐅᓛᕐᑐᖅ ᐃᓄᓐᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓄᑐᐃᓐᓇᐅᖏᑦᑐᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ ᑕᑯᔭᐅᑎᒋᐊᕐᑐᓗᑎᒃ ᐊᕐᖁᑎᒋᓗᒋᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓯᑎᐅᓂᖏᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᒍᓐᓇᑐᓂᒃ ᖃᓄᐃᓕᖓᐅᑎᓂᖏᓐᓂᒃ ᓄᓇᐅᑉ ᐊᒻᒪᓗ ᖃᓄᐃᖕᖏᓯᐊᕐᓂᐅᑉ.

ᐸᑦᑎᑎᒐᓕᐅᕐᓂᖅ ᐱᓇᓱᐊᕐᑕᐅᒪᕆᑦᓯᒪᔪᖅ 1970-ᓂ ᓇᑯᕐᒪᑕ ᑯᐊᐯᑦ. ᑌᑦᓱᒪᓂᓂᑦ, ᑭᓯᐊᓂ, ᐸᑦᑎᑎᒐᓕᐅᕐᓂᖅ ᓄᐃᑕᑦᓯᐊᕈᓐᓀᓯᒪᒻᒪᑦ ᑑᒪᔅ ᐃᓚᐅᓚᕿᓯᒪᔪᖅ ᐊᒥᓲᖕᖏᑐᓄᑦ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᓄᑦ ᐃᓄᓐᓄᑦ ᐃᓚᒋᓕᐅᑎᓯᒪᓕᕐᓱᓂ ᑐᖓᓕᖏᓐᓄᑦ ᐅᓪᓗᒥ ᐃᓅᓕᕐᑐᑦ ᐸᑦᑎᑎᒐᓕᐅᕐᑎᓄᑦ. ‘’ᐃᒻᒥᓂᒃ ᓱᓕ ᑕᑯᓐᓇᑐᖓ ᑲᔪᓯᓚᖓᓂᕋᓂᒃ ᑎᒻᒥᔫᕐᑎᐅᓂᕐᒥᒃ, ᐆᒪᔪᕐᓯᐅᑎᐅᓂᕐᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐸᑦᑎᑎᒐᓕᐅᕐᑎᐅᓂᕐᒥᒃ,’’ ᓚᓚᐅᕐᑐᖅ.

Thomas Whiteley est un artiste et pilote d’avion originaire de Kuujjuaq et de la ville de Québec. Il vient d’une famille d’ébénistes et a toujours eu la fibre artistique. C’est un homme inuk moderne qui partage son temps entre voler dans les airs du Nunavik, parcourir la toundra en mode chasse, mais également pratiquer le travail du bois dans l’atelier de la famille. C’est grâce à Kativik Ilisarniliriniq que Nadine Bariteau, une artiste multidisciplinaire, est allée à Kuujjuaq pour donner des ateliers de gravure en 2022 et que Thomas a approfondi sa maîtrise de cette pratique. Thomas était passionné d’art, il avait son carnet de croquis, mais jusqu’à ce moment, il ne se doutait pas qu’il avait une carrière artistique devant lui. Lors de cette formation, il fait trois œuvres qui le propulsent dans le monde de l’art : « Ummimajuartu », un homme qui monte sur un bœuf musqué ; « Kuulaaluk, ever cool man », le portrait d’un homme inuk moderne, vêtu d’un parka, de lunettes sportives et d’une casquette ; et « Aupalajaaluk », deux personnes qui tiennent un poisson géant, une œuvre qui peut sembler rendre hommage au style connu, par exemple, chez les artistes de Cape Dorset.

Depuis sa rencontre avec Nadine, Thomas a eu à plusieurs reprises l’opportunité d’aller lui rendre visite à Campbell River, où elle travaille également avec le peuple Kwakwaka’wakw sous le collectif Hamdzatsi. Ses visites lui ont permis de développer sa pratique de gravure sur bois et de se bâtir une collection d’outils qu’il chérit.

En 2024, il entreprend la construction d’un qamutik, un traîneau à chiens traditionnel. L’idée vient alors de faire des gravures sur chaque surface du traîneau. Celles-ci représentent différentes scènes reliées à la culture et à la faune de la région. Le résultat crée non seulement un traîneau unique, mais aussi des estampes de grands formats imprimées à partir des surfaces du traîneau. L’ensemble de l’œuvre a été exposé dans la première exposition solo de l’artiste à La Guilde pour la 36e édition du Festival international Présence autochtone à l’été 2026 et retournera à Kuujjuaq pour le « Path to 100 », commissarié par asinnajaq. Jamais Thomas ne se serait douté que sa pratique artistique connaîtrait le succès qu’il vit aujourd’hui. Depuis sa rencontre avec Nadine, son travail a été exposé au CRAG, sur l’île de Vancouver, à La Guilde, à Montréal, et à la galerie Tivi, à Kuujjuaq. Il partira sous peu en résidence à Val-David, à l’Atelier de l’île, un centre de production en art imprimé, aux côtés d’Akinasi Partridge, aussi graveur originaire de Kuujjuaq. Le programme « S’enforester, ᓭᒪᓇᕐᑐᒦᑦᑐᖅ » mettra des artistes inuit et non inuit en lumière autour d’une démarche artistique qui met en relation le territoire et le bien-être.

La gravure était communément pratiquée dans les années soixante-dix grâce aux coopératives du Nouveau-Québec, mais, depuis, le déclin de cette discipline fait de Thomas l’un des rares jeunes Inuit du Nunavik à faire partie de la relève. « Je me vois continuer à être pilote d’avion, chasseur et graveur », partage-t-il.

Thomas Whiteley is an artist and airplane pilot from Kuujjuaq and Quebec City. He comes from a family of woodworkers and has always had an artistic streak. He is a modern Inuk man who divides his time between flying through the skies of Nunavik, travelling across the tundra on hunting trips, and practising woodworking in the family workshop. Thanks to Kativik Ilisarniliriniq, multidisciplinary artist Nadine Bariteau travelled to Kuujjuaq in 2022 to lead printmaking workshops, where Thomas further developed his skills in the medium. Thomas was passionate about art and kept a sketchbook, but until then, he had no idea that an artistic career lay ahead of him. During this workshop, he created three works that propelled him into the art world: Ummimajuartu, depicting a man climbing onto a muskox; Kuulaaluk, ever cool man, a portrait of a modern Inuk man wearing a parka, sporty glasses and a cap; and Aupalajaaluk, depicting two people holding a giant fish, a work that may be seen as paying homage to the style associated with artists from Cape Dorset.

Since meeting Nadine, Thomas has had several opportunities to visit her in Campbell River, where she also works with the Kwakwaka’wakw people as part of the Hamdzatsi collective. These visits have allowed him to develop his woodblock printmaking practice and build a collection of tools that he cherishes. In 2024, he began building a qamutik, a traditional dog sled. This gave him the idea of creating prints on every surface of the sled. These depict various scenes connected to the culture and wildlife of the region. The result is not only a unique sled, but also large-format prints made from the sled’s surfaces. The entire body of work was exhibited as part of the artist’s first solo exhibition at La Guilde during the 36th edition of the Festival international Présence autochtone in the summer of 2026, and will return to Kuujjuaq for Path to 100 Year Festival, curated by asinnajaq.

Thomas never imagined that his artistic practice would achieve the success he is experiencing today. Since meeting Nadine, his work has been exhibited at CRAG on Vancouver Island, at La Guilde in Montreal, and at Tivi Gallery in Kuujjuaq. He will soon take part in a residency in Val-David at Atelier de l’Île, a printmaking production centre, alongside Akinasi Partridge, another Nunavik artist. The programme S’enforester, ᓭᒪᓇᕐᑐᒦᑦᑐᖅ will bring Inuit and non-Inuit artists into the spotlight through an artistic approach that explores the relationship between land and well-being.

