2019 UNESCO-ᒧᑦ ᓇᓗᓀᕐᑕᐅᓚᕆᑦᓯᒪᔪᑦ ᓄᓇᖃᕐᖄᑐᕕᓃᑦ ᐅᖃᐅᓯᖏᑦᑕ ᐊᕐᕌᒍᒋᓚᖓᔭᖓᓂ. ᐊᐅᒫᒡᒋᕕᒃ, ᓄᓇᕕᒻᒥ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᓄᑦ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᔨᓄᑦ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᔨᓄᑦ ᑭᒡᒐᑐᕐᕕᒃ, ᑖᑦᓱᒥᖓ ᐱᒻᒪᕆᒻᒥᒃ ᑕᑯᑦᓴᖑᕐᑎᓯᓪᓚᕆᒋᐊᕐᓗᓂ, ᕿᒥᕐᕈᑎᑦᓯᓂᖃᓛᕐᑐᖅ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᓐᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᐃᒻᒥᓂᒃ ᑐᓴᕐᓴᐅᑎᑦᓯᒍᑎᖃᕐᑎᓗᒋᑦ. ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᖅ ᕿᑎᖓᓃᑦᑎᓚᕆᐅᒻᒪᑦ ᐊᕕᖃᑎᒌᒍᑎᐅᒍᓐᓇᑐᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐱᐅᓕᑦᓯᒋᐊᕐᓂᓄᑦ ᓄᓇᖃᕐᖄᑐᕕᓃᑦ ᐅᖃᐅᓯᖏᓐᓂᒃ, ᑐᓴᕐᑕᐅᑎᓗᒋᓪᓗ ᐊᓯᐅᕙᓪᓕᐊᓕᕐᓂᖏᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᓂᐱᖃᕐᑎᓯᓂᐅᒋᐊᓕᒻᒥᒃ ᑕᑯᔭᐅᑎᑦᓯᓗᑎᒃ ᓯᓚᕐᔪᐊᒥᐅᓄᑦ. ᑖᓐᓇ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᕕᐅᔪᖅ ᐃᓚᐅᑎᑦᓯᓚᖓᔪᖅ ᑕᕝᕙᓂ ᐊᕐᕌᒍᒥ ᑕᑕᒥᓐᓇᑐᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓃᑦ ᖃᓄᐃᓕᖓᑎᑕᐅᓂᖏᓐᓂᒃ ᐅᕙᑦᑎᓄᑦ ᑕᑯᔭᐅᑎᑦᓯᒍᓐᓇᐅᑕᐅᓗᓂ ᓯᓚᕐᔪᐊᒥᐅᓂᒃ ᖃᓄᐃᓕᒍᑎᖃᓲᒍᓂᖏᓐᓄᑦ ᐱᓪᓚᕆᑦᑐᑦ ᑐᓴᕐᓴᐅᑎᑕᐅᑎᓪᓗᒋᑦ. ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᐅᖃᐅᓯᐅᕗᖅ ᐊᓐᓂᓇᓪᓚᕆᑦᓱᓂ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ ᐃᓱᒪᒋᔭᒥᓂᒃ ᐱᔪᓐᓇᓂᕐᒥᑎᒍᑦ ᑕᑯᔭᐅᑎᑦᓯᒍᓐᓇᓯᕕᒋᓗᒍ ᑲᔪᓯᖕᖏᐸᑦ ᑌᒣᕐᖃᔭᕋᔭᑦᔭᒐᑎᒃ.

L’UNESCO proclame 2019 comme L’Année internationale des langues autochtones. Dans le cadre de cet événement important, Aumaaggiivik le Secrétariat des arts du Nunavik, souhaite mettre en valeur chaque mois le travail d’un artiste qui crée, s’exprime, en Inuktitut. Les arts seront toujours au cœur du partage et de la préservation des langues autochtones, mettant en évidence le fait que leur disparition rendrait invisible pour l’humanité des voix nécessaires. Ce site partage à la foi des œuvres magnifiques, fascinantes et qui donne à voir une vision du monde qui répond à une réalité humaine bien spécifique. L’Inuktitut est une langue d’expression extrêmement riche avec laquelle des artistes arrivent à exprimer des choses qu’ils ne pourraient dire autrement.

UNESCO declared 2019 the Year of Indigenous languages. Aumaaggiivik, Nunavik Arts Secretariat, will joint this significant event by showcasing Nunavik artists that use Inuktitut in their art. Art is upfront and central to sharing and preserving Indigenous languages for humanity; it inspires awareness and develops new perceptions on worldviews often unheard and invisible. Inuktitut is a rich language that represents cultural identity and perceptions for Inuit artists who could not express their art otherwise. Over the next year this site will disseminate fascinating artistic approaches and connect us with contemporary Inuit realities and dreams.

