2019 UNESCO-ᒧᑦ ᓇᓗᓀᕐᑕᐅᓚᕆᑦᓯᒪᔪᑦ ᓄᓇᖃᕐᖄᑐᕕᓃᑦ ᐅᖃᐅᓯᖏᑦᑕ ᐊᕐᕌᒍᒋᓚᖓᔭᖓᓂ. ᐊᐅᒫᒡᒋᕕᒃ, ᓄᓇᕕᒻᒥ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᓄᑦ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᔨᓄᑦ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᔨᓄᑦ ᑭᒡᒐᑐᕐᕕᒃ, ᑖᑦᓱᒥᖓ ᐱᒻᒪᕆᒻᒥᒃ ᑕᑯᑦᓴᖑᕐᑎᓯᓪᓚᕆᒋᐊᕐᓗᓂ, ᕿᒥᕐᕈᑎᑦᓯᓂᖃᓛᕐᑐᖅ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᓐᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᐃᒻᒥᓂᒃ ᑐᓴᕐᓴᐅᑎᑦᓯᒍᑎᖃᕐᑎᓗᒋᑦ. ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᖅ ᕿᑎᖓᓃᑦᑎᓚᕆᐅᒻᒪᑦ ᐊᕕᖃᑎᒌᒍᑎᐅᒍᓐᓇᑐᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐱᐅᓕᑦᓯᒋᐊᕐᓂᓄᑦ ᓄᓇᖃᕐᖄᑐᕕᓃᑦ ᐅᖃᐅᓯᖏᓐᓂᒃ, ᑐᓴᕐᑕᐅᑎᓗᒋᓪᓗ ᐊᓯᐅᕙᓪᓕᐊᓕᕐᓂᖏᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᓂᐱᖃᕐᑎᓯᓂᐅᒋᐊᓕᒻᒥᒃ ᑕᑯᔭᐅᑎᑦᓯᓗᑎᒃ ᓯᓚᕐᔪᐊᒥᐅᓄᑦ. ᑖᓐᓇ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᕕᐅᔪᖅ ᐃᓚᐅᑎᑦᓯᓚᖓᔪᖅ ᑕᕝᕙᓂ ᐊᕐᕌᒍᒥ ᑕᑕᒥᓐᓇᑐᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓃᑦ ᖃᓄᐃᓕᖓᑎᑕᐅᓂᖏᓐᓂᒃ ᐅᕙᑦᑎᓄᑦ ᑕᑯᔭᐅᑎᑦᓯᒍᓐᓇᐅᑕᐅᓗᓂ ᓯᓚᕐᔪᐊᒥᐅᓂᒃ ᖃᓄᐃᓕᒍᑎᖃᓲᒍᓂᖏᓐᓄᑦ ᐱᓪᓚᕆᑦᑐᑦ ᑐᓴᕐᓴᐅᑎᑕᐅᑎᓪᓗᒋᑦ. ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᐅᖃᐅᓯᐅᕗᖅ ᐊᓐᓂᓇᓪᓚᕆᑦᓱᓂ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ ᐃᓱᒪᒋᔭᒥᓂᒃ ᐱᔪᓐᓇᓂᕐᒥᑎᒍᑦ ᑕᑯᔭᐅᑎᑦᓯᒍᓐᓇᓯᕕᒋᓗᒍ ᑲᔪᓯᖕᖏᐸᑦ ᑌᒣᕐᖃᔭᕋᔭᑦᔭᒐᑎᒃ.

L’UNESCO proclame 2019 comme L’Année internationale des langues autochtones. Dans le cadre de cet événement important, Aumaaggiivik le Secrétariat des arts du Nunavik, souhaite mettre en valeur chaque mois le travail d’un artiste qui crée, s’exprime, en Inuktitut. Les arts seront toujours au cœur du partage et de la préservation des langues autochtones, mettant en évidence le fait que leur disparition rendrait invisible pour l’humanité des voix nécessaires. Ce site partage à la foi des œuvres magnifiques, fascinantes et qui donne à voir une vision du monde qui répond à une réalité humaine bien spécifique. L’Inuktitut est une langue d’expression extrêmement riche avec laquelle des artistes arrivent à exprimer des choses qu’ils ne pourraient dire autrement.

UNESCO declared 2019 the Year of Indigenous languages. Aumaaggiivik, Nunavik Arts Secretariat, will joint this significant event by showcasing Nunavik artists that use Inuktitut in their art. Art is upfront and central to sharing and preserving Indigenous languages for humanity; it inspires awareness and develops new perceptions on worldviews often unheard and invisible. Inuktitut is a rich language that represents cultural identity and perceptions for Inuit artists who could not express their art otherwise. Over the next year this site will disseminate fascinating artistic approaches and connect us with contemporary Inuit realities and dreams.

Panel 1

ᒪᓐᓂᓕᐅᑦ | Juin | June

ᐋᕐᓯᖅ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᐅᕐᕕᖁᑎᖓ Aarsiq Nunavik Inuit Theater cie

2006-ᒥᑦ 2013-ᒧᑦ, ᐃᓄᒃᑎᑑᕐᓂᒥᒃ ᓴᑐᐃᒐᓱᐊᕐᓂᒧᑦ ᐱᓇᓱᐊᕐᓂᖃᕐᓯᒪᔪᖅ ᐃᓄᒃᑎᑑᕐᓂᐅᑉ ᒥᑦᓵᓄᑦ ᓄᓇᕕᓕᒫᑦᓯᐊᒥ. ᐅᓐᓂᑑᑎᓕᐊᕕᓃᑦ ᐃᓚᖓ ᐊᑐᐊᒐᓐᖑᑎᑕᕕᓂᕐᒥ ᐃᓪᓕᔭᕆᔭᕗ-ᒥ ᑫᓪᓗᑐᐃᓂᖃᖁᔨᑎᓪᓗᒍ ᓄᓇᕕᓕᒫᒥ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᕆᓂᕐᒥᒃ. ᑌᒫᓪᓗᐊᑦ ᐃᓱᒪᓕᕋᒥ, ᐊᕙᑕᖅ ᐱᐅᓯᑐᖃᓕᕆᕕᒃ ᐱᕙᓪᓕᐊᑎᑦᓯᓕᓚᐅᔪᖅ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᕆᓂᕐᒥᒃ ᑲᑎᒪᓂᐊᕈᓯᖃᖃᑦᑕᑎᓪᓗᒍ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᒋᐅᕐᓴᓂᕐᓂᓗ. ᖁᓕᓂ ᐊᕐᕌᒍᕐᓂ ᐱᓇᓱᐊᕐᑕᐅᓯᒪᓕᕐᑐᒥ ᑐᕌᕐᓂᕆᒐᓱᐊᕐᑕᖓ ᑐᓂᔨᑦᓯᐊᒍᒪᒧᑦ ᐱᐅᓯᑐᖃᑦᑎᓂᒃ ᐅᖃᐅᓯᑦᑎᓂᓗ, ᐃᑲᔪᕐᓯᒍᑎᒋᓗᒋᒃ ᐃᒻᒥᑯᐊᕐᑎᑐᓂᒃ ᓄᓇᓕᓐᓂᓗ ᖃᓄᐃᓐᖏᓯᐊᕐᓂᒧᑦ, ᑫᓪᓗᑐᐃᓂᖃᕐᓗᓂᓗ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᕆᓂᕐᒥᒃ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᐊᕆᒐᑦᓴᓕᐅᕐᓂᒥᓪᓗ. ᐋᕐᔪᓕᐅᒍᓚᐅᕐᑐᒥ ᓄᓇᕕᓕᒫᒥ ᐃᓕᓐᓂᐊᕕᓐᓂ ᓂᕆᐊᕐᓂᖃᕐᓂᒪᑦ, ᓇᓪᓕᑳᓕᕐᑐᕕᓃᑦ ᐊᑎᕆᔭᐅᓕᕋᔭᕐᑐᒥᒃ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᐅᕐᕕᒧᑦ. ᐋᕐᓯᖅ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᐅᕐᕕᒃ, ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᐅᕐᕕᖁᑎᖓ. ᑖᓐᓇ ᑲᒻᐸᓂᖅ ᓄᑖᒥᒃ ᐱᓇᓱᐊᕐᐸᓕᐊᓚᖓᓕᕐᑐᖅ, ᐃᓕᒃᑰᓯᔫᓗᓂ ᑎᒥᐅᓗᓂ, ᐊᕙᑕᕐᒥᒃ ᑲᒪᒃᑯᑎᖃᒐᓛᒍᓐᓀᓯᓗᓂ.