Printmaking was widely practised in the 1970s thanks to the Coops Since then, however, the decline of this discipline has made Thomas one of the few young Inuit in Nunavik to be part of the next generation of printmakers. “I see myself continuing to be an airplane pilot, a hunter and a printmaker,” he says.

ᐊᓪᓚᑐᖅ | Texte de | Text by: Olivia Lya Thomassie

ᐊᑦᔨᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᑕᐅᑎᑦᓯᓯᒪᔪᑦ / Crédit photos / Photo Credit: Thomas Whiteley, Alexi Hobbs

Panel 2

Annie Grenier |  ᐋᓂ ᑯᕆᓀ

ᒪᓐᓂᓕᐅᑦ | Juin | June

Annie Grenier est une artiste multidisciplinaire qui vit et travaille à Kuujjuaq et à Montréal. Elle s’est mise à l’artisanat dès son plus jeune âge, à Kuujjuaq. Elle a appris en observant sa mère, Louisa Watt, confectionner toutes sortes d’objets : des sachets, des ookpiit (peluches en forme de chouette) en peau de phoque et des tukautiit (chaussons). « Quand ma mère détournait le regard de son ouvrage au crochet, j’en profitais pour faire quelques rangs en cachette. Elle devait les défaire, car ils étaient vraiment maladroits. » C’est principalement sa mère qui l’a inspirée à se lancer dans l’artisanat, mais d’autres personnes de son entourage, comme sa tante Daisy Saunders qui fabriquait des paniers en ivigaq, ont également joué un rôle important dans son parcours artistique.
Bien qu’Annie n’ait commencé à fabriquer des paniers en ivigaq que plusieurs années plus tard, c’est à ce moment-là qu’elle a pris conscience de la satisfaction que lui procurait la création de ses propres modèles. Elle a notamment été guidée par sa mentor, l’aînée Elisapie Gunn, qui lui a enseigné l’art de la vannerie, un savoir-faire aujourd’hui très peu pratiqué mais qui occupait autrefois une place importante dans le mode de vie inuit. Elle a toutefois mis son activité artisanale entre parenthèses pendant un certain temps, jusqu’à ce que sa fille, Julie Grenier, commence à créer ses propres œuvres d’art. Annie a alors retrouvé l’inspiration pour se remettre à la création artistique, démontrant ainsi que l’art est un parcours jalonné de périodes de créativité intenses et de périodes plus calmes, mais indissociable de notre identité. Elle travaille généralement sur ses œuvres jusqu’à ce qu’elles soient achevées ou jusqu’à ce que la vie l’oblige à mettre son activité artistique en pause.
Annie préfère travailler avec des matériaux naturels, comme le qiviut (laine de bœuf musqué) et l’ivigaq (élyme des sables), pour réaliser ses créations artisanales. Depuis l’introduction de l’umingmak (bœuf musqué) au Nunavik dans les années 1980, les Nunavimmiut l’ont progressivement intégré à leurs pratiques culturelles. Ils le chassent, consomment sa viande et utilisent certaines de ses parties pour l’artisanat. Ils apprennent également à fabriquer du qiviut (laine) à partir de sa fourrure. Il s’agit d’un processus long et laborieux que d’autres artistes, notamment Christine Nakoolak et Hannah Tooktoo, sont en train de découvrir. Cette fabrication permettra aux artisans du Nunavik de gagner en autonomie — le prix moyen d’une pelote de qiviut au Canada est de 150 dollars — et de se démarquer par l’originalité de leurs créations. Annie fait partie de ces artistes talentueuses qui créent de la magie à partir de ce matériau. Son attachement aux matériaux naturels locaux se traduit également par l’utilisation de l’ivigaq pour fabriquer des paniers et des collections de boucles d’oreilles, perpétuant ainsi cette tradition inuit.
Annie a participé à l’événement CRAFTED 2025 à Qaumajuq (Winnipeg Art Gallery) avec la délégation du Nunavik. Cette expérience a été très enrichissante pour elle, car elle a vendu la plupart de ses créations et le musée a acheté certaines de ses œuvres pour sa boutique. Annie a également participé à l’édition de cette année du festival « KWE ! À la rencontre des peuples autochtones » à Québec en juin, où elle a eu l’occasion de présenter son savoir-faire devant un public curieux. De nombreuses personnes se sont renseignées sur sa technique de couture à partir de peau de bœuf musqué. Elle présente souvent son travail sur ses réseaux sociaux, notamment sur Instagram @anniewattgrenier , et prévoit continuer à perfectionner son art et à le faire découvrir lors d’autres événements.