Panel 1

ᓇᑦᔪᐃᔭᕐᕕᒃ| Novembre | November

ᐄᑐᐊ ᓯᓅᐹᓪ | Etua Snowball

ᐄᑐᐊ ᓯᓅᐹᓪ ᑰᑦᔪᐊᒥᐅᖅ ᐊᒥᓱᐃᓂᒃ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᐅᑎᖁᑎᓕᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᓴᓇᖕᖑᐊᑎᐅᑦᓱᓂ. ᐃᓕᓭᔨᐅᑦᓱᓂᓗ ᐊᒻᒪᓗ ᑲᑎᕕᒃ ᐃᓕᓴᕐᓂᓕᕆᓂᕐᒥ ᐱᓇᓱᐊᕐᓱᓂ, ᓄᓇᕕᒻᒥ ᐃᓕᓴᕐᓂᓕᕆᓂᕐᒥᒃ. ᐱᖕᖑᐊᖃᒻᒥᐅᒥᔪᖅ ᐊᐅᓚᔫᓕᐊᕆᔭᐅᔪᓂ “Restless River” ᐃᓂᕐᓯᒪᔭᖏᓐᓂᒃ ᒫᕆ-ᐃᓕᐊᓐ ᑯᓯᓅᑉ ᐊᒻᒪᓗ ᒫᑕᓖᓐ ᐃᕙᓘᑉ, ᒪᓕᑦᓱᒋᑦ ᐊᑐᐊᒐᓕᐊᕕᓂᖏᑦ ᑲᐳᕆᐊᓪ ᕈᐊ ᐊᐅᓚᔪᕐᕕᓃᓕᕐᓱᑎᓗ ᑖᒃᑯᐊ.
ᐄᑐᐊ ᑲᒃᑲᓛᒍᓂᕐᒥᓂᓂᑦ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᐅᑎᓂᒃ ᐊᓕᐊᒋᔭᖃᕐᓯᒪᔪᖅ. ᓂᑉᐱᓴᕐᓱᓂ, ᐃᒻᒥᓂᒃ ᑯᑭᑕᐸᒋᐅᕐᓯᒪᔪᖅ. ᐃᓄᓐᓄᑦ ᑐᓴᕐᓂᒋᔭᐅᒐᒥ ᐊᓕᐊᓐᓂᕋᓚᐅᔫᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᐅᑎᒥᓂᒃ ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᓂᒃ ᑲᑎᕐᓱᓯᒪᔪᓕᐅᕐᓯᒪᑦᓱᓂ. ᖁᓪᓕᓴᔭᒥᓪᓗ ᓴᓇᐅᒐᒋᐅᓚᕿᓯᒪᑦᓱᓂ ᐃᓚᐅᖃᑦᑕᓱᓂ ᓄᓇᓕᒥᓂ ᐃᓄᑐᖃᕐᓂᒃ ᓴᓇᐅᒐᕐᑐᓂᒃ.
ᐄᑐᐊ ᓂᐱᓕᐅᕐᖄᑐᕕᓂᖅ ᓯᕗᓪᓕᐹᓂᒃ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᐅᑎᒥᓂᒃ, “ᓄᓇᒐ”, 1995-ᒥ. ᐁᑦᑐᑕᐅᓯᒪᑦᓱᓂᓗ ᓄᓇᖃᕐᖄᑐᕕᓃᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᔩᑦ ᓵᓚᖃᐅᑎᖏᓐᓂᒃ ᑐᓴᕐᓂᕆᔭᐅᓂᕐᐹᓅᕐᑕᐅᓲᓂᒃ Best Rock Album 2012-ᒥ ᑲᑎᕐᓱᓯᒪᔭᒥᓄᑦ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᐅᑎᒥᓄᑦ “Culture Shock”. ᑖᒃᑯᐊ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᐅᑎᖏᑦ ᓄᐃᑕᐅᓯᒪᔪᑦ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᔨᐅᓂᕐᒥᓄᑦ ᐊᑎᖓᑕ ᐊᑖᓃᑦᑎᓗᒋᑦ, ᓯᓅᐹᓪ, ᑌᒫᒃ ᐊᑎᖓᑕ ᐊᓪᓚᑕᐅᓯᒪᓂᖏᑦ ᐱᓯᒪᔪᑦ ᖃᓕᐅᔮᕐᐯᑎᑑᕐᑐᓂᑦ ᐃᓄᑦᑎᑑᕐᓱᑎᒃ ᐊᔪᕿᕐᑐᐃᔨᓄᑦ ᐊᑎᑐᖃᓕᐅᕐᑕᐅᓯᒪᐅᑎᒋᑦᓱᒍ, Snowball. ᐊᓪᓛᑦ, ᐊᑎᑐᖃᖅ ᐊᐳᑎᐊᕐᔪᒃ (ᓯᓅᐹᓪ) ᖃᓪᓗᓈᕐᑎᑑᓕᐊᕆᔭᐅᓯᒪᔪᖅ Snowball-ᖕᖑᑎᑕᐅᑦᓱᓂ ᐊᐅᓚᑦᓯᔨᐅᓯᒪᔪᓄᑦ. ᐄᑐᐊ ᓂᐱᓕᐅᕐᓯᒪᔪᖅ ᐱᖓᓱᐃᓂᒃ ᐃᓗᓕᓕᓐᓂᒃ ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᓂᒃ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᐅᑎᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᓄᑖᓂᒃ ᐅᓪᓗᒥ ᐱᓇᓱᐊᕈᑎᖃᕐᐸᓕᕐᓱᓂ ᑐᓴᕐᓴᐅᑲᐱᓛᕈᓇᐅᓕᕐᑐᓂᒃ. ᐃᓄᑦᑎᑐᕙᓪᓗᖅ ᐊᓪᓚᓲᖅ. ᐅᖃᐅᓯᕐᒥᒃ ᐱᕙᓪᓕᐊᖁᔨᔪᖅ ᐊᓯᐅᖏᓐᓇᖁᓇᒍ ᐊᒻᒪᓗ ᓯᕗᓪᓕᕕᓂᕐᒥᑕ ᐅᖃᐅᓯᖏᓐᓂᒃ ᐱᒻᒪᕆᐅᓂᕃᓯᒪᑦᓱᓂ.
ᐄᑐᐊ ᐊᒥᓱᐃᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑑᑎᑦᓯᒍᑎᓂᒃ ᐱᒋᐅᕐᓯᒪᒍᒪᔪᖅ. ᐱᐅᓯᖃᕐᓱᓂ ᓄᑖᓂᒃ ᐆᑦᑐᕋᕈᒪᓂᖃᓲᖅ. ᐊᐅᓚᔫᓕᐊᕆᔭᐅᑎᓪᓗᒋᑦ “Restless River” ᓯᕗᓪᓕᐹᒥ ᓱᓕᔪᖕᖑᐊᓕᐅᕐᓯᒪᔪᖅ ᐊᐅᓚᔫᓂ ᐱᒻᒪᕆᑦᑕᕆᔭᐅᑦᓱᓂ. “ᓯᕗᓪᓕᐹᒥ, ᐃᓪᓗᐊᐱᓐᓃᕙᖓ ᐊᑦᑕᑐᒃᑫᑐᐃᓐᓇᓂᐊᕐᓯᒪᑦᓱᖓ ᐊᒻᒪᓗ ᑭᖑᓂᖓᓂ, ᐊᐅᓚᔫᓕᐊᕆᔭᕐᓂ ᓱᓕᔪᖕᖑᐊᒍᖃᑕᐅᓪᓚᕆᓯᖏᓐᓇᓯᒪᑦᓱᖓ.” ᓚᓚᐅᔫᖅ. Croatia-ᓕᐊᕐᓯᒪᔪᖅ ᑕᑯᓐᓇᑕᐅᒋᐅᓯᑎᓪᓗᒋᑦ ᐊᐅᓚᔫᑦ ᑖᕙᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᑌᑦᓱᒪᓂ ᐃᒻᒥᓂᒃ ᑕᑯᒋᐅᕐᓯᒪᑦᓱᓂ ᑕᑯᓐᓇᕋᑦᓴᒪᕆᓐᓃᓕᕐᓱᓂ. “ᑖᕙᓂᑕᒐ, ᑭᓇᓕᒫᒃᑯᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᓯᒪᔪᑦ ᖃᐅᔨᒍᒪᓪᓚᕆᓐᓂᒥᓂᒃ ᑭᓇᒃᑰᒪᖔᑦᑕ, ᓇᑭᓂᑕᐅᒻᒪᖔᑦᑕ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓗᒡᒍᓯᑦᑎᓂᒃ.” ᓯᕗᓕᕐᑕᐅᓱᓂ ᓇᒻᒥᓂᖅ ᐊᑑᑎᓯᒪᔭᒥᓄᑦ, ᐄᑐᐊ ᑫᓪᓗᑐᐃᕙᓕᕐᑐᖅ ᐃᓄᓐᓂᒃ ᐅᕕᒃᑲᓂᒃ ᐱᕕᑦᓴᖃᕐᑎᒋᐊᕐᐸᖁᑦᓱᒋᑦ ᓄᑖᓂᒃ ᐊᑑᑎᒋᐅᕋᓱᐊᕐᐸᓗᑎᒃ ᒪᓂᔭᐅᑎᓗᒋᓪᓗ.