ᐋᕐᓯᖅ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᐅᕐᕕᐅᑉ ᑐᕌᕐᓂᕆᒐᓱᐊᕐᑕᖓ ᐃᓂᕐᓯᐸᓪᓗᑎᒃ ᑕᑯᔭᐅᑎᑦᓯᓗᑎᓗ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᐊᕆᒐᑦᓴᓂᒃ ᑕᑯᑎᑦᓯᓗᑎᒃ ᐱᐅᓯᐅᒦᓗᑎᓗ ᐃᓄᐃᑦ ᐅᖃᐅᓯᖓᓐᓂᒃ ᐃᓗᕐᖁᓯᑐᖃᖓᓂᓗ. ᐱᓇᓱᐊᓲᒍᓂᑯᒥᓄᑦ, ᐋᕐᓯᖅ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᐅᕐᕕᒃ ᑲᔪᓯᑎᑦᓯᓲᖅ ᓴᕐᕿᑎᑦᓯᓂᕐᒥᒃ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᐊᕆᒐᑦᓴᓂᒃ ᐱᓪᓚᕆᑦᑐᐊᓗᑎᒍᑦ, ᑕᒪᑐᒨᓇᓗ, ᐱᕙᓪᓕᐊᑎᑦᓯᓗᑎᒃ ᓄᐃᑕᓪᓗᕆᑦᑑᓗᓂ ᑐᓴᐅᒪᔭᐅᑦᓯᐊᓂᕐᒥᒃ ᐃᓄᒃᑎᑐᑦ ᑐᓴᕐᑕᐅᑎᑦᓯᓗᑎᒃ ᐃᓄᐃᑦ ᐱᐅᓯᕆᓯᒪᔭᖏᓐᓂᒃ, ᐅᓂᒃᑳᑐᐊᖏᓐᓂᒃ ᐅᓪᓗᒥᐅᓕᕐᑐᓗ ᐃᓅᓯᐅᓕᕐᑐᒥ.

ᑕᓂᐊᔾ ᑲᑦᐳᐊ ᑰᒃᔪᐊᒥᐅᒍᑦᓱᓂ ᐊᑕᐅᑦᓯᑰᕐᑎᓯᔨᐅᕗᖅ ᐋᕐᓯᖅ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᐅᕐᕕᒥᒃ, ᑭᓯᐊᓂ ᐃᓚᐅᓂᕆᓲᖓ ᐃᑎᓂᕐᓴᐹᓗᒃ. ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᖃᑕᐅᓲᖅ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᐊᕆᒐᑦᓴᓕᐅᖃᑕᐅᓲᖅ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᑕᐅᓛᕐᑐᒥᒃ. ᐃᓱᒪᒋᔭᓂᒃ ᐊᑦᑕᒥᒐᐅᑎᖃᑦᓯᐊᓚᐅᔪᔪᖅ ᐋᕐᓯᖅ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᐅᕐᕕᖁᑎᖓᓂᒥᐅᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓄᒃᑎᑑᕐᓂᒥᒃ. ᑕᓂᐊᓪ ᑕᑕᒥᐅᒪᑦᓯᐊᑐᖅ ᐊᒥᓱᒻᒪᕆᐊᓗᐃᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᐅᕕᒐᕐᑐᐃᑦ ᐃᓄᒃᑎᑑᕈᓐᓇᒪᑕ, ᐊᑐᐊᕐᓯᒍᓐᓇᓱᑎᒃ ᐊᓪᓚᒍᓐᓇᓱᑎᓗ ᐃᓄᒃᑎᑑᕐᓂᓗ ᐊᑯᓃᕐᑐᐊᓗᒻᒥᒃ ᐱᐅᓯᖃᕐᓯᒪᒐᓂ ᓄᓇᕐᔪᐊᒥᐅᓕᒫᑎᑐᑦ. “ᐅᖃᐅᓯᑦᑎᓂᒃ ᐊᓯᐅᔨᓂᐅᔭᕐᑑᔮᓕᕋᓗᐊᕈᑦᑕ, ᓄᓇᓕᓕᒫᑦᓯᐊᓂ ᐱᐊᕃᑦ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑕᐅᖏᓐᓈᐸᑦᑐᑦ ᐅᖃᐅᓯᑦᓯᐊᕌᓗᒻᒥᒃ ᓯᕗᓕᕕᓂᑦᑕ ᑌᒪᓐᖓᓂᐊᐱᒃ ᐅᖃᐅᓯᕆᓚᐅᕐᑕᖓᓂᒃ, ᐊᕐᕌᒍᒐᓴᕐᔪᐊᓂ ᐅᖃᐅᓯᕆᒋᓐᖏᑕᑦᑎᓂᒃ ᐅᖄᑎᑕᐅᕙᓕᓚᐅᕐᑎᓗᒋᑦ, ᖃᓪᓗᓈᑎᑐᑦ ᐅᐃᒍᐃᑎᑐᓪᓗ” ᑌᒪᒃ ᑕᓂᐊᓪ ᐅᖃᕐᑐᖅ.

ᓱᓕᔪᓐᖑᐊᓕᐊᕆᒐᑦᓴᓕᐅᕐᑐᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᐃᒣᑦᑐᓕᕆᒋᐊᖃᓲᒍᒻᒥᔪᑦ: ᐊᓐᓄᕌᑦ, ᑐᓴᕐᓂᔮᕈᑏᑦ, ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᐅᕐᕕᒃ, ᓱᓇᒃᑯᑏᑦ, ᐊᓯᖏᓪᓗ. ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᐅᕐᕕᒃ ᓯᑯᑦᓴᔭᒨᕆᓯᒪᔪᖅ, ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᓕᐊᕆᒐᑦᓴᓕᐅᕐᓯᒪᔪᖅ ᑕᑯᔭᐅᑎᓯᓯᒪᑦᓱᓂᓗ ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᒥᒃ : “ᐊᑐᖓᖅ ᒪᙯᑦᑏᓗ”. ᓱᓕᔫᓐᖑᐊᑕᕕᓂᖅ ᕿᒥᕐᕈᐊᖑᕐᑎᑕᐅᓯᒪᓕᕐᑐᖅ ᑰᑦᔪᐊᒥ ᑐᓴᕐᑕᐅᑎᑕᐅᒍᒫᕐᓂᐊᓕᕐᓱᓂ.

ᐅᖄᒍᑎᖃᕐᓱᓂ ᐃᓅᓱᑦᑐᐃᑦ ᓯᕗᓂᑦᓴᖏᓐᓂᒃ ᐃᓄᒃᑎᑑᕐᓂᒥᓪᓗ, ᑕᓂᐊᓪ ᐃᒫᒃ ᐅᖃᕐᑐᖅ: « ᐃᒻᒪᖄ ᐃᓅᓱᑦᑐᖁᑎᕗᑦ ᐱᓀᓗᑕᖃᓲᑦ ᐃᓄᒃᑎᑐᑦ ᐅᖃᐅᓯᕐᒥᒃ ᐅᖃᑦᓯᐊᓂᕐᒥᒃ ᐆᑦᑑᑎᒋᓗᒋᑦ ᒉ, ᒋ, ᒍ, ᒐ-ᓂᒃ, ᑭᓯᐊᓂ ᐃᓄᒃᑎᑑᕐᓂᒃ ᐱᕈᕐᐸᓕᐊᑐᐃᓐᓇᑐᖅ ᓲᖑᓯᕙᓪᓕᐊᑐᐃᓐᓇᓱᓂ ᐊᓯᐅᖏᓐᓇᓂᐅᔭᕈᓐᓀᓱᓂᓗ. ᑕᒑ ᐊᑐᐊᕐᓯᒍᓐᓇᓕᕐᑐᒍᑦ ᐊᓪᓚᒍᓐᓇᓕᕐᓱᑕ ᐊᓪᓛᑦ ᖃᓂᐅᔭᕐᐯᑎᑑᕐᑐᑦ ᖃᕆᑕᐅᔭᒦᓕᕐᒪᑕ. ᐊᓈᓇᑦᓯᐊᕋᓄᑦ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑕᐅᓯᒪᒐᒪ, ᐅᖃᐅᓯᕋ ᐅᖃᐅᓯᕆᕙᕋ ᑭᓇᒧᓪᓘᓃᓗ ᐳᐃᒍᕐᑎᑕᐅᓂᐊᔭᕈᓐᓀᓱᖓ ᐅᖃᐅᓯᕋᓂᒃ; ᓯᕗᓕᕆᓚᐅᔪᔭᒃᑲ ᐃᓄᒃᑎᑑᑐᐃᓐᓇᓚᐅᔪᒻᒪᑕ ᑌᒣᓚᖓᒻᒥᔪᒍᑦᑕᐅᖅ. »

“ᐃᓄᐃᑦ ᐃᓄᒃᑎᑑᓲᒍᓚᐅᔪᕗᑦ ᐅᖄᒍᓯᓕᐅᕐᓯᒪᑦᓯᐊᓱᑎᒃ ᐊᕐᕌᒍᒐᓴᕐᔪᐊᓂ ᐊᓪᓚᒍᓯᖃᒐᓛᒐᑎᓪᓘᓃᑦ. ᒫᓐᓇᓕ ᐊᓪᓚᒍᓯᖃᓕᕋᑦᑕ ᖃᓄᓕᒫᕐᓗ ᐃᓄᒃᑎᑑᕐᓂᖅ ᐊᑐᕈᓐᓇᓕᕐᓱᒍ, ᓯᕗᑦᓴᕗᑦ ᖃᐅᒪᓂᕐᓴᒪᕆᐅᓕᕐᑐᖅ!”