ᐋᓂ ᑯᕆᓀ ᖃᓄᐃᑦᑐᑐᐃᓐᓇᓂ ᓴᓇᖕᖑᐊᒍᓐᓇᓲᖅ ᑰᒃᔪᐊᒥᐅᔭᑦᓱᓂ ᒪᓐᑐᔨᐊᒥᓲᖑᒻᒥᔪ. ᑰᒃᔪᐊᒥ ᐱᒋᐊᖕᖓᓚᐅᕐᓯᒪᔪ ᓄᑲᕐᓯᐅᑦᓱᓂ ᓱᓕ. ᑕᑯᓐᓈᐸᑦᓱᓕ ᓗᐃᓴ ᒍᐊᑦᒥᑦ, ᐊᓈᓇᒋᓚᐅᔪᔭᒥᓂ. ᓂᕈᒥᐊᕌᐱᓐᓂᑦ, ᐅᒃᐱᖑᐊᓂ ᕿᓯᔭᓐᓂᑦ, ᖃᓪᓕᓂᓕᐅᓲᖑᑦᓱᓂᒐᓴ. “ᐊᓈᓇᒐ ᓂᑦᓯᑲᑦᑕᑕᒥᓂ ᕿᒣᓚᐅᕐᑐᑐᐊᕐᒪ, ᓂᑦᓯᑲᑦᑕᓚᐅᕐᑐᖃᑦᑕᓯᒪᔪᖓ. ᐲᔭᐃᒋᐊᖃᓚᕿᖃᑦᑕᓯᒪᔪ ᐋᕐᕿᒋᐊᕆᑦᓱᓂ, ᐱᒋᐅᕐᓴᓕᑌᓐᓇᓯᒪᒐᒪ.” ᐋᓂ ᐊᓈᓇᒥᓄ ᑲᑦᓱᙰᓕᓚᕿᓯᒪᔪ ᐊᓈᓇᒻᒥᓂ ᑕᑯᓐᓇᕙᑦᓱᓂ, ᐊᓯᒋᒻᒥᔭᖏ ᖃᓂᑕᖏᑦ ᑏᓯ ᓵᓐᑕᐅᓚᐅᔪᔪᖅ ᐊᔭᑯᓗᖓ ᐱᒋᐅᕐᐸᓕᐊᑎᑦᓯᓯᒪᓐᓂᒥᔪ ᐋᓂᒥᑦ, ᐃᕕᒐᓕᐅᖃᑦᑕᓯᒪᒻᒪᑦ. ᐋᓂ ᑭᖑᓂᐊᒍ ᐱᒋᐅᕐᓴᕚᓪᓗᓯᒪᒐᓗᐊᕐᑎᓗᒍ ᐃᕕᒐᓕᐅᕐᓂᒥᑦ. ᐅᓚᐱᕐᓴᐅᒐᓇᕆᐊᖓᓂ ᖃᐅᔨᓕᑌᓐᓇᓯᒪᔪ ᐃᕕᒐᓕᐅᕆᐊᒥᑦ ᓇᒻᒥᓂ ᐱᐅᔪᓕᐊᕆᑦᓱᒍ, ᐱᒋᐅᕐᓴᑎᑦᓯᔨᒐᓴᖓ, ᐃᓄᒻᒪᕆᐅᑦᓱᓂ ᐃᓕᓴᒋ ᑲᓐ, ᐃᕕᒐᓕᐅᕆᕐᓴᑎᔨᒋᓯᒪᔭᖓ, ᐊᒥᓲᒍᓐᓀᒪᑕ ᐃᕕᒐᓕᐅᕈᓐᓇᑐᐃᑦ ᐃᓄᑐᐃᓐᓀ ᐃᓅᓯᖏᑎᒍ ᐱᐅᓯᐅᐸᓚᐅᕐᑎᓗᒍ ᓴᓇᐅᒐᕆᐊᒥᑦ, ᓴᓇᖕᖑᐊᖃᑦᑕᕈᓐᓀᓚᐅᕐᑐᓯᒪᔪ ᐸᓂᖓ ᓴᓇᖕᖑᐊᖃᑦᑕᓕᑐᐊᕐᒪ ᔫᓕ ᑯᕆᓀ. ᐋᓂ ᑲᑦᓱᙰᓪᓕᒋᐊᓪ ᓛᑎᑕᐅᓯᒪᔪ ᑕᑯᑦᓴᐅᓱᑎᓗ ᐱᔭᕆᐊᑐᓂᕐᓭᑦ ᑭᓯᐊᓂ ᑭᓇᐅᓂᑦᑎᓂ ᓱᕐᖁᐃᓯᒋᐊᓪᓚᓇᕐᓱᑎᑦ. ᐱᔭᕇᖕᖏᓂᓕᒫᒥᓂ ᒥᕐᓱᓲ ᓴᓇᖕᖑᐊᓱᓂᓪᓗᓃᑦ ᕿᑲᓚᐅᕐᑐᖃᑦᑕᕋᓗᐊᕐᓱᓂ ᐱᔭᕇᖕᖏᓂᓕᒫᒥᓂ.
ᐋᓂ ᐊᑐᒍᓪᓘᓂᕐᓴᐅᓱ ᐱᓪᓚᕆᐅᓂᕐᓴᓂ ᐅᑦᑑᑎᒋᑦᓱᒍ ᖁᕕᐅᑦ (ᐅᒥᒻᒪᐅᑉ ᒥᕐᖁᓴᔭᖏᑦ) ᐃᕕᒉᓪᓗ ᓴᓇᓲᕆᑦᓱᒋᑦ. ᐅᒥᒻᒪᖃᕆᐊᖕᖓᓕᕐᓂᒪᓂ ᓄᓇᕕᒻᒥ 1980-ᒐᓛᒥ, ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᐊᑐᕆᐅᕐᐸᓕᐊᔪ ᐃᓗᕐᖁᓯᕐᒥᒍ; ᐆᒪᔪᕐᓂᐊᐸᑦᓱᒋ ᓂᕿᒋᓂᐊᕐᓗᒋ ᓱᓇᖕᖑᑎᓂᐊᕐᒥᓗᒋ ᐃᓚᖓ ᖁᕕᐅᓕᐅᕆᐅᕐᓴᓂᒃᑯᒐᓴ ᐅᒥᒻᒪᐅᑉ ᒥᕐᖁᖓ. ᐊᑯᓃᕐᑐᒥ ᐱᓇᓱᐊᕐᑕᐅᒐᐅᕋᓲ ᓴᓇᖕᖑᐊᑏᑦ ᑲᔅᑏᓇ ᓇᑯᓛ ᖄᓇ ᑐᒃᑐᓗ ᐃᓕᑦᓯᐸᓪᓕᐊᔫᒃ, ᐋᕐᕿᓂᐊᕐᑎᓗᒋ ᐊᑭᑦᓴᓯᐊᑦᓴᒫᖏᑦ ᖁᕕᐅᑦ ᓄᕕᕐᓵᓴᔭᐅᓗᑎ ᑲᓇᑕᒥ ᐅᓄᕐᓂᖃᒍᓐᓇᒪᑕ$150 –ᐊᑦᔨᐅᖏᑦᑐᒥᓗ ᓴᓇᖕᖑᐊᑕᐅᒍᓐᓇᓂᖏ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᓄᑦ. ᐋᓂ ᐃᓚᒋᔭᐅᒻᒪ ᐱᒍᓐᓇᑐᓄᑦ ᐊᔪᒉᑦᑐᐊᐱᓕᐅᕈᓐᓇᓱᓂ ᐱᐅᔪᓂ. ᓄᓇᓕᑦᓴᔭᒥᑕ ᐱᓪᓚᕆᑦᓴᔭᖏᓐᓂ ᐊᑐᕐᓂᖓ ᐃᕕᒐᓕᐅᕐᓃᑦ ᓯᐅᑎᒥᐅᑕᓕᐅᕐᓂᒐᓭᑦ, ᐃᓄᑐᐃᓐᓀᑦ ᐃᓗᕐᖁᓯᑦᓴᔭᖓᓂ ᑲᔪᓯᑎᑦᓯᓱᓂ ᐱᐅᓯᑦᓴᔭᑐᖃᖏᓐᓂᑦ .
ᐋᓂ ᐃᓚᐅᓯᒪᔪ 2025-ᖑᑎᓪᓗᒍ ᓴᓇᖕᖑᐊᑏᑦ ᖃᐅᔪᒃᑯᓂ (WAG) ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᐃᓚᐅᒥᑎᓪᓗᒋᖅ. ᐊᓕᐊᓇᕐᑐᒥᑦᓯᒪᔪ, ᓂᐅᕐᖁᓯᕐᓱᓂ ᓴᓇᖕᖑᐊᓯᒪᔭᓕᒫᑲᓴᑦᓯᐊᒥᓂ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᕕᐅᓲᒐᓭ ᓂᐅᕕᕐᒥᓱᑎᑦ ᓂᐅᕕᕐᓂᐊᕕᒻᒥ ᐊᑐᐃᓐᓇᐅᓕᕐᓱᑎᑦ. ᐋᓂ ᐃᓚᐅᓯᒪᒻᒥᓱᓂ KWE! ᓄᓇᖃᕐᖄᓯᒪᓂᕋᕐᑕᐅᔪᓂ ᓱᖃᑦᓯᓂᕐᑕᖃᕐᑎᓗᒋ ᑯᐯ ᓯᑎᒥᑦ ᔫᓂᐅᑎᓪᓗᒍ, ᑕᑯᓐᓇᑎᑦᓯᒍᓐᓇᓯᓚᕿᑦᓱᓂ ᖃᓄ ᓴᓇᔭᖑᓲᖑᒻᒪᖔᑕ ᐱᓕᐊᖏᑦ ᑲᖐᓱᐊᒋᔭᐹᓗᑦᓱᓂ. ᐊᐱᒋᔭᐹᓗᖃᑦᑕᓚᐅᔪᔪ ᒥᕐᓱᓂᖓ ᐅᒥᒻᒪᓴᔭᒥᑦ. ᓴᓇᖃᑦᑕᓯᒪᓕᕐᑕᖏ ᖃᕆᑕᐅᔭᕐᑎᒍ ᑕᑯᑦᓴᐅᒍᓐᓇᓲᑦ ᓯᓚᑎᖓ @anniewattgrenier Instagram-ᒥᑦ ᑲᔪᓯᓚᖓᖏᓐᓈᓱᓂᓗ ᐱᓇᓱᐊᓲᒥᓂ ᐱᓕᐊᒥᓂ ᐱᐅᓯᕙᓪᓕᐊᑐᐃᓐᓇᓭᓐᓇᒪᑕ ᐃᓚᐅᕙᓪᓗᓂᓗ ᓱᖃᑦᓯᔪ ᑲᑎᓕᕐᒥᐸᑕ.