Etua Snowball, originaire de Kuujjuaq, est un artiste multidisciplinaire qui est notamment auteur/compositeur et sculpteur. Il est aussi Directeur des services éducationnelles pour la commission scolaire Kativik Ilisarniliriniq. Il a récemment joué dans le film Rivière sans repos de Marie-Hélène Cousineau et Madeline Ivalu, inspiré du livre de Gabrielle Roy, et qui est maintenant diffusé en salles.
Etua a de l’intérêt pour la musique dès l’enfance. Lorsqu’il est adolescent, il commence à jouer de la guitare en autodidacte. Il se dit chanceux que les gens ont apprécié sa musique et l’ont encouragé à enregistrer ses premiers albums. Il a également commencé à faire de la sculpture sur stéatite en joignant un groupe d’ainés de sa communauté.
Il a enregistré son premier album, Nunaga, en 1995, et son 2e album Artic Darkness, en 1998. Il a été lauréat du prix Meilleur album rock en 2012 lors du Aboriginal Peoples Choice Music Award pour son album Culture Shock. Cet album a été créé sous son nom d’artiste, Sinuupa, une transposition en caractères romains de la forme syllabique de son nom de famille anglicisé, Snowball. En effet, le nom de famille Aputiarjurq (balle de neige) a été traduit par Snowball en anglais autrefois par des fonctionnaires. Etua a enregistré trois albums et il travaille sur un album qui devrait sortir prochainement. Il écrit principalement en inuktitut. Il souhaite que la langue inuite continue d’évoluer pour ne pas courir à sa perte, mais tout en gardant la richesse des mots de ses ancêtres.
Etua s’intéresse à plusieurs disciplines artistiques. Il est le type de personne à vouloir essayer de nouvelles expériences. Le tournage du film Rivière sans repos fut la première fois où il a joué un rôle de grande envergure au cinéma. « Au début, j’étais sensé seulement louer ma cabine et finalement, je suis devenu un des acteurs principaux du film. » dit-il. Il est allé en Croatie pour la première du film et c’est aussi à ce moment qu’il s’est vu au grand écran. « Là-bas, les personnes ont démontré beaucoup d’intérêt pour qui nous sommes, d’où nous venons et pour notre culture. » Motivé par son propre cheminement, Etua encourage les jeunes Inuits à saisir la chance de vivre de nouvelles expériences lorsqu’elles se présentent à eux.

Etua Snowball from Kuujjuaq is a multidisciplinary artist, including a singer/songwriter and carver. He is also a Director of Education Services for Kativik Ilisarniliriniq, the Nunavik school board. He has recently played in the film “Restless River” by Marie-Hélène Cousineau and Madeline Ivalu, inspired by the book by Gabrielle Roy which is now in theaters.
Etua has had an interest in music since childhood. When he was a teenager, he started playing guitar as a self-taught. He says he is lucky that people liked his music and encouraged him to record albums. He also began soapstone carving by joining a group of elders from his community.
He recorded his first album, “Nunaga”, in 1995, and 2ndalbum, “Arctic Darkness”, in 1998. He won the Aboriginal Peoples Choice Music Awards for Best Rock Album in 2012 for his album “Culture Shock”. This album was created under his artist’s name, Sinuupa, which is a transposition in roman characters of the syllabic form of his anglicized last name, Snowball. As a matter of fact, the surname Aputiarjurq (snowball) was formerly translated to Snowball by the officials. Etua has recorded three albums and is working on a new one that should come out soon. He writes mostly in Inuktitut. He wants the language to continue to evolve so it will not die but says that it is also important to keep the words of his ancestors.
Etua is interested in several artistic disciplines. He’s the type of person who tries new experiences. The shooting of the film “Restless River” was the first time he played a major role in a movie. “At first, I was supposed to just rent my cabin and finally, I became one of the main actors of the film. ” he said. He went to Croatia for the premiere of the film and it was also at that moment that he saw himself on the big screen. “There, people have shown a lot of interest about who we are, where we come from and for our culture.” Led by his own experience, Etua also encourages Inuit youth to seize opportunities to live new experiences when they come.