De 2006 à 2013, s’est déroulée partout au Nunavik l’enquête Inuktituurniup Saturtaugasuarninga sur la langue inuktitut. L’une des nombreuses recommandations publiées dans le rapport Illirijavut était d’encourager le développement du théâtre dans la région. En tenant compte de cette recommandation, l’Institut culturel Avataq a développé des activités théâtrales par le biais d’ateliers et de représentations. Ce programme, en vigueur depuis 10 ans, a pour objectif de transmettre la culture et la langue, de contribuer à la santé individuelle et sociale des communautés et d’encourager l’expression et la création artistiques. En décembre dernier, lors d’un vote tenu dans toutes les écoles du Nunavik, un nom a été choisi pour la troupe de théâtre Aarsiq, la Compagnie de théâtre inuit du Nunavik. L’organisme entre maintenant dans la phase pour devenir une entité enregistrée, indépendante d’Avataq.

Le théâtre Aarsiq aura pour mission de produire et de présenter des productions théâtrales reflétant et enrichissant la langue et la culture inuite. Le théâtre Aarsiq, par ses programmes et ses activités, favorise la création et la production de pièces de théâtre professionnelles tout en développant un répertoire substantiel en inuktitut en s’inspirant de l’histoire, des mythes et légendes ainsi que de la vie contemporaine inuites.

Daniel Gadbois est le coordinateur du théâtre Aarsiq à Kuujjuaq, mais son implication va plus loin. Il est également acteur et participe à l’écriture de la pièce en développement. Il a partagé avec nous ses idées sur le groupe de théâtre Aarsiq et l’inuktitut. Daniel s’étonne que tant de jeunes gens puissent parler, lire et écrire en inuktitut, une langue qui n’a pas une longue histoire écrite contrairement à beaucoup d’autres langues du monde: « Même s’il semble que nous perdions notre langue, les enfants de toutes les communautés apprennent toujours une langue intemporelle héritée de nos ancêtres, même de nombreuses années après avoir été assimilée et obligée de parler des langues étrangères, l’anglais et le français », a déclaré Daniel.

La production d’une pièce de théâtre nécessite la présence d’artistes inuits dans tous les domaines, que ce soit pour les costumes, la musique, les décors, les accessoires, etc. La compagnie de théâtre a écrit, produit et présenté une pièce intitulée Kautjajuq, qui a été présentée dans de nombreuses communautés du Nunavik. C’est même devenu une radio feuilleton en quatre parties. Un autre projet a été organisé avec la communauté de Kuujjuaq et le groupe local d’acteurs qui ont écrit ensemble la pièce «Atungaq et les chasseurs». La pièce a été publiée et un lancement de livre à Kuujjuaq est en cours d’organisation.

À propos de la jeunesse et de l’avenir de l’inuktitut, Daniel a déclaré: «Il se peut que les jeunes d’aujourd’hui aient souvent du mal à prononcer certains mots et même certaines lettres en inuktitut (Ex: gaa gii guu), mais néanmoins l’inuktitut continue d’évoluer et ne mourra jamais. De plus, nous pouvons maintenant lire et écrire, même nos propres caractères syllabiques peuvent s’intégrer aux clavier des ordinateurs. Tout comme ma grand-mère m’a appris, ma langue est mienne et personne ne me forcera à l’oublier; les générations avant moi l’ont utilisé et nous aussi. » […] «Les Inuits ont parlé et créé l’inuktitut au cours des siècles, sans système d’écriture. Maintenant que nous avons la capacité de l’écrire et de l’utiliser dans toutes les sphères de la vie, l’avenir est prometteur! »

From 2006 to 2013, the Inuktituurniup Saturtaugasuarninga enquiry about the Inuktitut language was held all across Nunavik. One of the several recommendations published in the report Illirijavut was to encourage the art of theater in the region. With that specific recommendation in mind, Avataq Cultural Institute developed theater activities through workshops and performances. The objectives of the 10-year old program is to transmit the culture and language, contribute to the individual and social health of the communities, and encourage art and creation. Last December, a vote held in all Nunavik schools, a name was chosen for the theater group: Aarsiq Theater, the Nunavik Inuit Theater Company. The Company is now entering a new phase, becoming a registered entity, independent from Avataq.

The mission of Aarsiq Theatre will be to produce and present theatre productions that will reflect and enrich Inuit language and culture. Through its programs and activities, Aarsiq Theatre fosters the creation and the production of professional plays while, in the meantime, developing a significant repertoire in Inuktitut by drawing on Inuit history, myths and legends as well as contemporary Inuit life.

Daniel Gadbois is the Kuujjuaq coordinator of Aarsiq Theater, but his involvement goes deeper. He is also an actor and participates in the writing of the play currently in development. He shared with us his ideas on the Aarsiq Theater group and the Inuktitut language. Daniel is amazed that so many young people can speak, read and write in Inuktitut which is a language that doesn’t have a long written history unlike the rest of the world’s languages. “Even if it seems that we are losing our language, children in every community are still being taught a timeless language brought forth by our ancestors, even many years after being assimilated and forced to speak foreign languages, English and French” said Daniel. The production of a theater play requires Inuit artists involved in all matters such as costumes, music, set, props, etc. The company has written, produced and presented a show called Kautjajuq, and it was played in many communities in Nunavik. It even became a radio show in four parts. Another project was organized with Kuujjuaq, and the local group has written the play “Atungaq and the hunters”. The play has been published and a book launch in Kuujjuaq is being organized.

Talking about the youth and the future of Inuktitut, Daniel says: « It may be that our youth often have trouble pronouncing certain words and even certain letters in Inuktitut (Ex: gaa gii guu), but nevertheless Inuktitut is still growing strong and will surely never die out. Besides, we can now read and write, even our own syllabics are implemented into the computer keyboard. Just as my grandmother taught me, my language is my language and no one will force me to forget a language; the generations before me have used it and so will we. »

“Inuit spoke and created Inuktitut over centuries without a writing system. Now that we have the ability to write it and use it in all spheres of life, the future is bright! »