Annie Grenier is a multidisciplinary artist based in Kuujjuaq and Montreal. She was young in Kuujjuaq when she first started crafting. She learned through watching Louisa Watt, her mother. craft all sorts of items such as sachets, seal skin ookpiit (owl plushies) and tukautiit(slippers). “When my mother would look away from her crocheting, I would sneak in some lines of crochet. She would have to undo them, because of how amateur they were.” Annie was primarily inspired by her mother to start crafting her art, but other people that surrounded her like her aunt Daisy Saunders was also a part of Annie’s growth in her art journey, who made ivigaq baskets. Although it was only years after did Annie start learning on how to make Ivigaq baskets, it was at this point that she realized how satisfying it was to be able to make your own creative designs. as well as her mentor, an elder named Elisapie Gunn, who taught her on how to make baskets, a discipline that has very few makers today but used to be important in the Inuit way of living. But she took a break from crafting for some time until her daughter. Julie Grenier. started crafting her own art pieces. Annie was inspired to return to creating art again showing that making art is a journey that could bring very intense creative periods and slower ones, but it remains part of who you are. She usually works on her art pieces until the piece is done or until her life forces her to take a break from crafting.
Annie prefers to work with natural materials like qiviut (muskox wool) and ivigaq (grass basket) to craft with. Since the introduction of umingmak (muskox) in Nunavik in the 80s, Nunavimmiut has been gradually introducing it in it’s cultural practices; hunting and eating the meat as well as using parts for craft and learning how to make qiviut (wool) out of it’s fur. This is a long and hard process many fellow artists like Christine Nakoolak or Hannah Tooktoo are learning right now and that will give autonomy – medium cost of a skein of qiviut yarn in Canada is $150 – and uniqueness to craft makers in Nunavik. Annie is one of those talented artists that creates magic out of this material. Her attachment to local natural material also translates in her use of ivigaq for basket making and earing collections, keeping alive this Inuit tradition.
Annie participated in the 2025 CRAFTED event at Qaumajuq (WAG) with the Nunavik delegation. She had a great time, sold most of her products and even the museum had bought some of her crafts available at the store. Annie also participated in this year edition of KWE! Meet with Indigenous People festival in Quebec City in June, where she had the opportunity to demonstrate her skills for a curious crowd. A lot of people were asking about her process of sewing with muskox. Her work is often available through her social media @anniewattgrenier on Instagram and she is planning on continuing to refine her craft and share in other events.