Panel 2

ᐊᕐᓇᓕᓐᖒᑎᕕᒃ | Octobre | October

ᐄᕕ ᒫᒃ | Evie Mark

ᐄᕕ ᒫᒃ ᐊᒥᓱᐃᓂᒃ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᒍᑎᖃᕈᓐᓇᑐᖅ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕈᓐᓇᑐᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓕᓭᔨᐅᑦᓱᓂ ᓄᓇᕕᒃ ᓯᕗᓂᑦᓴᕗᒻᒥ ᐱᒋᐅᕐᐸᓕᐊᓯᒪᓂᕐᒥᓂᒃ ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ. ᑲᒃᑲᓛᒍᑦᓱᓂ ᓄᓇᓕᒥᓂᒃ ᕿᒣᓯᒪᔪᖅ ᖃᓪᓗᓈᑦ ᓄᓇᖓᓄᑦ ᓅᑦᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᕗᔨᕕᒻᒧᑦ ᐅᑎᕋᒥ ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᐃᓕᓴᕆᐊᓪᓚᕆᐊᖃᕐᓯᒪᔪᖅ ᐊᕐᕌᒍᓗ ᓈᑎᓪᓗᒍ ᐅᖃᕋᓐᓇᓯᑦᓯᐊᑐᕕᓂᐅᑦᓱᓂ. ᓯᕗᓪᓕᒥ, ᐃᑉᐱᒍᓱᑦᑐᕕᓂᖅ ᐃᓄᑦᑎᑑᕐᖃᔦᕐᓯᒪᓕᕋᒥ ᐃᓚᐅᑦᓯᐊᕈᓐᓀᓂᕐᒥᓂᒃ. ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᐃᓕᓴᕆᐊᓪᓚᑐᕕᓂᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᑲᑕᑦᔭᕆᐅᕐᓱᓂ ᑭᓇᐅᓂᕐᒥᓂᒃ ᓱᕐᖁᐃᓇᕐᑎᓯᒍᓐᓇᓕᕐᑐᕕᓂᖅ, ᐱᐅᔪᕆᑦᓯᐊᓂᕐᒥᒃ ᐃᑉᐱᒍᓱᓕᕐᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᐅᐱᒪᒋᔭᖃᓕᕐᓱᓂ ᑭᓇᐅᓂᕐᒥᓂᒃ.
ᐃᓄᐃᑦ ᓄᓇᖓ ᐃᓕᒪᑦᓯᐊᑐᖅ ᐃᓄᐃᑦ ᑭᓇᐅᓂᖏᓐᓄᑦ, ᐅᖃᐅᓯᖓᓄᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᑲᑕᑦᔭᓂᕐᒧᑦ, ᑖᒃᑯᐊᓗ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑦᓯᐅᑕᐅᕙᓕᕐᓱᑎᒃ ᐅᕕᒐᕐᓂᓴᓄᑦ 80-ᓂ ᐊᑐᕆᐊᖃᖕᖏᑑᑎᑕᐅᓯᒪᔪᕕᓂᐅᑦᓱᑎᒃ. ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᓂᕐᓕᖅ ᐃᑦᔪᐊᖃᑦᑌᓂᖅ. ᐅᖃᐅᓯᖅ ᑳᑦᑐᖅ ᐊᕿᐊᕈᖅ ᓂᑦᔮᑎᓪᓗᒍ ᑳᒧᑦ, ᖁᓗᐊᕐᑐᖅ. “ᑐᑭᓯᒪᒋᐊᖃᕐᑐᒍᑦ ᐊᕙᑎᐅᑉ ᖃᓄᐃᓘᕐᓂᖓᓂᒃ ᑌᒣᒻᒪᑦ, ᐱᑐᑦᓯᒪᔪᖅ ᐅᖃᐅᓯᕐᒧᑦ.” ᑕᕐᕋᐅᑉ ᐊᕙᑎᖓᓂ ᓂᐲᑦ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑦᓯᐅᑕᐅᕙᑦᑐᕕᓃᑦ ᑲᑕᑦᔭᓂᑎᒍᑦ: “ᓯᕗᓪᓕᕕᓂᕗᑦ ᐱᕐᓕᕋᕐᐸᑐᕕᓂᐅᒐᒥᒃ ᑐᓴᕐᓂᔮᕈᑎᓕᐅᕐᑐᕕᓃᑦ ᐊᕿᐊᕉᑉ ᑳᑦᑑᑉ ᓂᐱᖓᓂᒃ. ᖃᓄᐃᑦᑐᑰᕐᐸᓂᕐᒪᖔᑕ ᐱᒐᓱᐊᒻᒪᕆᑦᓱᑎ ᐃᓱᒪᒋᑐᐃᓐᓇᓱᒍ ᐅᐱᓐᓀᓘᕐᑐᖓ. ᓲᓱᑦᓴᓂᕐᓄᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐅᐱᓐᓀᓘᕐᓂᓄᑦ, (ᑲᑕᑦᔭᓕᕋᒪ) ᐊᕿᐊᕈᕐᒥᒃ ᑳᑦᑐᒥᒃ ᐃᑦᔭᓯᒐᓱᐊᑐᐃᓐᓇᖏᑦᑐᖓ, ᑐᑭᓯᒪᒋᐊᖃᕐᑐᖓ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᐅᑎᐅᑉ ᐱᒋᐊᕐᕕᒋᓯᒪᔭᖏᓐᓂᒃ.”
ᐃᓕᓭᔨᐅᓂᕐᒥᓄᑦ, ᐄᕕ ᓯᕗᓂᕐᒥ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑦᓯᐅᑕᐅᖁᔨᔪᖅ ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᐱᓇᓱᐊᕆᐅᕐᓴᑐᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓕᓴᕐᕕᔪᐊᓂ. ᐅᓪᓗᒥ ᐃᓕᓭᔨ ᓄᓇᕕᒃ ᓯᕗᓂᑦᓴᕘᒥ, ᐳᕐᑐᓂᕐᓭᑦ ᐅᖓᑖᓃᑦᑐᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐱᓇᓱᐊᕆᐅᕐᓴᕕᒻᒥ ᐃᓕᓴᕐᑐᓴᓂᒃ ᐱᓇᓱᒐᖅ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑦᓯᓂᕐᓄᑦ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᐱᕙᓪᓕᐊᒍᑎᒋᓯᒪᔭᖏᓐᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓗᒡᒍᓯᖓᓂᒃ. ᐄᕕ ᒫᒃ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᓯᒪᔪᖅ ᑲᑕᑦᔭᓱᓂ ᓯᓚᕐᔪᐊᓕᒫᒥ, ᐊᐅᓚᔫᓕᐅᕐᑎᐅᓱᓂᓗ ᐊᒻᒪᓗ ᒥᕐᓱᑎᐅᑦᓱᓂ.

Evie Mark, artiste multidisciplinaire et enseignante à Nunavik Sivunitsavut, partage son développement personnel avec l’inuktitut. Enfant, elle a quitté sa communauté pour vivre dans le sud du pays et, lorsqu’elle est revenue à Ivujivik, elle a dû retrouver son inuktitut et il lui a fallu un an pour le reparler couramment. Au début, elle se sentait déconnectée parce qu’elle ne parlait pas la langue. Réapprendre sa langue, ainsi que le chante de gorge, a solidifié son identité, sa confiance en soi et sa fierté. «Lorsque vous apprenez votre culture, vous en apprenez davantage sur vous et cela vous donne un sentiment de fierté»
La terre où les gens vivent est intimement liée à leur identité, à leur langue et au chant de gorge qui est enseigné aux jeunes générations après la levée de l’interdiction de la pratique dans les années 80. Le mot pour oie en inuktitut est Nirliq, qui est le son qu’ils imitent. Le mot qui signifie faim est le gargouillement du ventre qui a faim, Quluarartuq. « Nous devons comprendre le comportement de l’environnement qui est, par conséquent, connecté à la langue. » Les sons reliés à l’environnement nordique ont été enseignés à travers le chant de gorge : «Nos ancêtres vivaient dans la famine et quand ils ont composé une chanson sur le son d’un estomac affamé, je ne peux qu’imaginer ce qu’ils ont vécu. Avec respect et honneur (lorsque je fais du chant de gorge), je ne vais pas simplement essayer de ressembler à un estomac affamé, je dois comprendre l’histoire de cet art. »
En tant qu’enseignante, Evie souhaite que les cours soient enseignés en inuktitut dans les collèges et les universités. Elle est actuellement professeure à Nunavik Sivunitsavut, un programme postsecondaire et pré-universitaire d’enseignement de l’histoire et la culture des Nunavimmiut. Evie Mark a effectué des tournées de chants de gorge à l’internationale, elle est également cinéaste et couturière.

