ᑕᕐᕿᑕᒫᑦ ᐱᒋᐊᕐᑎᓯᒍᑎᒥᒃ ᓄᐃᑕᐅᓚᐅᔪᕗᖅ 2019 ᐊᕐᕌᒍᖓᓂ UNESCO-ᑯᑦ ᓄᓇᖃᕐᖄᓯᒪᔪᐃᑦ ᐅᖃᐅᓯᖏᑦ ᐊᕐᕌᒍᖁᑎᖃᕐᑎᑕᐅᑎᓪᓗᒋᑦ ᐊᐅᒫᒡᒋᕕᒃ ᐱᓇᓱᐊᖃᑎᐅᑎᓪᓗᒍ, ᐊᕙᑕᖅ ᐱᐅᓯᑐᖃᓕᕆᔨᒃᑯᑦ ᓄᓇᕕᒻᒥ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ ᐃᑲᔪᕐᓯᕕᖓ, ᐃᓄᒃᑎᑐᑦ ᐅᖃᐅᓯᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᓱᑎᒃ ᐱᓇᓱᐊᕐᐸᑐᓂᒃ. ᑕᕐᕿᑕᒫᑦ, ᓇᐅᑐᐃᓐᓀᑦ ᐊᑕᐅᓯᐅᓈᕐᑎᓱᑎᒃ ᐃᓄᑑᓈᕐᑎᑐᐃᑦ ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᐊᒥᓱᐃᒍᑦᓱᑎᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᓂᖃᓚᐅᔪᑎᓪᓗᒋᑦ ᓱᓇᓱᐊᕐᑎᓯᓂᖃᕐᑐᖃᓕᕐᒪᑦ ᐊᑕᐅᑦᓯᑯᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᖃᑦᑕᓱᑎᒃ ᑕᕐᕿᒥ. ᐊᕐᕌᒍ ᐱᒋᐊᓚᐅᔪᑎᓪᓗᒋᑦ, ᐊᕐᕌᒍ ᐃᓱᓕᒻᒪᑦ, ᐱᐅᒋᔭᐅᒻᒪᕆᖃᑦᑕᓚᐅᔪᒻᒪᑕ ᑕᒪᒃᑯᓂᖓ ᐱᓇᓱᐊᕈᑎᖃᕐᓂᕗᑦ ᐊᐅᒫᒡᒋᕕᒃᑯᑦ ᑕᒪᑦᓱᒥᖓ ᐱᓇᓱᐊᕈᑎᖃᖃᑦᑕᕈᒪᓕᕐᓱᑎᒃ ᑐᑭᑖᕐᓯᒪᔪᑦ. ᑕᕐᕿᑕᒫᑦ, ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᐅᑉ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᓐᓂᒃ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᖃᑦᑕᕈᒪᓕᕐᓱᑎᒃ ᑎᓕᔭᐅᒪᐅᑎᖃᓕᕐᓗᑎᒃ ᐊᖏᓂᕐᓴᓂᒃ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᐱᐅᓯᑐᖃᖏᓐᓂᒃ ᓄᐃᑕᑎᑦᓯᓕᐅᒥᔮᕋᓱᐊᕐᓂᑯᑦ ᖁᕝᕙᑎᑦᓯᒐᓱᐊᕐᓗᑎᒃ.

Tarqitamaat est une initiative née en 2019 de l’Année internationale des langues autochtones de l’UNESCO par Aumaaggiivik, le Secrétariat des arts du Nunavik de l’Institut culturel Avataq, afin de promouvoir des artistes utilisant la langue inuite dans leurs créations. Chaque mois, une personne ou un groupe d’artiste était mis de l’avant pour leur travail, simultanément avec un évènement qui a lieu durant le mois. Lorsque l’année fut terminée, la réception du projet ayant été tellement positive, Aumaaggiivik a décidé de poursuivre l’aventure. Nous faisons la promotion d’un artiste chaque mois, avec le mandat plus vaste de valoriser et faire connaître la culture du Nunavik.

Tarqitamaat is an initiative created for the 2019 UNESCO’S Year of indigenous languages with Aumaaggiivik, the Nunavik Art Secretariat of Avataq Cultural Institute to promote Nunavik artists using Inuktitut in their work. Every month, an individual or a group of artists were showcased for their work simultaneously with an event taking place during the month. After the year ended, the response to the project was so positive that Aumaaggiivik decided to pursue this adventure. Each month, we will showcase an artist with a broader mandate of promoting Nunavimmiut culture.