ᐊᓪᓚᑐᖅ | Texte de | Text by: Leo-Paul Ohaituk

ᐱᔭᑦᓴᓯᐊᖁᑎᖓ / Projet spécial / Special Project

Panel 3

ᐁᓴ ᐸᑐᕆᑦᔅ|Isaac Partridge

ᓄᕐᕋᓕᐅᑦ | Mai | May

ᐁᓴ ᐸᑐᕆᑦᔅ ᒪᕐᕈᐃᓕᖓᔪᖅ ᑕᕐᓂᖓ ᐊᒥᓱᐃᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕈᓐᓇᓱᓂ.. ᐊᓈᓇᒥᓄᑦ, ᑕᕐᕋᓕᒃ ᐸᑐᕆᑦᔅᒧᑦ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑕᐅᔪᕕᓂᖅ ᐅᑭᐅᖃᕐᑎᓗᒍ ᓯᑕᒪᓂᒃ ᐱᖁᓯᐅᒋᐅᕐᓴᑎᑕᐅᑦᓱᓂ ᓴᐸᖓᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕆᐅᕐᓴᑎᑕᐅᑦᓱᓂ, ᑭᓯᐊᓂ ᐊᕐᕌᒍᐃᑦ ᐊᕙᑏᑦ ᐊᓂᒍᕐᑎᓗᒋᑦ ᑫᓪᓗᑐᕐᑕᐅᓯᔪᕕᓂᖅ ᑲᔪᓯᖁᔭᐅᑦᓱᓂ ᐱᖁᓯᐅᕐᓂᒥᒃ. ᐊᕐᕌᒍᐃᑦ ᐊᓂᒍᕐᐸᓕᐊᑎᓗᒋᑦ ᐱᓯᑎᖕᖑᐸᓪᓕᐊᔪᕕᓂᖅ ᐱᒐᓱᐊᒻᒪᕆᐅᑎᖃᕐᓯᒪᒐᓗᐊᕐᓱᓂ ᓇᒻᒥᓂᖅ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐊᕆᒍᓯᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓕᓐᓂᐊᓱᒋᑦ ᐱᔭᕆᐊᑑᑦ ᐱᖁᓯᐅᕈᓰᑦ/ᓴᐸᖓᓕᐅᕈᓰᑦ. ᐱᔪᑦᓴᐅᔮᕐᑎᑕᐅᓯᒪᓲᖅ ᐃᓘᓐᓀᓄᑦ ᐊᑑᑎᓯᒪᔭᒥᓄᑦ ᐃᓅᓯᕐᒥᓂ: ᐱᕈᕐᓴᓱᓂ ᐊᓪᓚᓴᔭᐅᑦᓱᓂ ᒨᖄᒃᖑᑦᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓄᑦᓴᔭᐅᑦᓱᓂ, ᐊᓈᓇᒌᒃ ᐱᓇᓱᐊᖃᑎᒌᖃᑦᑕᑐᕕᓃᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᔮᐸᓃᓰᑦ ᐃᓗᒡᒍᓯᑦᓴᔭᖏᓐᓂᒃ ᓄᐃᑎᕆᕙᑦᓱᑎᒃ. 2020-ᒥ, ᐁᓴ ᐃᓚᐅᓯᒪᔪᖅ ᖃᕆᑕᐅᔭᒃᑯᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᓂᕐᒧᑦ ᓂᑯᕐᕋᖃᑎᒌᑦ ᐊᕐᖁᑎᒋᑦᓱᒍ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᖅ, ᑕᕝᕙᓂ ᐱᕕᑦᓴᑖᓚᕿᔪᕕᓂᖅ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᒍᓐᓇᓯᑦᓱᓂ ᓇᒻᒥᓂᖅ ᐃᓱᒪᒥᒍᑦ ᐃᓂᕐᐸᑕᒥᓂᒃ ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᑏᑦ ᓄᐃᒋᐊᒻᒪᕆᑦᑎᓗᒋᑦ. ᑕᒪᓐᓇ ᑐᑭᖃᑦᓯᐊᓂᖃᕐᑎᓯᒪᔭᖓ ᐱᕕᑦᓴᓯᐊᕆᑦᓱᒍ, ᐊᓕᐊᑦᑐᕕᓂᖅ, ᐸᕐᓀᑎᓄᑦ ᑕᑯᔭᐅᒍᑎᒋᓐᓂᕋᒥᐅᒃ ᐱᓯᑎᐅᒍᑎᖏᑦ. ᐃᒣᓕᒋᐊᓪᓚᓚᐅᕐᑐᖅ “ᐊᓕᐊᓇᓚᐅᕐᑐᖅ ᑕᑯᒋᐊᒥᒃ ᓄᑖᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ ᐃᑲᔪᕐᓯᔭᐅᔪᓂᒃ”. 2022-ᒥ, ᐊᓈᓇᒥᓄᑦ ᓇᔭᖓᓗ ᐊᑭᓇᓯ ᐸᑐᕆᑦᔅ ᑎᓕᔭᕕᓃᒃ ᓴᓇᖕᖑᐊᖃᑕᐅᖁᔭᐅᑦᓱᑎᒃ ᐊᓈᓇᒥᓂᒃ ᐊᖏᔪᒥᒃ ᑐᐱᑦᓴᔭᒥᒃ ᐊᒪᐅᑎᐅᑦᓱᓂ ᑕᕐᓯᑐᐃᖃᑎᒌᓚᖓᑦᓱᑎᒃ, ᐊᑎᖃᕐᑎᓗᒍ ᓄᓇᒥ, ᑕᑯᔭᐅᑎᑕᐅᓚᖓᑎᓪᓗᒍ ᓄᓇᕗᑦ, ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐊᕗᑦ ᕿᒥᕐᕈᑎᑦᓯᓂᕐᒥ ᐋᑐᕗᐊᒦᑦᑐᒥ ᑳᓇᑕᐅᑉ ᕿᒥᕐᕈᕕᖓᓂ ᓄᓇᒥᓄᐊᖓᔪᓂᒃ Canadian Museum of Nature. ᐁᓴᐅᑉ ᐱᓇᓱᐊᕆᐊᖃᕐᓯᒪᔭᖓ ᐊᒪᐅᑎᒥᒃ ᑕᕐᓯᑐᐃᓗᓂ ᐱᖁᑎᓄᑦ/ᓴᐸᖓᓄᑦ, ᐱᔪᑦᓴᐅᔮᕈᑎᒋᑦᓱᒋᑦ ᐱᕈᕐᑐᖏᑦ ᐆᒪᔪᖏᓪᓗ ᐅᑭᐅᕐᑕᑑᑉ. ᐃᒣᓕᓚᐅᕐᑐᖅ “ᐊᓕᐊᒻᒪᕆᓚᐅᔪᔪᖓ, ᐅᐱᒪᑦᓱᖓᓗ ᐃᓚᐅᒋᐊᒥᒃ ᕿᒥᕐᕈᑎᑦᓯᔪᓄᑦ ᐱᓇᓱᐊᕐᑕᕕᓂᕐᑎᓂᒃ.
ᐁᓴ ᐱᓇᓱᐊᓲᒍᒻᒥᔪᖅ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᓂᕐᒥᒃ ᐊᐅᓚᔫᓕᐅᕐᓂᒥᒃ ᑕᑯᓐᓇᕋᑦᓴᓕᐅᕐᓂᒥᒃ. ᓱᓕᔪᖕᖑᐊᑐᓂ ᐃᓚᐅᓐᓂᒥᔪᖅ ᐋᕐᓰᑯᓐᓄᑦ ᐃᑲᔪᕐᓱᓂ ᓱᓇᓗᑳᖕᖑᐊᑕᖏᓐᓂᒃ, ᑕᑯᓐᓇᕋᑦᓴᓕᐅᕐᓂᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗᐊᓪᓛᑦ ᓱᓕᔪᖕᖑᐊᒍᖃᑕᐅᑦᓱᓂ. ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᖃᑕᐅᑦᓱᓂ ᒥᕐᖁᐃᑐᖕᖑᐊᒍᑦᓱᓂ ᐊᑎᖃᕐᓱᓂ ᐃᑦᓯ ᑕᑯᑎᑦᓯᓱᓂ ᓄᓗᕐᒥᓂᒃ ᓯᓚᕐᕿᖁᓪᓗᒍ; ᐃᒻᒥᓂᒃ ᓇᕐᕈᓇᕐᑎᖑᐊᑦᓴᕆᐊᒥᒃ ᐊᓕᐊᑦᓯᒪᔪᖅ ᐊᓕᐊᓀᑦᑐᖑᐊᒍᒋᐊᒥᒃ. ᐸᑐᕆᑦᔅ ᐊᐅᓚᔫᓕᐅᕐᓯᒪᒻᒥᔪᖅ ᑕᑯᓐᓇᕋᑦᓴᓕᐅᕐᓯᒪᒻᒥᔪᖅ ᐃᓘᓐᓇᑕ ᓯᓚᒥ, ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᒋᐊᕈᑎᒥᓂᒃ 2SLGBTQ+ ᒪᕐᕈᐃᓕᖓᔪᑦ ᑕᕐᓂᖏᑦ ᐅᕕᒃᑲᓄᐊᖓᔪᓂᒃ ᓄᓇᕐᓚᒦᑦᑐᓄᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᖃᓄᖅ ᓄᓇᖃᕐᖄᑐᕕᓃᑦ ᐃᓗᒡᒍᓯᖏᑦ ᓄᓇᓕᖏᓪᓗ ᐱᕈᕐᐸᓕᐊᓕᕐᒪᖔᑕ ᐊᓯᑦᔨᐸᓪᓕᐊᒍᑎᖃᕐᓱᑎᒃ ᐅᕕᒃᑲᓂᒃ ᐱᔭᕐᓃᑐᓂᒃ ᓵᖕᖓᓯᕙᒃᑲᓗᐊᕋᒥᒃ. ᐊᐅᓚᔫᓕᐅᕈᓐᓇᓚᕿᔪᕕᓂᖅ ᐃᑲᔪᕐᑕᐅᓱᓂ ᐃᓚᒥᓄᑦ ᓄᓇᕐᖃᑎᒥᓄᓪᓗ.
ᐅᓪᓗᒥ ᐁᓴ ᐊᒥᓱᐃᓂᒃ ᐊᓕᐊᓇᕐᑐᒪᕆᓐᓂᒃ ᐊᑑᑎᖃᑦᑕᓚᖓᔭᒥᓂᒃ ᕿᓚᓈᕈᑎᖃᓕᕐᑐᖅ. ᐃᓚᐅᒐᒥ ᐊᑑᑎᑎᑦᓯᓚᖓᔪᓂᒃ ᐃᓚᒌᑦᑐᓄᑦ ᕿᒥᕐᕈᑎᑦᓯᓂᕐᒥᒃ ᐊᑎᖃᕐᓱᓂ ᕿᓪᓚᓂᖅ ᑳᓇᑕᐅᑉ ᕿᒥᕐᕈᑎᑦᓯᕕᖓᓂ ᔫᓂ 11-ᒥ ᑎᑭᓪᓗᒍ ᓯᑉᑎᒻᐱᕆ 20. ᕿᒥᕐᕈᕋᑦᓴᖃᕐᑎᓯᓂᖅ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ ᐃᒻᒥᓂᒃ ᑕᑯᔭᐅᑎᑦᓯᕕᐅᓪᓚᕆᓚᖓᔪᖅ, ᓄᐃᑦᓯᒍᓐᓇᑎᓗᒋᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕈᓯᕐᒥᓂᒃ ᐱᐅᓯᑐᐃᓐᓇᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᓗᑎᒃ, ᖃᓪᓗᓈᓄᑦ ᖃᓪᓕᕌᕐᑕᐅᑐᐃᓐᓇᕋᓗᐊᕐᑎᓗᑕ. ᐁᓴ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᓛᕐᑐᖅ ᑕᕐᓯᑐᕐᓯᒪᔭᒥᓂᒃ ᐱᖁᑎᓄᑦ/ᓴᐸᖓᓄᑦ ᐊᑦᔨᖑᐊᕆᑦᓱᓂᐅᒃ ᐊᑖᑕᑦᓯᐊᒥᑕ ᐊᑎᖃᕐᑎᓗᒍ ᐃᕙᓗᖏᑦ ᐃᒫᐱᐅᑉ. ᐁᓴ ᐁᓯᒪᓛᕐᒥᔪᖅ ᑐᔮᓐᑐᒥ Toronto Queer Film Festival ᐊᒻᒪᓗ Indigenous Curatorial Collective ᓯᓚᑦᑐᓴᕐᑎᓯᕕᒻᒥ ᓯᓚᑦᑐᓴᕐᑕᐅᖃᑕᐅᓗᓂ, ᒣᒥᑦ ᓯᑉᑎᒻᐱᕆᒧᑦ. ᐃᓚᐅᑦᓱᓂᓗ ᑎᒍᓚᕗᑦ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑦᓯᓂᕐᒧᑦ, ᐊᐅᓚᔫᓕᐅᕐᓂᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᑕᓚᕖᓴᒃᑰᑐᑦᓴᓕᐅᕐᓂᓂᒃ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑕᐅᓂᖓ ᐃᓄᐃᑦ ᐅᕕᒃᑫᑦ ᐱᒋᐊᓛᕐᑐᒧᑦ ᐋᑐᕗᐊᒥ ᔫᓂ 1-ᒥ ᐃᖃᓗᓐᓂ ᔪᓓᒥ. ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᒧᑦ ᐁᓴ ᓄᐃᑦᓯᓲᖅ ᐃᑉᐱᒋᔭᒥᓂᒃ ᓇᒻᒥᓂᖅ. ᐃᓱᒪᒋᔭᒥᓂᓪᓗ, ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐊᕆᓲᖏᑦ ᐃᓕᖓᓪᓚᕆᑦᑐᑦ ᐃᓅᓯᖓᓄᑦ.