Evie Mark, multidisciplinary artist and teacher at Nunavik Sivunitsavut shares her personal growth with Inuktitut. As a child she left her community to live down south and when she came back to Ivujivik she had to regain her Inuktitut and it took her a year to be fluent. At first, she felt disconnected not speaking the language. Relearning Inuktitut as well as throat singing has stabilized her identity, her self-confidence and being proud of who she is. “When you get to learn your culture, you get to learn more about who you are and it gives you a sense of pride”
The land where people live is very connected to who they are, their language and also throat singing, which is being taught to younger generations after the ban of the practice was lifted in the 80’s. The word for goose in Inuktitut is Nirliq which is the sound they mimic. The word for hunger is the growling of a hungry belly, Quluarartuq. “We have to understand the behavior of the environment therefore, it connects with the language.” The sounds of the northern environment were taught through throat singing: “Our ancestors use to live starvation so when they composed a song about the sound of a hungry stomach, I can only imagine what they went through. With respect and honor, (when I throat sing) I’m not just going to try to sound like a hungry stomach, I have to understand the history of the art.”
As a teacher, Evie wishes in the future that courses will be taught in Inuktitut in colleges and universities. She is currently a teacher at Nunavik Sivunitsavut, a post-secondary and pre-college teaching program in Nunavimmiut history and culture. Evie Mark has performed throat signing internationally, she is also a filmmaker and a seamstress.

Evie Mark / Akinisie Sivuarapik / Pauyungie Nataraaluk / Aulla Tullaugak

ᐊᑦᔨᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᑕᐅᑎᑦᓯᓯᒪᔪᑦ / Crédits photos / Photos credits: Robert Fréchette, Michel Patry