Aarsiq Facebook Page

Panel 2

ᓄᕐᕋᓕᐅᑦ | Mai | May

ᓗᑲᓯ ᐃᖃᓗᒃ Lucassie Echalook

ᓘᑲᓯ ᐃᖃᓗᒃ ᐃᓄᑦᔪᐊᒥᐅᔭᐅᑦᓱᓂ, ᑕᓯᐅᔭᕐᔪᐊᑉ ᑕᓯᖓᑕ ᓂᒡᒋᖓᓃᑦᑐᒥ, ᐃᓄᒻᒪᕆᐅᕗᖅ ᓴᓇᐅᒐᓲᒍᑦᓱᓂ. ᐅᓂᒃᑳᓕᐅᕐᓯᒪᑦᓱᒋᑦ ᓴᓇᐅᒐᕐᑕᕕᓂᖏᑦ ᑕᑯᑎᑦᓯᔪᑦ ᑌᑦᓱᒪᓂᒋᐊᖅ ᖃᒻᒥᓂᑕᒻᒪᕆᐊᓗᐃᑦ ᖃᓪᓗᓈᓕᕐᑌᑦ ᑎᑭᑉᐸᓕᐊᓕᕐᑎᓗᒋᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᓄᓇᓕᖏᓐᓄᑦ. ᓘᑲᓯ ᖃᐅᔨᒻᒫᕆᔭᐅᑦᓯᐊᑐᖅ ᐃᓄᐃᑦ ᐱᐅᓯᑐᖃᖓᓂᒃ ᑎᒍᒥᐊᕐᑎᓚᕆᐅᒋᐊᖓ. ᑌᒣᒻᒪᑦ ᓴᓇᐅᒐᒍᒪᕙᓪᓗᓲᖅ ᐱᐅᓯᑐᖃᕐᑎᒎᕐᑐᕕᓂᕐᓂᒃ ᐅᓪᓗᒥᓗ ᐃᓅᓯᐅᓕᕐᑐᒥᒃ; ᓱᒐᓗᑦᑐᖅ ᐊᕐᓇᓂᒃ ᐅᐱᓐᓇᕋᓂ ᐃᓅᓯᓕᒫᒥᓂ ᐱᓇᓱᐊᓗᑳᑉᐸᑎᓗᒋᑦ ᑕᑯᓐᓇᖃᑦᑕᓯᒪᒐᒥᒋᑦ. ᐅᓂᒃᑳᑐᐊᑐᖃᕐᒦᑐᓂᒃ ᓴᓇᐅᒐᓲᒍᒻᒥᔪᖅ, ᐆᒪᔪᐃᑦ ᐱᐅᓯᖏᑦᑕ ᖃᐅᔨᒪᔭᐅᑦᔪᓯᖏᓐᓂᒃ ᐃᓅᕕᒻᒥᓂ ᓄᓇᓕᖓᑕᓗ ᐃᓅᖃᑎᒌᓐᓂᑯᑦ ᐱᓇᓱᐊᖃᑎᒌᑉᐸᓂᖏᓐᓂᒃ. ᓘᑲᓯᐅᑉ ᓴᓇᐅᒐᓲᖏᑦ ᐊᔪᒉᑦᑐᖑᐊᖑᒍᑎᖃᕐᐳᑦ, ᑕᒪᓐᓇᓗ ᐅᕙᒍᑦ ᐱᑦᔪᑎᒋᓯᒪᑦᓱᒍ ᓴᓇᐅᒐᕐᑕᕕᖏᓐᓂᒃ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᒍᒪᓚᕿᑦᓱᑕ UNESCO ᐊᕐᕌᒍᖃᕐᑎᓯᓂᖓᓄᑦ ᓄᓇᓕᑐᙯᑦ ᐅᖃᐅᓯᖏᓐᓄᑦ, ᓘᑲᓯ ᓴᓇᐅᒐᒌᑐᐊᕋᒥ, ᓴᓇᐅᒐᕐᑕᒥᑕ ᐊᑖᖓᓂ ᐅᓂᒃᑳᓕᐅᓲᒍᒻᒪᑦ. ᐊᕐᕌᒎᖃᑦᑕᓚᐅᔪᔪᓂ ᐊᕙᑎᓗ ᖁᓕᓪᓘᓂ, ᓴᓇᐅᒐᕐᑕᕕᓂᖏᑦ ᓂᐅᕕᐊᕆᔭᐅᕙᑦᑐᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᕙᑦᓱᑎᓗ ᐊᒥᐊᔨᑲᐅᑉ ᑕᕐᕋᖓᓂ, ᐅᐃᒍᐃᑦ ᓄᓇᖓᓂ ᑕᕆᐅᑉ ᐊᑭᐊᓂ, ᑯᔨᐊᒥᓗ (ᓭᓃᓯᑦᓴᔦᑦ ᓄᓇᖓᓂ).
ᓘᑲᓯᒧᑦ ᐱᒻᒪᕆᐅᕗᖅ ᕿᒻᒪᕆᑦᔪᑎᓕᐅᕈᓂ ᐃᓄᐃᑦ ᐱᐅᓯᑐᖃᖓᓂᒃ ᐅᓪᓗᒥᓗ ᐅᕕᒐᕐᓂᓴᐅᓕᕐᑐᑦ ᐃᓪᓕᕆᔭᖏᓐᓂᒃ. ᓘᑲᓯ ᐅᖃᕐᑐᖅ ᐅᓪᓗᒥᓂᑌᑦ ᐱᐅᑏᑦ, ᐆᑦᑑᑎᒋᓗᒋᑦ ᓯᑭᑑᑦ ᓴᓇᐅᒐᕐᓂᓗ ᓴᓇᕐᕈᑏᑦ, ᐊᑑᑎᓕᒻᒪᕆᐊᓘᒻᒪᑕ  ᑭᓯᐊᓂᓗᑦᑕᐅᖅ ᑲᑉᐱᐊᓇᕐᑐᒨᕐᓯᒍᓐᓇᓱᑎᒃ ᐅᖑᒪᔭᐅᓂᖓᓂᒃ ᐃᓄᐃᑦ ᖃᐅᔨᒪᐅᓯᖓᑕ, ᑌᒣᒻᒪᓗ ᐅᖃᐅᓯᖓᓂᒃ ᓱᓇᓕᒫᑦ ᖃᓪᓗᓈᑎᑑᓕᕐᒪᑕ. ᐊᑕᐅᓯᑐᐃᓐᓇᑐᒥᒃ ᐅᖃᐅᓯᖃᕋᒥ, ᐱᓂᐊᕐᓂᖃᖃᑕᐅᓕᑐᐊᕋᒥ, ᐃᓅᖃᑎᓕᒫᖏᑦ ᐃᓄᒃᑎᑑᑐᐃᓐᓇᓲᑦ. ᓘᑲᓯ ᐃᓱᒪᒋᔭᓕᒃ ᐱᐅᓂᕐᓴᐅᖂᕐᒪᑦ ᐅᕕᒐᕐᑐᐃᑦ ᖃᖓᑐᐃᓐᓇᓯᐊᖅ ᐃᓄᒃᑎᑑᕐᑐᓯᐊᕌᓘᕙᓪᓗᑎᒃ.

Lucassie Echalook est un sculpteur aîné de la communauté d’Inukjuak située sur la côte ouest du Nunavik. Par ses œuvres narratives, il témoigne de l’avènement de la modernité chez les Inuits du Nunavik. Lucassie est connu comme un porteur de la tradition inuite ainsi, pour ses sculptures, il s’inspire à la fois du mode de vie traditionnel et des influences de la vie moderne, surtout chez les femmes qu’il a passé beaucoup de temps à observer. On retrouve dans son travail artistique d’autres sources, tels que les contes inuits traditionnels, des connaissances sur la faune et la flore de sa région ainsi que les particularités de sa communauté. Ce qui distingue les œuvres de Lucassie, et qui nous incite à le partager dans le cadre de l’Année internationale des langues autochtones de l’UNESCO, c’est qu’une fois ses sculptures complétées, dessous, il y grave l’histoire ou une description de son œuvre. Durant les trente dernières années, ses sculptures furent largement montrées et acquises en Amérique du Nord, en France et en Corée.
Pour Lucassie, il est important de transmettre les façons de faire et les valeurs traditionnelles aux plus jeunes générations. Il dit que les outils amenés par la modernité peuvent être utiles et pratiques, tels que les outils pour la sculpture et la motoneige, mais ils ont également un impact négatif car ils entraînent la perte des connaissances traditionnelles inuites et, par conséquent, de la langue puisque tout est dominé par la langue anglaise. Étant unilingue inuitophone, lorsqu’il est présent lors d’évènements, les personnes qui l’entourent parlent en inuktitut. Il croit que c’est beaucoup mieux si les jeunes utilisent la langue en tout temps car, selon lui, la beauté de la langue inuite est de la parler.

Lucassie Echalook is an elder and sculptor from the community of Inukjuak, located on the West coast of Nunavik. His narrative works reflect the advent of modernity among the Inuit of Nunavik. Lucassie is known as keeper of the Inuit culture. Thus, what inspires him for his sculptures are the traditional and modern way of life; especially of women he has spent a lot of time observing. He also expresses the stories told traditionally, the knowledge of the wild life where he lived and the social life of his community. One of the peculiarities of Lucassie’s sculptures, and why we chose to show his sculptures during the UNESCO International Year of Indigenous Languages, is because once he finishes a work, he uses to engrave the story or a description of his work underneath. During the last thirty years, his work has been bought and shown in North America, France and Korea.
It is important for him to pass on traditional ways and values to younger generations. He says that the tools brought by modernity, like skidoos and sculpting tools, can be useful but also a threat to the protection of Inuit knowledge, and consequently the language because everything is in English. Being monolingual, when he’s attending events, people around him speak in Inuktitut for him. He thinks it would be better if the youth speaks it at any time because the beauty of the Inuit language is to speak it. 

ᑕᓇ ᓇᓄ ᐱᔪ ᓇᓯᐊᑐ ᓇᓂᑐᐃᓇᒐᓗᐊᐸ. ᐊᑯᓂᐊᓗ/ ᐊᐅᔭᒥ ᐃᒪᒥᓱ ᐱᔪᑎᑲᓱ ᑯᑭᒥᓂ ᓄᓇᒥᒋᐊᒥ/ ᐊᓂᒍᓱᑲᒥ ᓄᓇᑯᓗ ᐱᓱᒋᐊᒥ ᐃᑕᒐᒋ/ ᐊᓂᓱᒍᒪᑕ. ᐅᑭᒥ ᐱᓱᒋᐊ ᐊᓂᐊᑐᒐᓗ ᑕᓇ ᓇᓄ ᓯᕗᓕᐸᒥ/ ᓄᓇᒧᑐ ᐊᑯᓂᐊᓗ ᐃᒪᒥᓚᕋᒥ ᑭᕕᐊᑐ ᓇᑯᒥᓱᓂᓗ ᓄᓇᒥᑲᑕᓂ/ ᓕᒥᒐᒥ

L’artiste a gravé en syllabiques (en inuktitut) directement sur la base de l’oeuvre ses commentaires personnels : « L’ours blanc a la capacité de survivre n’importe où. En été, il reste dans l’eau pendant de longues périodes parce que ses ongles le blessent lorsqu’il marche sur le sol. Il préfère marcher en hiver.
Cet ours blanc retourne sur le territoire après avoir séjourné longtemps dans l’eau. Il tourne la tête en remerciant le fait de pouvoir revenir à nouveau sur la terre ferme. » (Traduction libre)

In this work, the artist has engraved in syllabic (in inuktitut) his personal commentary directly on the base:
“the polar bear has the ability to survive no matter where he is. in summer, he remains in the water for long periods because his nails hurt when he walks on the land. he prefers walking in winter. this polar bear is returning to the land after a long time spent in the water. he turns his head and gives thanks to be able to go on firm ground again.” (free translation)
ᑕᓇ ᐊᓇ ᐃᓂᐊᐱᒥᓂ ᐊᒪᑐ ᑕᓇ ᐊᓇ ᓱᓇᓕᒪᓂ ᐱᓇᓱᐊᓱ ᐊᒍᑎ ᐱᓇᓱᐊᓱᒋᓂ ᑲᓄᐃᑐᑐᐃᓇᓂ ᐱᒍᓇᓯᐊᕋᒥ ᓇᓯᐅ ᑭᓯᒐᓂ ᐊᕙᑕᓕᐅᑐ ᐱᓇᓱᐊᓚᓱᒍ ᐳᕕᓯᓕᑐ ᐅᒪᔪᓂ ᐊᒋᔪᓂ ᐊᑐᓚᕋᒥᐅ ᑕᐃᒪ ᑐᑭᓕ ᑭᓇᑐᐃᓇᒧᓗ ᐊᑐᑕᒍᓇᓱᓂ ᑕᓇ ᐊᕙᑕ ᑲᓄᑐᐃᓇᓕᒪ ᐊᑐᑕᓱ ᐊᒥᓱᐊᓗᓂ ᐊᑐᑎᓕ ᑕᓇ ᑕᐃᒪ ᑐᑭᓕ ᓇᑯᒥ ᑐᑭᓯᑐᐊᕈᕕ

Cette femme porte son bébé sur son dos. Elle peut tout faire, même le travail d’un homme, car elle est très douée. Elle 
construit un flotteur (avataq) en peau de phoque sur lequel elle va travailler dans quelques jours. Elle souffle de l’air dans l’avataqet elle va l’utiliser pour de grosses prises plus tard. Voici la signification de cette sculpture. Aussi, n’importe qui peut utiliser l’avataq, car il peut être utilisé pour plusieurs choses. Si vous me comprenez, merci.