Isaac Partridge est un artiste multidisciplinaire bispirituel. C’est sa mère, Taqralik Partridge, qui lui a enseigné l’art du perlage dès l’âge de quatre ans, mais ce n’est que deux décennies plus tard qu’il a véritablement commencé à le pratiquer. Au fil des ans, il a franchi toutes les étapes menant à la maîtrise de son art, malgré les difficultés rencontrées pour créer ses propres motifs originaux et apprendre des techniques de perlage complexes. Il puise son inspiration dans tous les aspects de sa vie : son éducation en tant que Mohawk et Inuit, sa relation mère-fils, ainsi que dans la culture pop japonaise.
En 2020, il a participé à l’exposition en ligne Debout ensemble à travers l’art, où il a présenté sa vision de la pandémie en dessins. Cette expérience a été très enrichissante, et il se réjouit que les organisateurs aient reconnu en lui un artiste prometteur. « Il est positif de constater que de nouveaux artistes bénéficient d’un soutien », a-t-il déclaré. En 2022, sa mère l’a invité, avec sa sœur Akinasi Partridge, à prendre part à un projet d’envergure : un amautik sur toile intitulé Nunami. Cette œuvre a été présentée dans le cadre de l’exposition « Notre territoire, notre art » au Musée canadien de la nature, à Ottawa. Isaac a réalisé le travail de perlage de l’amautik, s’inspirant de la flore et de la faune nordiques. « J’étais très heureux et fier de participer à cette exposition », a-t-il déclaré.
Isaac s’intéresse également au théâtre et au cinéma. Il a notamment participé à une pièce de théâtre avec la troupe Aaqsiiq, assumant des responsabilités liées à la gestion des accessoires et des prises de vue, tout en interprétant un rôle. Il a incarné Itsi, un homme chauve qui montrait ses fesses le mauvais temps. Il aimait cette touche d’autodérision humoristique. Il a également réalisé un film intitulé Illuunnata Silami, portant sur les jeunes 2SLGBTQ+ vivant en milieu urbain et la manière dont les cultures et les communautés autochtones se transforment et évoluent grâce à eux, malgré les défis auxquels ils sont confrontés. Il a pu réaliser ce film avec l’aide de sa famille et de sa communauté.
Isaac participera prochainement à de nombreux événements passionnants, notamment l’exposition collectif Qillaniq, qui se tiendra à la Galerie nationale du Canada du 11 juin au 20 septembre. Cet événement permet aux artistes de s’exprimer librement et de créer des œuvres originales, malgré le contexte colonial dans lequel nous vivons. Il y présentera un portrait perlé représentant son grand-père, intitulé Threads of Imaapik. Il participera au festival du film queer de Toronto ainsi qu’au programme de mentorat du Collectif des commissaires autochtones, en tant que mentoré, de mai à septembre. Il est également inscrit au programme Tigulavut, un programme de formation en cinéma et télévision destiné aux jeunes Inuit, débutant à Ottawa le 1er juin et se terminant à Iqaluit en juillet. Pour lui, l’art est un moyen d’expression qui lui permet de raconter des histoires d’un point de vue personnel. Son art est profondément ancré dans sa vie.

Isaac Patridge is a 2-spirit multidisciplinary artist. His mother, Taqralik Partridge, taught him how to do beadwork at the age of 4, but it was only after 20 years that he was encouraged to resume his practice. Over the years he got through the steps of mastering his art despite all the challenges to create his own original designs and learning complex beading techniques. He gets his inspirations from all sorts of things in his life: his upbringing as a mohawk and inuk, his mother and son relationship and the Japanese pop culture. In 2020, Isaac was a part of the online exhibition Standing Together Through Art, where he had the opportunity to present his own perspective on the pandemic in drawings. This was a meaningful opportunity for him, and he was glad that the organizers saw some potential in him. He added “it was good to see new artists getting support”. In 2022, his mother invited his sister Akinasi Partridge and him to make a large canvas amautik art piece, called Nunami, to be presented in Our Land, Our Art exhibition at the Canadian Musuem of Nature in Ottawa. Isaac’s task was to do the beadwork of the amautik, inspired by the flora and fauna of the North. He said “I was very happy and proud to be a part of the exhibition”.
Isaac is also involved in Theater and Film. He was a part of a play with Aaqsiiq, helping with the props, filming and even performing. He had performed as a bald man named Itsi showing his cheeks for good weather; he liked the self-deprecation for humour. Partridge also made a film called Illuunnata Silami, in which he focuses on 2SLGBTQ+ youth living in urban centres and how Indigenous cultures and communities grow and evolve with young people despite the challenges they face. He was able to create the film with the help of his family and community.
Currently Isaac is having many wonderful events coming up. He is part of the upcoming group exhibition called Qillaniq at the National Gallery of Canada opening on June 11th and up until September 20th. The event has the artists express themselves truly, where they can create art out of the norm, despite the colonial foundations we live under. Isaac is presenting a beaded portrait of his grandfather titled Threads of Imaapik. Isaac is also attending the Toronto Queer Film Festival and Indigenous Curatorial Collective mentorship as a mentee, From May to September. And he is also part of the Tigulavut training program, a film and television training program for inuit youth starting in Ottawa on June 1st and finishing in Iqaluit in July. Art to Isaac is an outlet to express himself and tell stories from his perspective. His art is deeply connected to his life.

ᖃᐅᔨᒋᐊᑦᓯᐊᕈᒪᒍᕕᑦ ᓴᓇᖕᖑᐊᑎᐅᑉ ᒥᑦᓵᓄᑦ / Découvrir plus sur l’artiste / Know more about the artist:
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ᐱᔭᑦᓴᓯᐊᖁᑎᖓ / Projet spécial / Special Project