Evie Mark / Akinisie Sivuarapik, 2015
Panel 3

ᐊᒥᕃᔭᐅᑦ | Septembre | September

ᑐᐱᖅ ACT | Tupiq ACT

ᐊᕐᕌᒍᐃᑦ ᑕᓪᓕᒪᐅᔭᕐᑐᑦ ᐅᖓᑖᓄᑦ, ᐱᖕᖑᐊᑐᓂᒃ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᓂᖅ ᐊᑑᑎᑎᑕᐅᕙᓕᕐᑐᖅ ᓄᓇᕕᒻᒥ ᓄᓇᓕᓐᓂ ᐅᕕᒃᓄᑦ. ᐃᓚᖏᑦ ᓂᐱᒥᓂᒃ ᑕᑯᓯᒪᓕᕐᑐᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓕᐊᒋᔭᖃᒻᒪᕆᓕᕐᓱᑎᒃ ᓯᕗᓪᓕᐹᒥ ᓄᓇᕕᒻᒥ ᐱᖕᖑᐊᑐᑦ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᓂᕐᒥᒃ ᓄᐃᑦᓯᓯᒪᓕᕐᑐᑦ ᐊᑎᓕᒻᒥᒃ ᑐᐱᖅ ᐱᖕᖑᐊᑏᑦ. ᐃᓚᖓᑦ ᐃᓚᐅᔪᖅ ᓵᓕ ᑯᐊᑕ ᐊᒥᓱᐃᓂᒃ ᐱᔪᓐᓇᓂᓕᒃ ᑐᑭᓯᑎᑦᓯᓯᒪᔪᖅ ᓄᓇᕕᒻᒥ ᐃᓗᒡᒍᓯᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐅᖃᐅᓯᕐᒥᒃ ᐱᕙᓪᓖᓂᖃᕐᒪᐸᖔᕐᒥᒃ.
“ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᒍᑦᓱᑎᒃ ᐃᓄᐃᑦ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᕕᖁᑎᖓ, ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᒍᒪᔪᒍᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᐅᓂᒃᑳᖏᓐᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐅᓂᒃᑳᖑᐊᖏᓐᓂᒃ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᕕᒻᒦᓗᑕ. ᐱᖕᖑᐊᑎᓕᒫᕗᑦ ᐃᓄᑐᐃᓐᓇᐅᒪᑕ, ᐃᓄᑦᑎᑑᕐᓗᑕ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᒋᐊᒥᒃ ᓈᒻᒪᓯᐊᕐᒪᑦ.” ᓚᓚᐅᕐᑐᖅ ᓵᓕ ᑯᐊᑕ. “ᑌᒣᓪᓗᑕ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᐃᓗᒡᒍᓯᖓᓂᒃ ᐊᓯᐅᖑᓐᓇᑎᑦᓯᑌᓕᓚᕿᒍᓐᓇᑐᒐᑦ ᐱᕙᓪᓕᑎᒋᐊᕐᓗᒍᓗ ᐊᑑᑎᒐᑦᓴᓯᐊᒥᒃ ᐊᑑᑎᓂᖃᕐᓗᑕ.”
ᑐᐱᖅ ACT ᐱᖕᖑᐊᑏᑦ ᐅᓂᒃᑳᑕᐅᓯᒪᔪᓂᒃ ᐃᓄᓐᓄᑦ ᑕᑯᔭᑦᓴᖑᕐᑕᐅᓯᒪᔪᓂᒃ ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᐃᕐᖃᐅᒪᔭᒥᓂᒃ ᑲᒃᑲᓛᒍᑦᓱᑎᒃ ᑐᓵᓯᒪᔭᒥᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓄᑐᖃᕐᓂᑦ ᒪᓕᑦᓱᑎᒃ ᐱᖕᖑᐊᓲᑦ. ᑖᒃᑯᐊ ᐅᓂᒃᑳᑦ ᐅᓂᒃᑳᑕᐅᓲᑐᙯᑦ ᑖᕙᖕᖓᓂᐊᓗᒃ ᕿᑐᕐᖓᕇᓕᒫᓄᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᓂᕐᓂ, ᐃᓗᒡᒍᓯᒥᓂᒃ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᓲᑦ ᓲᓱᒋᑦᓯᐊᓱᒍ. “ᓄᐃᑕᑎᑦᓯᓕᕋᑦᑕ ᐱᑦᓯᐊᕋᓱᐊᕐᐸᑐᒍᑦ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᕕᒻᒥ ᐃᓄᐃᑦ ᐅᖃᐅᓯᖓ ᐊᑐᕐᓱᒍ, ᐅᖃᐅᓯᓕᒫᕗᑦ ᐅᖃᐅᓯᑦᑎᓂᒃ ᑐᓵᔭᐅᑎᑦᓯᓲᒍᔪᒍᑦ. ᓇᓗᓀᕐᓯᐅᑎᐅᒻᒪᑦ ᑭᓇᒃᑰᓂᑦᑎᓂᒃ ᐃᓄᑐᐃᓐᓇᐅᓱᑕ ᐊᒻᒪᓗ ᑖᒃᑯᐊ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᓂᕗᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᓄᓇᓕᖏᓐᓂ ᑭᓯᐊᓂ ᐊᑑᑎᑎᕙᖕᖏᑕᕗᑦ. ᖃᓪᓗᓈᑦ ᓄᓇᖓᓂ ᐃᓄᑐᐃᓐᓇᐅᖏᑦᑐᓂᒃ ᐱᕕᖃᕐᑎᓯᓯᒪᒻᒥᔪᒍᑦ ᐅᖃᐅᓯᑦᑎᓂᒃ ᑐᓵᑎᒍᓐᓇᓱᒋᑦ ᐱᕙᓪᓖᒍᑎᒋᑦᓱᒍ ᐃᓗᒡᒍᓯᕐᑎᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐅᖃᐅᓯᕐᑎᓂᒃ.”
ᐅᕕᒃᑫᑦ ᐅᖃᐅᓯᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᑦᓯᐊᖃᔦᕐᐸᓕᐊᓯᒪᓕᕐᑐᑦ ᑕᕐᕋᒥ ᑐᓴᐅᒪᒍᑏᑦ ᑕᑯᓐᓇᕋᑦᓭᑦ ᖃᓪᓗᓈᕐᑎᑑᑐᐃᓐᓇᒪᑕ ᖃᓪᓗᓈᕐᑎᑐᑦ ᑭᓯᐊᓂ ᐅᖄᖕᖑᓱᓕᕐᓱᑎᒃ. ᑭᓯᐊᓂ ᐅᑉᐱᕆᔭᖃᕐᑐᒍᑦ ᑕᒪᓐᓇ ᐱᐅᓯᑐᐃᓐᓇᐅᓕᕋᓗᐊᕐᑎᓗᒍ ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᐅᖃᐅᓯᐅᑉ ᐊᑐᕐᑕᐅᒐᓱᐊᓕᐅᒥᓯᒪᓕᕐᓂᖓᓂᒃ, ᑎᒦᑦ ᐅᓄᕐᓯᐅᒥᓯᒪᓕᕐᒪᑕ, ᐅᖃᐅᓯᕐᒥᒃ ᐊᓯᐅᖏᓐᓇᑎᑦᓯᑌᓕᔪᑦ.”
ᑐᐱᖅ ACT (ᐅᑭᐅᕐᑕᑐᒥ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᕕᒃ) ᐃᖏᕐᕋᓂᖃᕐᓯᒪᓕᕐᑐᖅ ᐊᕐᕌᒍᓕᒫᒥ ᐊᒻᒪᓗ ᐱᓇᓱᐊᒻᒪᕆᐅᑎᖃᕐᐸᓱᑎᒃ ᑎᒥᖕᖑᑎᒋᐊᕐᓱᒍ ᑎᒥᖕᖑᓂᖃᕆᐊᖃᕐᓯᒪᒻᒪᑦ. ᖃᒻᒥᖅ, ᑮᓇᐅᔭᕐᑖᑎᑕᐅᓚᐅᔫᑦ ᓴᐳᑦᔭᐅᓂᖃᕐᓱᑎᓪᓗ Conseil des arts et des lettres du Québec-ᒥᑦ. ᐅᑉᐱᕆᔭᓖᑦ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᓂᑎᒍᑦ ᐅᓂᒃᑳᒥᓂᒃ ᐅᓂᒃᑳᕈᓐᓇᓂᕐᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓄᒡᒍᓯᒥᒃ ᓄᐃᑕᑎᑦᓯᖏᓐᓇᓗᑎᒃ ᓄᑖᒍᑎᓪᓗᒍ ᑕᒪᓐᓇ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓕᐊᓇᕐᑑᓱᓂ.

Depuis maintenant plus d’une décennie, des camps de cirque ont été donnés aux jeunes du Nunavik. Certains y ont découvert une véritable passion et ont formé la première troupe de cirque du Nunavik appelée Tupiq ACT (Arctic Circus Troupe). L’un des membres, Charlie Gordon, qui est aussi un artiste multidisciplinaire, a expliqué comment ils promeuvent la culture et la langue du Nunavik.
«En tant que compagnie de cirque inuite Nunavimmiut, nous aimerions pouvoir présenter des histoires et des légendes inuites sur scène, à la manière d’un cirque. Comme tous nos artistes sont inuits, il est logique d’inclure notre langue dans nos présentations», a déclaré Charlie Gordon. «C’est un moyen de préserver et de promouvoir la culture du Nunavik de façon respectueuse.»
Tupiq ACT transforme des récits soit publiés, issus de leurs souvenirs d’enfance ou racontés par leurs aînés. Ces histoires ont été racontées de génération en génération et avec le cirque, les circassiens de la troupe partagent leur culture dans le respect. «En créant, nous essayons de notre mieux de parler l’inuktitut sur scène, chaque mot que nous disons garde la langue en vie. Cela définit qui nous sommes en tant qu’inuit et nous présentons ces spectacles non seulement dans les communautés inuites mais aussi dans le sud, où les non-Inuits ont une chance d’entendre la langue, faisant ainsi la promotion de la culture et de la langue.»
«Il est devenu plus difficile de préserver l’inuktitut chez les jeunes générations en raison des médias modernes présents dans le Nord, dans lesquels l’anglais devient la norme. Mais nous croyons que même avec cette réalité, l’inuktitut continue de croître, car il y a de plus en plus d’organisations qui maintiennent la langue en vie.»
Tupiq ACT est en opération depuis un an maintenant et s’efforce de devenir une organisation stable avec un bel avenir. Ils sont convaincus que, grâce au cirque, ils peuvent raconter leurs histoires et préserver leur culture de manière nouvelle et excitante.