This woman is carrying her baby son on her back. She can work on everything and anything, even a man’s job, because she is very capable. She is making a float (avataq) out of sealskin which she will work on in a few days. She is blowing air into the avataqas she will use it to catch bigger game later. That is what the carving means. Also, anybody can use an avataqas it can be used for many other purposes. If you understand, thank you.
ᑕᓇᑕᒐ ᐅᓂᑲᑐᐊ ᐊᑯᓂᑕᓗ _ ᑕᐃᔭᒍᓯᒐ ᓗᒪᒥ ᐃᓂᒥᓄ ᐊᓱᓇᒧ ᑭᑎᒥᒍ ᑭᓚᓯᒪᑎᓗᒍ ᑭᓚᓗᒐᒧ ᐅᓂᐊᑕᓯᔪᕕᓂ ᑌᐃᒪ ᑭᓚᓗᒐᓂ ᒪᓕᑐᐃᓇᓯᔪᕕᓂ ᑌᐃᒪ ᑕᑯᐊ ᑭᓚᓗᒐᐃ ᐊᑯᓂᐊᓗ ᑭᓚᓗᒐᓕᑐᕕᓂ ᑕᑯᓴᕙᑐᕕᓂ ᓇᓂᑐᐃᓇ ᐊᑎᑲᓕᓱᑎ ᓗᒪᑯᓂ ᑕᓇ ᓗᒪᒥ ᐊᑎᑲᓕᑐᕕᓂ ᑕᐃᔭᓂᒐ ᑕᓇ ᑕᐃᒪ ᑐᑭᓕ ᓗᒪᒥ ᐊᑎᓕ

C’est une très vieille légende. C’est à propos d’une femme appelée Lumaaq et dans cette légende, son fils l’enroule à la taille dans une corde et l’attache à un béluga qui l’emporte. Donc, Lumaaq se met à suivre les bélugas qui sont restés bélugas pendant longtemps. Ils pouvaient être vus partout et se sont éventuellement fait appeler les Lumaaqs. C’est pour cette raison que cette femme se fait appeler Lumaaq. C’est ce que représente cette sculpture : une légende appelée Lumaaq.

This is a very old legend. It is about a woman called Lumaaq, where her son took a rope and tied her waist to a beluga and the whale dragged her away. So, Lumaaq ended up following belugas and they stayed belugas for a very long time. They would be seen everywhere and eventually got named the Lumaaqs. That is why this woman was named Lumaaq. That is what the carving represents: a legend called Lumaaq.
ᑕᑯᐊ ᐊᒍᑎᓗ ᐊᓇᓗ ᐊᐃᐸᕆ ᑕᐃᒪᑲᑕ ᑕᐃᓱᒪᓂ ᐃᓄ ᑭᓇᑐᐃᓇ ᑭᒍᑎᒥᒍ ᐊᓂᐊᓕᑐᐊᒪ ᐃᕙᓗᒧ ᑭᒍᑎᒐ ᑭᓚᓱᒍ ᐱᑕᑲᑕᓚᑐ ᐅᕙᒐᓚ ᑕᐃᒪᑐᑲᓚᐅᒥᓱᒐ ᐅᕙᒐᓗ ᐅᓗᒥᒧ ᑕᐃᒪᒍᓇᑐᒐ ᑭᓇᑐᐃᓇ ᑭᒍᑎᒥᒍ ᐊᓂᐊᓕᑐᐊᐸ ᑭᒍᑎᒐ ᐊᐅᓚᓗᓂ ᐱᑐᐃᓇᕆᐸᓕᒐ ᑕᐃᒪ ᑐᑭᓕ ᑕᐃᒪ ᐱᑕᒐᒥ ᐊᓂᐊᓂᒍᓇᒥ ᑕᐃᒪᓱ ᐊᓂᐊᓯᐅᑎ ᑲᒪᒋᑲᓗᐊᐸ ᑕᐃᒪ ᑕᓇ ᑐᑭᓕ

Cet homme et cette femme sont mariés. Et dans le temps, ça se passait comme ça. Quand quelqu’un avait mal aux dents, la dent était attachée à un fil de tendon et ensuite, arrachée. J’ai connu ça. Je pourrais moi-même arracher une dent branlante. Voici ce que ça signifie. Une fois la dent enlevée, la douleur s’en va. Ça peut se faire sans même l’aide d’une infirmière. C’est ce que cette sculpture signifie. 

This man and woman are married. We were like that back then. When someone had a toothache, that tooth would be tied to a sinew thread and pulled out. Even I went through that, and I can even pull out someone’s bad tooth if it was loose. That is what it means. After the bad tooth has been pulled out, the pain goes away. That is what happens even if a nurse is not involved. That is what this carving means.
ᑕᓇ ᑕᑯᐊ ᐊᒍᑎᓗ ᐊᓇᓗ ᐃᒪᐃᑐᒥ ᑐᑭᓕ ᑕᓇ ᐊᒍᑎ ᑕᓱᒥᒐ ᐊᓇᐱᒥ ᐊᓇᑕᕈᒪᔪ ᑭᓯᐊᓂ ᑕᓇ ᐊᓇᐱ ᑕᓱᒥᒐ ᐊᒍᑎᒥ ᓇᕈᔪ ᐅᒥᕆᑐᐊᓗᒪ ᑯᓂᓗᐊᓱᓂᓗ ᐅᑯᒪᓗᕈᓇᒪ ᑌᐃᒪ ᑐᑭᓕ

Voici un homme et une femme. L’histoire derrière cette sculpture est que l’homme veut marier cette belle femme, mais la femme le trouve repoussant, trop massif pour elle, trop gros, trop barbu. C’est ce que cette sculpture signifie. 

Here is a man and a woman, and the story of the carving is: the man wants to wed this beautiful woman, but the woman finds him repulsive. He has too much beard and is too fat and looks too heavy for her. That is what the carving means.
ᑕᑯᐊ ᑭᑐᒐᕆ ᒪᑲᓱᑎ ᐃᓂᒐ ᑯᓱᓕᒪ ᓄᑲᓱᑎ ᐊᑕᑕᒥᓄᑦ ᐱᑕᑲᓱᑐ ᐊᓇᓇᒐ ᐅᒪᔪᒥ ᑕᑯᓇᓕᑐ ᓱᓇᒥᑭᐊ ᐅᒐᓯᑐᒪ ᓱᓇᒪᒐ ᓱᑯᐃᓇᒍ ᐊᐃᓚᒐᓕᑐ ᐱᓱᓯᑐᕈᑎ ᑌᐃᒪ ᑐᑭᓕ

Cette famille marche pour aller chasser. Comme le garçon doit se soulager, les membres de cette famille doivent s’arrêter. Le père descend son fils des épaules de sa mère. La mère est en train de regarder un animal qu’elle ne peut pas identifier, car il est trop loin. Quand ils se remettront à marcher, ils iront en direction de l’animal. Voici la signification de la sculpture.

This family is walking to go hunting. Because the boy had to relieve himself, they had to stop on their journey. The father takes his son off his mother’s back. The mother is looking at an animal she can’t quite define since it is too far away. When they start walking again, they will head towards the animal. That is what the carving means.