ᐊᓪᓚᑐᖅ | Texte de | Text by: Leo-Paul Ohaituk

Panel 4

ᓃᕕ ᓯᓅᐹᓪ | Niivi Sinuupa

ᑎᕆᓪᓗᓕᐅᑦ | Avril | April

ᓃᕕ ᒪᑦᕈᐃᓕᖓᔪᒥᒃ ᑕᕐᓂᓕᒃ ᐊᒥᓱᐄᓂᒃ ᐱᓯᑎᐅᒍᑎᖃᕐᓱᓂ, ᐃᖕᖏᕈᓯᓕᐅᕈᓐᓇᓱᓂ, ᒥᕐᓱᕈᓐᓇᓱᓂ ᒥᖑᐊᖕᖑᐊᕈᓐᓇᓱᓂᓗ ᑕᒪᒃᑯᐊ ᖃᐅᑕᒫᑦ ᓃᕕᐅᑉ ᐊᑑᑎᓱᖏᑦ. ᓃᕕ ᓯᑕᒪᑐᐃᓐᓇᓂᒃ ᐅᑭᐅᕐᑲᕐᓱᓂ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑕᐅᒋᐅᕐᑐᕕᓂᖅ ᑲᑕᑦᔭᓱᓂ ᕿᓚᐅᑦᔭᓱᓂᓗ ᑰᑦᔪᐊᒥ ᐅᕕᒃᑲᕐᑯᑎᖏᑦᑕ ᐃᓕᒋᑦᓱᑎᒃ ᑕᑯᓐᓇᐅᔭᕐᑕᐅᓲᓂᒃ ᐃᓚᐅᑦᓱᓂ, ᐱᖓᓲᔪᕐᑐᓂᒃ ᐅᑭᐅᖃᕐᓱᓂ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑕᐅᒋᐅᕐᑐᕕᓂᖅ. ᓯᑕᒪᐅᔪᖕᖏᒐᑦᑐᓂᒃ ᐅᑭᐅᕐᓱᓂ ᐃᖕᖏᕈᓯᓕᐅᖃᑦᑕᓯᔪᕕᓂᖅ ᐊᓈᓇᒥᓄᑦ ᐃᑲᔪᕐᑕᐅᓱᓂ ᐊᓪᓚᖃᑦᑕᑎᑦᓗᒍ ᐅᕐᑲᐅᓯᕐᑕᓕᒫᖏᓐᓂᒃ ᐃᖕᖏᕈᓯᓕᐊᖓᑦᑕ. ᓃᕕ ᐅᖃᐅᓯᖃᓚᐅᕐᑐᖅ “ᐱᒋᐊᕐᕕᒋᓚᕆᒋᓯᒪᔭᒥᓂᒃ” ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑕᐅᒋᐅᕐᓱᓂ ᐃᓄᒋᐊᑦᑐᓄᑦ ᒫᑦᓯᐅᑎᓪᓗᒍ 2024-ᒥ ᒪᓐᑐᔨᐊᒥ ᑌᔭᐅᔪᒥᒃ “ᐅᕕᒃᑫᑦ ᓱᖏᐊᕐᑕᐅᓂᖓ” ᐃᖕᖏᓗᑦᑖᑏᑦ ᐊᓕᐊᒋᓂᕐᐹᖓᓂᒃ ᐃᖕᖏᕕᒋᒋᐊᒥᒃ ᐊᑎᓕᒻᒥᒃ “La Sotterena” ᓃᕕ ᑌᑲᓂ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑕᐅᒋᐅᕐᑐᕕᓂᖅ ᐃᓗᐃᑦᑐᓂᒃ ᑯᑭᑕᐸᑦᑎᖃᕐᓱᓂ ᐊᓐᓄᕌᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᓱᑎᒃ.
ᓃᕕ ᓲᔪᓂᒃ ᑐᓴᕐᑕᐅᑫᒐᓱᐊᓲᖅ ᐃᖕᖏᓂᕐᒥᑎᒍᑦ ᒥᖑᐊᖕᖏᐊᓂᕐᒥᒍᓪᓗ ᐃᓄᐃᑦ ᐃᓱᒪᒋᔭᖏᓐᓂᒃ ᓂᐱᖃᕐᑎᓯᑦᓱᓂ. 2021-ᒥ ᐱᒋᐊᕐᓱᒍ ᑰᑦᔪᐊᒥ ᐸᕐᓀᓂᔨᐅᖃᑦᑕᓯᒪᓕᕐᑐᖅ ᐱᓱᒍᑎᒋᑦᓱᒋᑦ ᐊᖑᑕᐅᖃᓐᓂᐊᖃᑎᒌᓲᑦ ᐊᕐᓀᓗ ᙯᒐᓱᐊᕐᑏᑦ ᑌᓗᐊᖕᖑᐊᓱᒍ ᑑᐱᓇᓴᖅ ᓯᕗᓪᓕᐹᑦᓯᐊᒥ ᐱᓱᖃᑎᒌᓐᓂᕕᖓᓄᑦ ᙯᒐᓱᐊᕐᑎᓂᒃ ᐊᖑᑕᐅᖃᑎᒌᓐᓂᐊᑎᓂᓪᓗ 2020 ᐅᑎᓪᓗᒍ. ᓃᕕ ᓚᓚᐅᕐᑐᖅ “ᓄᓇᕕᒻᒥ ᐊᖑᑕᐅᖃᑎᒌᓐᓂᐊᑏᑦ ᐊᕐᓀᓗ ᙯᒐᔪᐊᕐᑏᑦ ᐱᓱᒍᑕᐅᓲᒍᓂᖓ ᑲᔪᓯᒋᐊᖃᕐᒪᑦ, ᐅᕕᒃᑫᑦ ᙯᒐᔪᐊᕐᑏᑦ ᑭᒡᒐᑐᕐᑎᖃᕆᐊᖃᕐᒪᑕ”. ᓃᕕᐅᑉ ᐃᖕᖏᕈᓯᓕᒫᖏᑦ ᙯᒐᔪᐊᕐᑎᓅᓕᖓᔪᑦ ᑕᒪᓕᓐᓄᓗ ᐊᑐᑎᔭᐅᓲᓂᒃ ᐅᖃᐅᓯᕐᑕᖃᕐᓱᑎᒃ, ᐊᑦᑕᕈᓱᖕᖏᑐᓂᒃ ᐃᖕᖏᕈᓯᖏᑦ ᐅᖃᐅᓯᕐᑕᖃᓲᒍᓐᓂ ᑯᖏᓐᓄᑦ ᓃᕕ ᓄᔭᕐᓗᑐᑦᓴᔭᐅᓂᕋᑦᑕᐅᓲᖅ ᑌᒃᑯᐊ ᐃᖕᖏᓲᑦ ᓂᐱᕐᖁᑑᑦᓱᑎᒃ. ᐆᑦᑑᑎᐅᕗᖅ ᐃᖕᖏᕈᓯᖓᑦᑕ ᐃᓚᖓ ᐃᒣᓕᔪᖅ “ᐅᐱᒍᓱᓐᓂᑕᖃᖕᖏᑐᖅ ᐃᓄᓐᓂᒃ ᐊᒥᓱᓂᒃ ᑐᖁᕃᓂᖅ” ᑖᓐᓇ ᐃᖕᖏᕈᓯᖅ ᓄᐃᒋᐅᕐᑐᕕᓂᖅ ᔫᓓ 1-ᒥ ᐊᕐᕌᓂᑦᓵᓂ ᐱᑦᔪᑎᒋᑦᓱᒍ ᓄᓇᕕᒻᒥ ᐊᑕᔪᒥᒃ ᐃᒻᒥᕐᓂᐊᑉᓂᐅᕙᑦᑐᖅ, ᑲᕙᒪᒃᑯᓂᒃ ᐸᓯᑦᓯᒍᑎᒋᑦᓱᒍ ᓄᓇᖃᕐᖄᓯᒪᔪᓂᒃ ᐊᓂᓱᕌᒐᓱᐊᕐᓂᕋᕐᓱᒋᑦ ᑐᖁᒐᕐᓱᒋᑦ.
2025 ᒍᑎᓪᓗᒍ ᓃᕕᒃᑯᑦ ᐊᕐᕕᑕᕐᑐᕕᓂᑦ ᐅᑭᐅᕐᑕᑐᓕᒫᒧᑦ ᑰᑦᔪᐊᒧᑦ ᐃᖃᓗᓐᓄᑦ ᓅᒻᒧᓗ ᐊᓯᖏᓐᓄᓗ ᓄᓇᓕᓐᓄᑦ. ᐃᒣᓕᒍᑎᖃᓚᐅᔪᖅ ᐊᕐᕕᑕᕐᑐᕕᓂᐅᑦᓱᑎᒃ ᐱᐅᓯᑦᓴᔭᖃᑎᑦᑎᓂᒃ ᐃᓄᑦᑎᒍ ᓇᓂᒦᐅᑐᐃᓐᓇᐅᒐᓗᐊᕐᒪᑕ ᐊᑐᑎᒋᐅᕐᓂᕋᕐᓱᑎᒃ ᐱᐅᓯᕐᒥᓂᒃ ᑭᓇᐅᓂᕐᒥᓂᓪᓗ ᐃᓕᑦᓯᒋᐊᓛᕈᑎᒋᑦᓱᒍᓗ ᑕᑯᓐᓇᕋᑦᓴᓯᐊᖁᑎᒥᓂᓪᓗ ᑕᑯᓚᕿᑦᓱᓂ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᐅᒥᔪᓂᒃ ᐅᑯᓂᖓ, ᑕᕐᕋᔭ/ᓲᒥ. Northern Haze ᑯᓂᓪᓗ. ᐅᓪᓗᒥᓕ 2026-ᒥ ᒥᕐᓱᓲᑦ ᐊᓐᓄᕌᓂᒃ ᑕᑯᓐᓇᐅᑲᕐᑕᐅᑐᐊᕋᒥᒃ ᐊᑐᓲᒥᓂᒃ, ᐃᓕᓴᕐᒥᔪᖅ ᐅᐃᒍᓕᐅᑎᑦᓱᒍ ᐃᓕᓴᕐᓱᓂ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᒍᓯᕐᒥᒃ ᐱᓂᐊᕐᓂᓕᕆᓂᕐᒥᓗ. ᐊᐅᔭᐅᓛᕐᑐᖅ ᐊᕐᕕᑕᓛᓕᕐᒥᔪᑦ ᐃᖕᖏᕈᓯᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᓄᐃᑦᓯᒋᐅᓗᑎᒃ ᑌᑦᓱᒍ “ᓂᕕᐊᕐᓯᐊ”ᒥᒃ ᐃᖕᖏᕈᓯᖏᑦ ᐱᓂᐊᕐᓂᓕᕆᔨᓕᑦᑖᑐᑦ, ᕿᓚᐅᑦᔭᓂᕐᑕᖃᕐᓱᑎᒃ ᐱᓯᕐᓲᑎᓂᓪᓗ ᐅᐊᕈᑎᖃᕐᓱᑎᒃ ᓂᐱᕆᑦᓱᓴᔦᑦ ᐃᖕᖏᕈᓯᒋᓐᓂᒃ ᐊᐅᒍᓯ 31-ᒥ ᑖᒃᑯᐊ ᐃᖕᖏᕆᐅᓛᕐᑕᖏᑦ ᐃᓄᓐᓄᑦ ᐊᒥᓱᓄᑦ, ᐅᑕᕐᕿᖑᑦᓯᐊᑐᒍ! ᓃᕕᐅᑉ ᖃᕆᑕᐅᔭᑎᒍᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᕕᖏᓐᓂ ᑕᑯᒋᐊᕈᓐᓇᑐᓯ: @niivi.music Instagram ᒋᒍᑦ, Youtube ᑎᒍᓪᓗ @Niivi.Musique .