For over a decade now, circus camps were given across Nunavik communities to the youth. Some who have found their voice and passion in it formed the first Nunavik Circus troupe named Tupiq ACT (Arctic Circus Troupe). One of the members, Charlie Gordon, who is also a multidisciplinary artist, explained how they promote Nunavik culture and language.
“As a Nunavimmiut Inuit circus company, we would love to be able to showcase Inuit stories and legends on stage in a circus fashion. As all of our artists are Inuit, it only makes sense to include our language in our presentations”, says Charlie Gordon. “It is a way to preserve and promote the Nunavik culture in a respectable fashion.”
Tupiq ACT turns stories that have been published or that they remember from their childhood and their elders. These stories have been told from generation to generation and with circus, they share their culture with respect. “As we create we try our best to speak Inuktitut on stage, every word we speak is keeping the language alive. It defines who we are as Inuit and we present these shows not only in Inuit communities. We also have shown in the south where non-Inuit have a chance to hear the language thus promoting the culture and language.”
“It has become more difficult to keep the younger generations speaking Inuktitut due to modern media present in the north in which English becomes the norm. But we believe that even with this reality Inuktitut is still growing, as there are more organizations, which keep the language alive.”
Tupiq ACT has been in operation for a year now and they have been working hard on becoming the organization it plans to be. Recently they received funding and support from the Conseil des arts et des lettres du Québec. They believe that through circus they can tell their stories and keep the culture alive in a new and exciting way.

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Panel 4

ᐊᐅᔭᓕᕈᑦ | Août | August

ᓯᐊᔭ ᓖᓴ ᖃᓴᓪᓗᐊᖅ  | Sarah Lisa Kasudluak

ᓯᐊᔭ ᓖᓴ ᖃᓴᓪᓗᐊᖅ ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᑎ ᐃᓄᑦᔪᐊᒥᐅᖅ ᓄᓇᕕᐅᑉ ᑕᓯᐅᔭᕐᔪᐊᖓᓂ. ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᓂᒥᒃ ᐱᔪᑦᓴᐅᔮᓯᔪᕕᓂᖅ ᐅᕕᒃᑲᐅᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᒥᖑᐊᖕᖑᐊᓲᒍᑦᓱᓂ ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᓂᒃ ᐊᑐᕐᓱᓂ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕈᑎᓂᒃ. ᐊᓕᐊᒋᔭᓕᒃ ᖃᓄᑐᐃᓐᓇᖅ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᓂᒃ, ᐆᑦᑑᑎᒋᑦᓱᒍ ᑭᖑᓪᓕᐹᒥ ᐱᖕᖑᐊᓂᕐᔪᐊᖃᕐᑎᓗᒍ ᐳᕕᕐᓂᑐᒥ, ᓯᑯᒥᒃ ᓴᓇᖕᖑᐊᕆᐊᕐᑐᓯᒪᓚᐅᔫᖅ. ᐃᓚᐅᓯᒪᔪᖅ ᐅᓂᒃᑳᓕᐅᕐᑐᓂᒃ ᕿᒥᕐᕈᖑᐊᓕᐅᕐᑎᓯᑎᓪᓗᒍ ᖁᒪᖅ ᒪᖏᐅᖅ ᐃᔦᑦᑐᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᑲᑎᕇᓪ ᑎᓓᓂ ᐊᕐᕌᒍᓂ ᐊᒥᓱᓂ ᑲᑎᒪᑎᑦᓯᕙᑦᓱᑎᒃ. ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᐃᓚᐅᑎᓪᓗᒋᑦ ᑖᑦᓱᒧᖓ ᐊᒻᒪᓗ ᐅᓂᒃᑳᑐᓂᒃ ᓈᓚᒋᐊᕐᓯᒪᑦᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᑐᐊᒑᐱᓐᓂᒃ ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᓯᒪᔪᕐᑕᓯᕐᑐᐃᓱᓂ. “ᖃᐅᔨᓚᕿᑦᓯᐊᓚᐅᔪᔪᖓ ᐃᓚᐅᑦᓱᖓ ᐊᑐᐊᒐᓕᐅᕐᑐᓄᑦ ᐃᓚᖃᕐᓱᑕ ᖁᒪᕐᒥᒃ ᐃᓄᑦᑎᑑᕐᑐᓂᒃ ᓄᓇᕕᒻᒥ ᐊᑐᐊᕋᑦᓴᖃᕐᓂᓴᐅᒋᐊᖃᕐᓂᕃᑎᓪᓗᒍ, ᐃᓄᐃᑦ ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᑕᕕᓂᖏᓐᓂᒃ ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᓯᒪᔪᕐᑕᓕᓐᓂᒃ” ᑐᑭᓯᑎᑦᓯᓚᐅᔫᖅ ᑌᒫᒃ ᓯᐊᔭ ᓖᓴ. ᐊᑐᐊᒐᓕᐊᕕᓂᖏᑦ “ᑕᓯᐅᔭᒥ” ᓂᐊᓕ ᓇᔅᑕᐴᑲᐅᑉ ᐅᓂᒃᑳᑕᕕᓂᖏᓐᓂᒃ ᐆᑦᑑᑎᑦᓯᐊᒍᕗᑦ ᖃᓄᖅ ᐅᖃᐅᓯᖅ ᐃᓕᖓᓂᖓᓂᒃ ᓄᓇᓕᐅᖃᑎᒌᓄᑦ. ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᐊᓪᓚᓯᒪᔪᑦ ᐃᓕᖓᔪᑦ ᓄᓇᒧᑦ ᐅᓂᒃᑳᒍᕗᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᓄᐃᑕᓂᖏᓐᓄᑦ ᓄᓇᒥᓂ, ᐃᓇᖁᓇᕐᑐᓕᐊᕆᓯᒪᑦᓱᒋᑦ ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᕕᒋᑦᓱᒋᑦ ᐃᒪᓕᓐᓄᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᑕᐅᑦᑐᖏᑦ ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᓂᒃ ᐊᑐᕐᓱᓂ.
ᐱᓇᓱᐊᕐᑐᖅ ᓯᕗᓂᕐᒥ ᐊᓪᓚᖑᐊᕈᑎᑦᓴᒥᓂᒃ ᐱᓇᓱᒐᕆᓂᐊᕐᑕᒥᓂᒃ ᐊᑐᐊᒐᕐᓅᖃᕋᑦᓴᓂᒃ ᐊᓈᓇᒋᔭᐅᑦᓱᓂᓗ ᓯᑕᒪᓄᑦ ᐃᓘᓐᓇᑎᒃ ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᐅᖃᐅᓯᓕᓐᓄᑦ. ᐃᒣᓕᓚᐅᔫᖅ: “ᐅᓪᓗᑕᒫᑦ ᐅᕙᖓᒐᓴᒃ ᐃᓄᑦᑎᑑᕐᑐᒥᒃ ᐊᑐᓲᒍᔪᖓ ᐅᖃᐅᓯᕋᓂᒃ, ᐃᓕᑦᓯᓲᒍᑦᓱᖓᓗ ᐅᖃᐅᓯᕐᓂᒃ ᓄᑖᓂᒃ”. ᖃᕆᑕᐅᔭᒃᑯᑦ ᓱᓇᑐᐃᓐᓇᓂᒃ ᐃᓕᒪᒍᓐᓇᑐᓂᒃ ᐃᓄᑦᑎᑑᕐᑐᖅ ᐊᑐᕐᓗᒍ ᑕᑯᒍᒪᔪᖅ. “ᐊᒥᓲᖕᖏᑐᓂᒃ ᐊᑐᕋᑦᓴᖃᓕᕐᑐᖅ ᐃᓄᑦᑎᑑᕐᑐᓂᒃ ᑭᓯᐊᓂ ᕿᑐᕐᖓᑲ ᐱᔭᕇᑲᐱᓲᑦ ᑌᒣᑦᑐᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᕆᐅᑦᓯᒐᒥᒃ ᐊᓯᖏᓐᓂᒃ ᖃᓪᓗᓈᕐᑎᑑᕐᑐᓂᒃ ᐊᑐᓯᖏᓐᓇᓲᒍᑦᓱᑎᒃ ᑌᒣᒻᒪᑦ ᓄᐃᑎᕐᑕᐅᑲᐱᑦᑐᓴᐅᓕᕐᑐᑦ ᐃᓄᑦᑎᑑᕐᑐᑦ”. ᑕᑯᒍᒪᑦᓱᓂᓗ ᐃᓄᓐᓂᒃ ᐊᒥᓲᓂᕐᓴᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ.
ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᓕᕐᑐᑦ ᐃᓪᓕᕆᔭᕗᑦ ᒪᓐᑐᔨᐊᓚᒥ ᕿᒥᕐᕈᒐᐅᑦᓱᑎᒃ ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᓂ ᕿᒥᕐᕈᕕᓐᓃᖃᑦᑕᓱᑎᒃ 19 ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᔨᐊᖃᕐᑎᓗᒋᑦ ᐱᓯᑎᐅᒍᑎᒥᓂᒃ, ᐊᒻᒪᓗ ᐅᓂᒃᑳᖑᐊᑦ ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᓯᒪᔪᕐᑕᓖᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᑦᓯᐊᓱᑎᒃ ᓈᒻᒪᓯᐊᕐᓱᑎᓪᓗ.