Nunavik Art Alive
Inuit At Foundation

ᐊᑦᔨᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᑕᐅᑎᑦᓯᓯᒪᔪᑦ / Crédits photos / Photos credits: Marie-Christine Couture

Panel 3

ᑎᕆᓪᓗᓕᐅᑦ | Avril | April

ᒥᐊᔨ  ᐸᓂᖓᔭᒃ Mary Paningajak

ᒥᐊᔨ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎ ᐱᕈᕐᓴᑕᐅᓯᒪᑦᓱᓂ ᐊᑖᑕᒥᓄᑦ, ᑏᕕ ᐸᓂᖓᔭᒧᑦ, ᓴᓇᐅᒐᕐᑎᐅᓯᒪᔪᒧᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᓴᓇᕐᕈᑎᓕᐅᕐᑎᐅᓱᓂ ᐃᕗᔨᕕᒻᒥ, ᑯᐯᑉ ᖁᓛᓂ. ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᐅᓱᓂ ᐊᑖᑕᒥᑎᑐᑦ, ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓱᓂ ᐃᑭᒥᓂᒃ ᒪᒣᓭᓲᖅ. ᐊᓈᓇᖃᑦᔭᒐᓂ ᐱᕈᕐᓴᓯᒪᔪᖅ, ᐊᖓᔪᖓᓗ ᐃᒻᒥᓂᕿᑦᓱᑎᒃ ᐊᓐᓄᕌᓕᐅᕆᐅᕐᑐᕕᓃᒃ ᐃᒻᒥᓂ. ᐊᒥᓱᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᑌᒣᓯᒪᒻᒪᑕ, ᒥᐊᔨ ᓴᓇᖕᖑᐊᕈᓐᓇᓯᓯᒪᔪᖅ ᑕᑯᓐᓇᑐᐃᓐᓇᓱᓂ ᑲᒃᑲᓛᒍᑦᓱᓂ ᓴᓇᒋᐅᕐᓴᐸᓐᓂᕋᒥ. ᑲᒃᑲᓛᒍᑦᓱᓂᒎᖅ ᑲᖕᖑᓱᑦᑕᑑᓐᓂᕋᒥ ᐊᓐᓄᕌᒃᑯᕕᒻᒥᑕ ᐃᓗᐊᓃᑦᓱᓂ ᓴᓇᖕᖑᐊᐸᑦᑐᕕᓂᖅ. ᐅᓪᓗᒥ, ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᓂᒃ ᒪᑭᕝᕕᑯᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᐅᒻᒫᒋᕝᕕᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᓄᑦ ᑲᑎᒪᑎᑦᓯᓕᑐᐊᕐᒪᑕ ᐁᓲᒍᓕᕐᑐᖅ, ᐱᔪᓐᓇᓕᕐᓂᒥᓂᒃ ᑕᑯᑎᑦᓯᒍᓐᓇᐸᓕᕐᑐᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓚᕆᐅᓕᕐᓱᓂ.
ᒥᐊᔨ ᐃᓚᐅᓯᒪᔪᖅ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓄᑦ ᑲᑎᒪᔪᓄᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᓴᓇᖕᖑᐊᑎᓄᑦ ᐃᓕᓐᓂᐊᕆᐊᖃᑕᐅᓯᒪᑦᓱᓂ, ᐱᓗᐊᕐᑐᒥᒃ ᐅᓂᒃᑳᖑᐊᓕᐅᕐᑐᓂᒃ ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᓱᒋᓪᓗ ᐅᓂᒃᑳᓕᐅᕐᓱᓂ ᓄᓇᕕᒻᒥ ᑐᓵᔭᐅᓲᓂᒃ. ᐊᑐᐊᕐᓯᖃᑦᑕᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓪᓚᖃᑦᑕᓱᓂ “ᖃᓂᐅᔮᑉᐯᑎᑐᑦ” (ᐃᓄᐃᑦ ᐊᓪᓚᒍᓯᖓ) ᐅᓂᒃᑳᓕᐅᕐᓱᓂ ᐃᑲᔪᕐᓯᔭᐅᓯᒪᔪᖅ ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᖃᐅᔨᓕᐅᒥᒍᑎᖃᕐᓱᓂ ᐃᓕᓐᓂᐊᕈᒪᔪᓂᓪᓗ ᐃᑲᔪᕈᓐᓇᓕᕐᓱᓂ ᐅᖃᐅᓯᕐᒥᓂᒃ ᐱᕙᓪᓕᑎᑦᓯᒋᐊᕈᒪᔪᓂᒃ. ᒥᐊᔨ ᓚᓯᒪᔪᖅ: “ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᐅᖃᐅᓯᖅ ᐃᓇᖁᓇᕐᓂᓕᒃ ᐊᓯᐅᖏᓐᓇᓯᒪᖕᖏᓇᒥ, ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓄᐃᑦ ᐅᖃᐅᓯᖓ ᓈᒻᒪᓯᐊᕐᓱᓂ ᓄᓇᐅᑉ ᐊᔪᒉᑦᑑᓂᖓᓄᑦ”.
ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᓛᕐᑐᑦ ᐁᐸᔭᓕ 25-ᒥᑦ 28-ᒧᑦ Papier Fair-ᒥ ᒪᓐᑐᔨᐊᓚᒥ ᕿᒥᕐᕈᕕᒻᒥ Pat Feheley Gallery-ᐅᑉ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᕕᖓᓂ ᐃᓚᖃᕐᑎᓗᒋᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᓴᓇᔭᕕᓂᖏᓐᓂᒃ ᖁᒪᖅ ᐃᔦᑦᑐᖅ ᒪᖏᐅᑉ, ᐹᓴ ᒪᖏᐅᑉ ᐊᒻᒪᓗ ᓕᓐ ᐸᔅᑎᐊᑉ. ᓯᑕᒪ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᐱᓇᓱᐊᖃᑎᒌᑉᐸᑐᑦ ᐃᕗᔨᕕᒻᒥ.

Mary Paningajak a grandi auprès de son père Tivi, à Ivujivik, dans l’extrême Nord du Québec. Tivi était non seulement un sculpteur réputé, il confectionnait aussi des outils traditionnels. Ayant grandi sans leur mère, Mary et sa sœur se sont initiées par elles-mêmes à la couture. Comme une grande majorité des Inuits, depuis son enfance, Mary a appris à confectionner et à fabriquer toutes sortes d’objets en observant les aînés. Elle raconte que lorsqu’elle était jeune fille, elle était gênée de créer, au point de se cacher dans sa garde-robe pour le faire. Aujourd’hui, après avoir suivi des ateliers offerts dans plusieurs disciplines artistiques par la Société Makivik et Aumaaggiivik, elle s’affirme en tant qu’artiste et s’investie dans les arts. Mary considère la pratique artistique comme une manière de soigner ses blessures.
Mary a participé à de nombreux ateliers d’art et même à des résidences d’artiste. Les ateliers de création de récits illustrés, lui ont fait découvrir comment raconter en images les histoires qui circulent au Nunavik. Elle dit que lire et écrire le qaniujarpait (l’écriture syllabique de l’inuktitut) dans ces livrets permet de partager et d’approfondir la connaissance de la langue inuite autant pour ceux et celles qui veulent l’apprendre que pour les personnes qui désirent améliorer la maîtrise de leur langue maternelle. Selon Mary, « Ce qui est beau avec l’inuktitut, c’est que la langue inuite a survécu et qu’elle est en parfaite connexion avec notre territoire ».
Les œuvres de Mary Paningajak seront exposées au kiosque de la galerie Pat Fehely à la Foire d’art contemporain Papier de Montréal du 25 au 28 avril prochain dans le cadre d’une collaboration réalisée avec les artistes Qumaq Iyaituk Mangiuk, Pasa Mangiuk et Lyne Bastien à Ivujivik.

Mary is an artist who grew up with her father, Tivi Paningajak, who was both a sculptor and toolmaker in Ivujivik, on the top of Quebec. Artist like her father, art is a way for her to heal her wounds. Having grown without her mother, she and her sister had to learn how to sew their own clothes by themselves. Like a large majority of Inuit, Mary learned how to make objects by watching the elders since her childhood. She said that as a child she was so shy that she would create art hidden in a closet. Now, after she had followed various Makivik art workshops, she is asserting herself and investing a lot in creation.
Mary participated in artist residencies and artist workshops, especially in story book making where she illustrated stories told in Nunavik. She says that reading and writing “qaniujarpait” (Inuktitut syllabics) in her story books help to improve the knowledge of Inuktitut for both those who would like to learn as well as those who would like to improve their language. According to Mary: “What is beautiful with Inuktitut is the fact that it has survived, and the Inuit language is in perfect connexion with the territory”.
Her work will be shown from April 25 to 28 at the Papier 2019 Contemporary Art Fair in Montreal at Pat Feheley Gallery’s boot along with the work of artists Qumaq Iyaituk Mangiuk, Pasa Mangiuk and Lyne Bastien. The four artists are developing a collaborative work in Ivujivik.

Papier Montréal
Mary Paningajak on Pat Feheley Gallery

Convergence Nord/Sud, Mary Paningajak, 2018

ᐊᑦᔨᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᑕᐅᑎᑦᓯᓯᒪᔪᑦ / Crédits photos / Photos credits: Avataq