Artiste multidisciplinaire bispirituel·le, NIIVI considère la musique, la couture et la peinture comme des éléments essentiels de sa vie quotidienne. Iel se produit sur scène depuis l’âge de 4 ans, d’abord en pratiquant le chant de gorge inuit et la danse du tambour avec le groupe de jeunes de Kuujjuaq, puis en chantant sur scène dès l’âge de 6 ans. À l’âge de 7 ans, NIIVI a commencé à écrire ses propres chansons avec l’aide de sa mère qui notait chaque rime. NIIVI considère que le concert donné à Montréal en mars 2024, lors d’un festival punk intitulé Youth Attack et organisé dans la salle préférée de l’artiste, La Sotterenea, marque son véritable début de carrière. Pour la première fois, NIIVI y a chanté avec un groupe complet, portant une robe de sa propre création.
À travers son art, NIIVI véhicule un message puissant et se définit avant tout comme un·e militant·e pour la cause inuit. Depuis 2021, iel organise la Parade de la fierté de Kuujjuaq aux côtés d’une équipe d’Inuit, notamment Tobi Nassak, qui a organisé la toute première Parade de la fierté du Nunavik en 2020. Selon NIIVI, « il est important que la Parade de la fierté du Nunavik se poursuive, car les jeunes Inuit queer ont besoin d’être représenté·e·s ». Toute la musique de NIIVI traite de son expérience d’Inuk queer et de personne biraciale. Ses textes sont résolument politiques, ce qui a souvent valu à NIIVI d’être qualifié.e d’artiste « punk ». Par exemple, le titre « No Pride in Genocide », sorti le 1er juillet 2024, aborde l’épidémie de suicides qui sévit actuellement au Nunavik, qu’iel qualifie de prolongement de la tentative de génocide des peuples autochtones par les gouvernements.
En 2025, NIIVI a effectué une tournée à travers l’Inuit Nunangat, se rendant notamment à Kuujjuaq, Iqaluit et Nuuk. Iel décrit cette expérience comme « un retour aux sources, une occasion de renouer avec mon peuple et de m’imprégner de la culture inuit en parcourant différents territoires inuit. J’ai ainsi pu en apprendre davantage sur ma culture et sur moi-même, et j’ai pu rencontrer et collaborer avec d’autres artistes inuit que j’admire, comme Tarrak, Sume et Northern Haze. »
Aujourd’hui, en 2026, NIIVI confectionne tous ses costumes de scène et ses produits dérivés à la main, et poursuit des études en arts plastiques et en sciences politiques. Iel prépare une nouvelle tournée estivale et lancera, le 31 août, un premier album intitulé NIVIARSIAK, composé de titres aux paroles engagées mêlant chant de gorge, tambours traditionnels, pisirsuniq (chants anciens) et rock, en compagnie d’un groupe complet. Nous attendons cet album avec impatience ! Suivez l’aventure de NIIVI sur ses réseaux sociaux : @niivi.music sur Instagram et @Niivi.Musique sur YouTube.

NIIVI is a 2-Spirit Multi-disciplinary artist, making music, sewing and painting are all part of NIIVI’s daily life. NIIVI started performing on stage at only 4 years old, starting with Inuit Throat singing and drum dancing with the Kuujjuaq Youth Group and started singing on stage at age 6. By 7 years old NIIVI started writing their own songs with the help of their mother who wrote down every rhyme. NIIVI cites the ‘real’ start of their career as their performance in Montreal in March of 2024 for a punk festival called Youth Attack taking place at the artist’s favourite venue La Sotterenea where NIIVI performed for the first time with a full-band wearing a dress of their own design.
NIIVI has strong messaging behind their art and titles themselves an activist for Inuit above all else. Since 2021 they’ve been organizing the Kuujjuaq Pride Parade alongside a team of Inuit notably Tobi Nassak who organized the 1st ever Nunavik Pride Parade in 2020. NIIVI states “It’s Important for Nunavik Pride Parade to keep going, queer Inuit youth need representation.” All of NIIVI’s music is about the queer, mixed-race Inuk experience, their writing is unapologetically political which has led many to title NIIVI a ‘Punk’ artist. For example, their song No Pride in Genocide Released July 1st of 2024, is about how the ongoing suicide epidemic in Nunavik, calling it a continuation of the Governments attempted genocide of indigenous peoples.
In 2025 NIIVI went on tour across Inuit Nunangat, going to Kuujjuaq, Iqaluit and Nuuk just to name a few. They cite this experience as “a reconnection to my people, being able to experience Inuit culture throughout different Inuit territories I was able to learn more about my culture and about myself and I was able to collaborate and meet other Inuit artists whom I look up to like Tarrak, Sume and Northern Haze.”
Now in 2026, they handmade all of their own stage costumes and merch and is currently studying Studio Arts and Political Science in college. NIIVI is planning another Summer tour and their Debut Album titled NIVIARSIAK with tracks filled with political lyrics, throat singing, traditional drum, Pisirsuniq (ancient songs) and a full band rock sound is releasing August 31st and we can’t wait! Go follow NIIVI’s journey on their social media: @niivi.music on Instagram and @Niivi.Musique on YouTube.

ᐊᓪᓚᑐᖅ | Texte de | Text by: Leo-Paul Ohaituk

ᐱᔭᑦᓴᓯᐊᖁᑎᖓ / Projet spécial / Special Project

ᐊᑦᔨᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᑕᐅᑎᑦᓯᓯᒪᔪᑦ / Crédit photos / Photo Credit: Ollie Cappello

ᐊᑦᔨᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᑕᐅᑎᑦᓯᓯᒪᔪᑦ / Crédit video / Video Credit: Samuel Surace-Dumont