Sarah Lisa Kasudluak est une artiste originaire d’Inukjuak, situé sur la côte d’Hudson au Nunavik. Elle a commencé à s’intéresser à l’art dès l’enfance et elle pratique principalement la peinture en y incluant différents types de matériaux. Elle aime essayer plusieurs types d’art, par exemple, lors du dernier Festival des neiges de Puvirnituq, elle a pratiqué la sculpture sur glace. Elle a participé à des ateliers de création de livres de contes avec Qumaq Mangiuk Iyaituk et Kathryn Delaney qui ont été donnés pendant de nombreuses années. Différents artistes ont pris part à cela et le processus consistait à écouter une histoire et à la transformer pour l’illustrer en un petit livre. « Ça m’a vraiment ouvert les yeux de participer à la rédaction de livres d’histoires avec Qumaq, car elle disait qu’il devrait y avoir plus de livres en inuktitut du Nunavik, illustrés par des Inuits», a expliqué Sarah Lisa. Son livre «At the Inlet», tiré d’un récit de Nellie Nastapoka, illustre parfaitement la manière dont la langue est liée au territoire de ses habitants. Les éléments syllabiques intégrés dans le paysage lui-même racontent l’histoire de la présence humaine sur la terre, magnifiquement exécutée à l’encre et à l’aquarelle.
Elle travaille sur de futurs projets d’illustration de livres en plus d’être la mère de quatre enfants qui parlent tous en inuktitut. Elle dit: «Même pour moi qui parle inuktitut tous les jours, j’apprends de nouveaux mots». Elle souhaite plus d’outils électroniques en inuktitut. «Il y a quelques applications, mais mes enfants les finissent assez rapidement et ils s’ennuient, puis ils jouent avec d’autres applications en anglais, il devrait donc y en avoir plus à créer». Elle veut aussi voir plus d’Inuits se lancer dans l’art.
Son travail fait partie de l’exposition Illirijavut en tournée à Montréal dans différentes galeries où dix-neuf artistes Nunavimmiut présentent leur talent et où la narration s’entend parfaitement avec l’illustration.

Sarah Lisa Kasudluak is an artist from Inukjuak on the Hudson coast of Nunavik. She started being interested into art from a young age and she mostly paints with various types of materials. She likes to try many types of art, for example at the last snow festival in Puvirnituq, she did ice carving. She was part of a storybook making creation that was held with Qumaq Mangiuk Iyaituk and Kathryn Delaney for many years. Different artists were involved into that and the process was to listen to a story and turn it to illustrate into a small story book. “It really opened my eyes to be part of the story book making with Qumaq because she said that there should be more books in Inuktitut from Nunavik, with illustration made by Inuit” explained Sarah Lisa. Her book “At the Inlet” from a Nellie Nastapoka’s story is a perfect example of how the language is linked to the territory of its inhabitants. The syllabics integrated in the landscape itself tell the story of human presence on the land, beautifully executed in ink and watercolour.
She is working on future illustration projects for books in addition to being the mother of four children that all speak in Inuktitut. She says: “Even for myself who speaks Inuktitut every day, I learn new words’’. She wishes for more electronic related objects with Inuktitut. “There are some few applications but my kids finish them pretty quickly and they get bored then go play on other applications in English so there should be more to be created”. She also wants to see more Inuit going into art.
Her work is part of the exhibition Illirijavut touring in Montreal in various galleries where nineteen Nunavimmiut artists are showcasing their talent, and where storytelling gets along with illustration in a perfect way.