Panel 4

ᓇᑦᓯᐊᓕᐅᑦ | Mars | March

ᓵᓕ ᑮᓚᓐ Charlie Keelan

ᐊᕐᕌᒎᒃ ᒪᕐᕉᒃ ᓈᒻᒪᓃᒃ ᑕᒫᑦ ᐳᕕᕐᓂᑐᖅ ᐱᖕᖑᐊᓂᖃᕐᑎᓯᓲᖅ ᑲᑎᕕᐅᑦᓱᓂ ᓄᓇᓕᖓ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᔨᓄᑦ ᐱᓯᒪᑦᓱᑎᒃ ᐊᒥᓱᓂᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᓄᓇᖏᓐᓂᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᑦ ᐱᖕᖑᐊᕈᑕᐅᑦᓱᑎᒃ ᐱᓕᐅᑎᑎᑕᐅᑦᓱᑎᓪᓗ ᐆᑦᑑᑎᒋᓗᒍ ᐊᖏᕐᐹᒥᒃ ᐃᓄᑦᓱᓕᐅᕐᑐᑦ ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᓴᓇᐅᒐᕐᓯᑎᐅᓂᕐᐹᖅ. ᑕᕝᕙᓂ ᐊᕐᕌᒍᒥ, ᐃᖕᖏᑎ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᖕᖏᕋᑦᓴᓂᒃ ᐊᓪᓚᑎᐅᑦᓱᓂ ᑭᓪᓕᓂᕐᒥᐅᒍᓯᒪᔪᖅ, ᖁᐊᖅᑕᒥᕙᓪᓗᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᑲᖏᕐᓱᐊᓗᑦᔪᐊᒥᕙᓪᓗᖅ ᐱᕈᕐᓴᓯᒪᔪᖅ, “ᓵᓕ” ᑮᓚᓐ, ᐱᖕᖑᐊᕆᐊᕐᑐᓯᒪᖃᑕᐅᓛᕐᑐᖅ ᑖᑦᓱᒧᖓ ᓇᓂᓕᒫᖅ ᖃᐅᔨᒪᔭᐅᓕᕐᑐᒧᑦ ᐱᖕᖑᐊᓂᕐᒧᑦ. ᓵᓕ ᐊᐱᕐᓲᔭᕐᑕᐅᓚᐅᔫᖅ ᐊᐅᒻᒫᒋᕝᕕᒧᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐅᖃᐅᓯᖃᓚᐅᔪᑦᓱᓂ ᐅᐱᒪᓂᕐᒥᒃ, ᐅᖃᐅᓯᕐᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᒥᒃ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᒍᑎᓂᓪᓗ.
“ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᖃᓪᓗᓈᕐᑎᑐᓘᓐᓃᑦ ᐃᖕᖏᖑᐊᕋᑦᓴᒥᒃ ᐊᓪᓚᓂᖅ ᖃᓄᐃᓂᐊᕐᒪᖔᑦ ᑭᖑᓂᖓᒍᑦ ᑭᓯᐊᓂ ᖃᐅᔨᒪᓇᕐᑑᔮᕐᑐᖅ. ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᒍᑎᒃ ᖃᓄᐃᓕᒍᒪᒻᒪᖔᑦ. ᖃᓄᖅ ᐃᑉᐱᒍᓱᒻᒪᖔᑦ, ᖃᓄᖅ ᓂᐱᖃᕐᒪᖔᑦ, ᑕᐅᕐᓰᑕᕐᓂᒥᒍᑦ. ᑭᓯᐊᓂ ᐃᓚᖓᓐᓂ ᖃᓪᓗᓈᕐᑎᑑᕐᖄᓯᒪᔪᑦ ᐃᓄᑦᑎᑑᕐᑐᖑᕐᑕᐅᓲᒍᒻᒥᔪᑦ ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᐃᓄᑦᑎᑑᕐᓯᒪᔪᑦ ᖃᓪᓗᓈᕐᑎᑑᕐᑐᖑᕐᑕᐅᓱᑎᒃ. […] ᓴᐱᖃᖕᖏᑐᖓ ᖃᓪᓗᓈᕐᑎᑑᕐᖄᓯᒪᔪᖅ. ᑖᑦᓱᒥᖓ ᐃᖕᖏᕆᐊᑕᒫᑦ ᐃᓅᒋᐊᒥᒃ ᐊᓕᐊᓲᒍᔪᖓ. ᐃᑉᐱᒍᓱᑦᓯᒪᔪᖓ ᐃᓅᓯᕋ ᐊᓕᐊᓇᖕᖏᑐᒨᕐᑕᑐᐃᓐᓇᑎᓪᓗᒍ, ᑫᕕᑐᐃᓐᓇᑑᔮᕐᓱᓂ, ᐱᔭᕐᓃᑑᓯᒪᔪᖅ ᑲᔪᓯᒍᓐᓇᐅᑎᑦᓴᒥᒃ ᓄᑭᑖᕋᓱᐊᕆᐊᖅ. ᐊᒻᒪᓗ ᓯᕗᓪᓕᐹᑦ ᐅᖃᐅᓰᑦ ᐃᖕᖏᕈᓯᓐᓂ ᑌᒣᑦᓯᒪᓂᕐᓃᕙᖓ ᓇᓗᓀᕐᓯᒋᐊᕐᑑᔮᕐᑐᑦ ᐃᓂᕐᑑᒪᓂᐊᖕᖏᓇᒪ, ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᑲᖕᖑᓱᓚᖓᖕᖏᓇᒪ ᑕᑯᑎᑦᓯᒋᐊᒥᒃ ᓇᓪᓕᓂᕐᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᓈᒃᑭᒍᓱᓐᓂᒥᒃ ᕿᑐᕐᖓᓅᕙᖓ ᐊᓕᐊᒻᒪᕆᖃᑦᑕᓯᒪᒐᒪ ᑕᑯᒍᓐᓇᓯᑐᐊᕋᒃᑭᑦᑦ ᑕᒫᑦ. ᑕᕝᕙᓂ ᐃᓅᓯᕐᒪ ᐃᓚᖓᓐᓂ, ᐋᖓᔮᓐᓇᑐᕐᑑᒪᓯᒪᔪᖓ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᒥᐊᓗᒻᒪᕆᑉᐸᓱᖓ. ᑌᒣᑦᑑᓱᖓᓗ ᑕᕐᓂᕋ ᐅᕙᓐᓂᒃ ᕿᒫᑐᐃᓐᓇᓯᒪᔫᔮᕐᑐᖅ. ᐃᒻᒥᓂᒃ ᐊᓯᐅᔨᓯᒪᔪᖓ, ᐃᒻᒥᓂᒃ ᐃᓕᑕᕐᓯᖃᔦᕐᓯᒪᔪᖓ ᑭᓇᐅᓂᕐᓂᓗ, ᓇᒧᖕᖓᕋᓱᐊᕐᒪᖔᒻᒪᓗ. ᐋᖓᔮᑉᐸᒍᓐᓀᓱᖓ ᓱᓐᓂᒪᖔᒻᒪ ᓱᓕ ᑐᑭᓯᒐᓱᐊᕐᐸᑐᖓ. ᐊᕐᓱᕈᓐᓂᖅ, ᐋᓐᓂᐊᓂᖅ, ᑭᓯᐊᓂ ᓯᕗᓂᕐᒥ ᓂᕆᐅᑦᓯᐊᓂᖅ, ᓲᖑᓯᓂᖅ ᐱᔪᓂᒃ ᐃᖕᖏᕈᓯᒥᑦ ᑖᒃᑯᓇᓃᑦᑐᑦ. ᑕᒐ, ᐱᕕᑦᓴᖃᓕᕐᑐᖓ ᐊᓕᐊᓇᕐᑐᓂᒃ ᓄᐃᑦᓯᒍᓐᓇᓕᕐᓱᖓ, ᐃᓅᒋᐊᒥᒃ ᐅᐱᒪᓇᕐᑐᓂᒃ. ᐊᓕᐊᑉᐳᖓ ᐃᓅᒋᐊᒥᒃ, ᐱᑦᓯᐊᕈᒪᕗᖓ, ᐱᑦᓯᐊᓂᕐᓴᐅᒍᒪᕗᖓ. ᓈᒻᒪᑐᓂᒃ ᐱᐅᓯᖃᕈᒪᕗᖓ. ᐊᒥᓱᓂᒃ ᐃᖕᖏᕈᓯᓂᒃ ᐊᓪᓚᑕᕕᓂᕐᓃᕙᖓ ᕿᒥᕐᕈᓱᒋᑦ, ᐊᒥᓱᕕᑦᓱᖓ ᐃᒻᒥᓄᑦ ᐅᖃᐅᑏᒐᓱᐊᕐᓯᒪᔪᖓ. ᖃᐅᔨᒪᔫᔮᕐᓱᖓ, ᓱᖁᑎᑦᓴᑑᔮᕐᓇᖓᓘᓐᓃᑦ ᓈᓚᒋᐊᒥᒃ ᐃᖕᖏᑕᕐᓃᕙᖓ. ᑌᒣᒻᒪᑦ, ᐋᐊ, ᐅᑉᐱᕆᔭᖃᕐᐳᖓ ᐃᑲᔪᕐᓯᔭᐅᓯᒪᒋᐊᒥᒃ ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᐊᓪᓚᓱᖓ.”
“ᖃᓪᓗᓈᑦ ᓄᓇᖓᓂᒥᐅᒍᓕᕐᓱᖓ, ᖃᐅᔨᓯᒪᔪᖓ ᐊᓯᐅᔨᓕᕆᐊᒥᒃ ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᐅᖄᑦᓯᐊᕈᓐᓇᓂᕐᓂᒃ, ᐊᒻᒪᓗ ᐅᖃᐅᓯᖏᓐᓂᒃ ᐳᐃᒍᓕᕐᓱᖓ. ᐱᒻᒪᕆᐅᕗᖅ ᐅᖃᐅᓯᕐᓃᕕᑦ ᑎᒍᒥᐊᓪᓚᕆᒋᐊᖃᕆᐊᖅ, ᓴᕐᕿᑎᑦᓯᓲᖅ ᐅᐱᒪᓂᕐᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᓲᖑᓂᕐᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐱᔪᑦᓴᐅᔮᕐᑎᓯᒍᓐᓇᓱᓂ ᐃᓕᓐᓂᒃ. ᐊᓯᑦᔨᕋᓱᐊᕆᐊᒥᒃ ᐅᐸᓗᓗᐊᕐᑐᖃᓚᐅᕐᓯᒪᑦᔭᖏᓪᓚᖅ, ᐅᖃᐅᓯᕐᓃᕕᑦ ᐃᓕᑦᓯᒐᓱᐊᕆᐊᒥᒃ ᐅᐸᓗᐊᕐᖃᔭᖕᖏᑐᑎᑦ (ᐅᖄᑦᓯᕈᓐᓇᓯᓗᒍ ᑐᑭᓯᑦᓯᐊᕈᓐᓇᓯᓗᒍ). ᐱᑦᔪᑎᑖᕐᓇᑐᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᓄᑖᒥᒃ ᐱᕙᓪᓕᐊᑎᑦᓯᒍᒪᓯᓗᑎᑦ ᐃᓅᓯᕐᒥᒃ ᐊᑐᖔᓯᓗᒍ. ᓂᐅᕕᕐᖃᒥᓚᐅᔪᔪᖓ ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ ᐅᓕᕐᓀᓯᒍᑎᓂᒃ ᐊᕙᑕᒃᑯᓂᑦ ᐊᓕᐊᓚᐅᔪᔪᖓ ᑖᒃᑯᓂᖓ ᐱᑖᕆᐊᒥᒃ. ᐃᓪᓘᑉ ᐊᐳᑎᐅᑉ ᑕᕐᕋᖓᑎᑐᑦ ᓄᐃᑕᑐᐃᓐᓇᓚᖓᓕᕐᑐᑦ, ᑌᒫᑦᓭᓇᕐᑕᐅᖅ ᐅᖃᐅᓯᖅ.”
“ᐃᓗᒡᒍᓯᖃᕐᑐᒍᑦ ᓱᑲᑦᑐᒥᒃ ᐊᓯᑦᔨᑐᑲᓪᓚᒋᐊᖃᕐᓯᒪᔪᒥᒃ ᐅᐸᓗᐃᔭᐅᓐᓇᓯᒪᒻᒪᑦ. ᐋᖓᔮᑉᐸᒍᓐᓀᕈᕕᑦ ᐱᓪᓚᕆᑦᑐᓂᓪᓗ ᓵᖕᖓᓯᖔᓯᓗᑎᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᖏᕐᓯᒪᑐᐃᓐᓇᓯᓗᒋᑦ ᐊᑑᑎᓯᒪᔭᑎᑦ, ᓄᑭᑖᓚᖓᔪᑎᑦ ᐃᒣᓕᒍᓐᓇᓯᓗᑎᑦ, ᑕᒐ, ᓱᒍᓐᓇᐳᖓ? ᐊᓪᓚᓗᖓ, ᓄᐃᑎᕆᓗᖓ, ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓗᖓ ᑐᓴᕐᓂᔮᕈᑎᓕᐅᕐᓗᖓ. ᓄᓇᓕᐊᕐᐸᓗᓯ ᓄᓇᓖᑦ ᕿᒪᓪᓗᒋᑦ ᐱᓱᖕᖑᐊᑐᐃᓐᓇᕋᓗᐊᕈᕕᑦ (ᑭᓯᐊᓂ ᑌᒪᖕᖓᑦ ᐊᑐᐃᓐᓇᐅᕙᒋᐊᖃᕐᑐᑎᑦ ᐃᒻᒥᓂᒃ ᐅᖑᒪᐅᑎᑦᓴᓃᕕᑦ ᕿᒣᕙᒍᓐᓀᓗᑎᑦ).’’

À tous les deux ans, Puvirnituq accueille son célèbre festival des neiges qui réunit d’innombrables spectacles de musique ainsi qu’une multitude de compétitions et de concours de toutes sortes, comme celui du plus grand inukshuk ou de la meilleure sculpture sur pierre. Cette année, ce festival extrêmement populaire auprès des Nunavimmiut accueillera sur sa grande scène de spectacle Charlie ‘’Saali’’ Keelan, un chanteur originaire de Killiniq qui a majoritairement grandi à Quaqtaq et Kangiqsualujjuaq. Saali a été interviewé par Aumaaggiivik et il a parlé de fierté, de langue et d’art.
«L’écriture d’une chanson en inuktitut ou en anglais dépend de la façon qu’elle sort. Qu’est-ce que la musique veut dire. Comment ça se ressent, comment ça sonne mélodiquement. Ça arrive que je commence une chanson en anglais et que je la termine en inuktitut ou vice versa. [… ] Sapiqangitunga a d’abord été écrite en anglais. Chaque fois que je chante cette chanson, je suis tellement heureux d’être encore en vie. J’ai l’impression que ma vie se déroulait dans un cercle négatif, c’était difficile d’avoir la force de continuer. Et dès les premiers mots prononcés dans la chanson, je voulais transmettre que je n’aurai pas peur, je n’aurai pas peur de montrer de l’amour et de l’affection à mes enfants, car j’ai de la chance de les voir chaque fois que je peux. Durant cette période de ma vie, je prenais beaucoup de drogue et d’alcool. Ce qui me donne l’impression que mon âme s’était éloignée de moi. Je me suis perdu. Je ne pouvais pas reconnaître qui j’étais, où j’allais. J’essaie toujours de donner un sens à cette période avec un esprit sobre. La lutte, la douleur, l’espoir, la force qui vient de cette chanson sont là. J’ai maintenant l’occasion d’apporter quelque chose de positif, de quoi être fier en tant qu’Inuk. Je suis heureux d’être en vie. Je veux être bien, être meilleur, faire les bonnes choses. En regardant de nombreuses chansons que j’ai écrites, il y a eu plusieurs fois où j’essayais de me parler à moi-même. Comme si je le savais, mais comme si je n’avais pas envie d’écouter ce que je chantais. Alors, oui, je pense que ça a aidé d’écrire en inuktitut.»
«En vivant dans le Sud, je me suis rendu compte que je perdais les mots et la douceur de parler en inuktitut. Il est très important de garder sa langue maternelle car cela apporte fierté, force et motivation. Comme il n’est jamais trop tard pour changer, il n’est jamais trop tard pour apprendre à parler sa langue ou mieux la parler. Ça donne un objectif et une nouvelle motivation pour faire plus dans la vie. J’ai récemment acheté un dictionnaire d’inuktitut auprès d’Avataq et j’en suis très heureux. Tout comme les ombres de l’iglu sont là pour rester, la langue l’est aussi.»
«Nous avons une culture qui a brusquement changé. Quand vous restez sobre et faites face à la réalité et acceptez ce que vous avez vécu, vous aurez l’énergie de dire : Ok, qu’est-ce que je peux faire? Écrivez, créez, faites de l’art. Sortez du village, allez sur la toundra, même pour une simple promenade (Mais soyez toujours préparés et apportez quelque chose pour vous protéger).

Every two years, Puvirnituq hosts its snow festival which is gathering performing artists coming from many Inuit territory as well as various games and contests like the largest inukshuk or the best stone carving. This year, singer and songwriter originally from Killiniq, who grew up mostly in Quaqtaq and Kangiqsualujjuaq, Charlie “Saali” Keelan, will be among the artists performing in this famous Nunavimmiut festival. Saali was interviewed by Aumaaggiivik and he talked about pride, language and art.
‘’Writing a song in Inuktitut or English seems to depend on how it comes out. What the music wants to say. How it feels, how it sounds, melodically. But there have been occasions where the lyrics started off in English and ended up being in Inuktitut or vise-versa. […] Sapiqangitunga was starting off in English. Every time I sing that song, I am so happy to still be alive. It feels like my life was going in a negative circle, round and round, it was hard to have the strength to keep going. And the first words I say in the song are trying to convey that I will not be afraid, or be shy to show love and affection to my children because I was so happy to see them every time I had a chance. In this period of my life, I was taking a lot of drugs and alcohol. Which just feels like my soul got away from me. I lost myself, I couldn’t recognize who I was, where I was going. I am still trying to make sense of that whole time period with a sober mind. The struggle, the pain, but the hope, strength that comes from that song is there. Now, I have the opportunity to bring something positive, something to be proud of as an Inuk. I am happy to be alive, I want to do well, be better. Do the right things. Looking back at many songs I have written, there were many times where I was trying to speak to myself. Like I knew, but as though I didn’t care to even listen to what I was singing. So, yes, I believe it helped a lot to have written it in Inuktitut.”
“Living in the south, I realized I was losing the smoothness of speaking Inuktitut, and words. It’s very important to hold on tight to your mother tongue, it brings pride and strength and motivation in yourself. As it’s never too late to change, it’s never too late to learn to speak your language (better). It gives you a purpose and new drive to do more in life. I bought an Inuktitut dictionary recently from Avataq which I was very happy to get. Just like the shadows of the iglu are here to stay, so is the language.”
“We have a culture that had to adapt very quickly to the changes that happened abruptly. When you stay sober and face reality and accept what you have gone through, you will have the energy to say, ok, what can I do? Write, create, do art. Go out of the village to the land even for a walk (But always be prepared and bring something to protect yourself).’’

ᐊᑦᔨᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᑕᐅᑎᑦᓯᓯᒪᔪᑦ / Crédits photos / Photos credits: Sebastien-Charles Boitel