Panel 1

ᐊᒥᕃᔭᐅᑦ | Septembre | September

ᐊᓯᓐᓇᔭᖅ  | asinnajaq

ᐊᓰᓐᓇᔮᖅ ᐊᒥᓱᐃᓂᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎ ᐱᖕᖑᐊᑎ ᐊᒻᒪᓗ ᑐᑭᓯᓇᕐᑎᓯᔨᐅᑦᓱᓂ ᐃᓄᑦᔪᐊᒥᐅᒍᓯᒪᑦᓱᓂ ᑭᓯᐊᓂ ᒪᓐᑐᔨᐊᓚᒥ ᓄᓇᖃᕙᓪᓗᓯᒪᔪᖅ. ᐃᓕᓴᕐᓯᒪᔪᖅ ᓱᓕᔪᖕᖑᐊᒍᓂᕐᓂᒃ NSCAD ᐃᓕᓴᕐᕕᔪᐊᒥ (ᓅᕕᔅ ᑰᓴᒥ ᐱᓇᓱᒐᕐᓂᒃ ᓯᓚᑦᑐᓴᕐᕕᒥ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᕆᓂᕐᓄᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐋᕐᕿᓱᑦᓯᐊᓯᒪᔪᓕᕆᓂᕐᓄᑦ). ᐃᕐᖃᐅᒪᒋᔭᖃᓗᐊᕐᑐᖅ ᐅᐃᒍᐃᑎᑐᑦ ᐃᓕᓴᕐᓂᕆᓯᒪᔭᒥᓂᒃ ᓂᕐᓯᐅᑐᑦ ᐃᓕᓐᓂᐊᕈᑎᖏᓐᓂᒃ ᓄᐃᑦᓯᒋᐊᖃᕐᓯᒪᒐᒥ ᐅᐃᒍᐃᑎᑐᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᑖᑦᓱᒥᖓ ᐊᓕᐊᒋᔭᖃᒻᒪᕆᑦᓯᒪᑦᓱᓂ, ᐱᓇᓱᐊᕐᑕᒥᓂᐊᓪᓛᑦ ᑕᑯᔭᑦᓴᖑᕐᑎᓯᓯᒪᑦᓱᓂ. ᓯᕗᓪᓕᐹᒥ ᐊᑑᑎᒋᐊᖕᖓᖃᑦᑕᓯᒪᔪᖅ ᐱᓇᓱᑦᑎᒪᕇᑦ ᐱᓇᓱᐊᕐᕕᖓᓃᑦᓱᓂ ᐁᑉᐸᖃᕐᓱᓂ ᔫᐱ ᐅᐃᑖᓗᑦᑐᒥᒃ ᐊᐅᓚᔫᓕᐅᕐᓱᑎᒃ ᑎᒧᑎ ᐱᒍᑦᔨᓱᒋᑦ NFB (ᑳᓇᑕᒥ ᐊᐅᓚᔫᓕᐅᕐᓂᓄᑦ ᑲᑎᒪᔩᑦ) ᓯᕗᓪᓕᒥ ᑕᑯᑦᓴᐅᔪᑦᓴᓕᐅᕐᑎᐅᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᑭᖑᓂᖓᒍᑦ ᑲᒪᔨᒻᒪᕆᒻᒥᒃ ᐃᑲᔪᕐᑎᐅᓱᓂ.
ᐱᔪᑦᓴᐅᔮᓚᕿᐅᑎᖃᓲᖅ ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᓄᑦ ᐊᐅᓚᔫᓄᑦ ᐊᑐᐊᒐᕐᓄᓗ ᑕᑯᒍᓐᓇᓯᐅᑎᒋᑦᓱᒋᑦ ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᓂᒃ ᐃᓱᒪᒋᔭᖃᕈᓐᓇᐅᑎᓂᒃ. ᐊᓰᓐᓇᔮᖅ ᓄᐃᑦᓯᕙᓪᓗᓲᖅ ᐃᒻᒥᓂᖕᖑᐊᖅ ᐊᑦᔨᖑᐊᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᑭᓯᐊᓂ ᐊᒥᓱᓂᒃ ᐃᓄᓐᓂᒃ ᐃᓚᐅᑎᑦᓯᓯᖏᓐᓇᓲᒍᑦᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᓇᑯᕆᔭᖃᕐᓂᒥᓂᒃ ᑐᓴᕐᑕᐅᑎᑦᓯᓲᒍᑦᓱᓂ ᐱᕕᑦᓴᖃᕐᑎᓯᑦᓯᐊᐸᑦᑐᓂᒃ ᐃᑲᔪᕐᓯᒪᑦᓱᑎᒃ ᐊᐅᓚᔫᓕᐅᕐᓂᓄᑦ ᐱᓇᓱᒐᖏᓐᓂᒃ. ᐊᒥᓱᐃᓄᑦ ᓄᓇᕐᓚᓕᐊᕐᓯᒪᔪᖅ ᐱᓇᓱᐊᕆᐊᕐᑐᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᖃᐅᔨᓯᒪᓕᕐᓱᓂ: ᐊᒥᓱᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᐅᕙᑦᑎᓂᒃ ᖃᐅᔨᒪᓕᕐᑐᑦ ᑐᓵᓚᐅᕐᓯᒪᖕᖏᑐᑦ ᑭᓇᒥᓪᓘᓃᑦ ᐃᓄᒻᒥᑦ”. ᑐᑭᓯᓇᕐᑎᓯᓕᕋᒥ ᑕᑯᔭᑦᓴᓕᐊᒍᓯᒪᔪᓂᒃ, ᐃᑉᐱᒋᑦᓱᒋᑦ ᓱᓇᓕᑦᑖᓂᖏᑦ, ᐃᑉᐱᒍᓱᑦᓯᐊᓲᖅ ᓇᓪᓕᑳᖃᑎᖃᕆᐊᖃᕐᓂᒥᓂᒃ ᓱᓀᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᓚᖓᓕᕐᒥᒪᖔᑕ ᐊᒻᒪᓗ ᑕᑯᔭᕐᑐᑐᓂᒃ ᑐᖕᖓᓱᒃᑫᒍᑎᐅᓚᖓᔪᓂᒃ: “ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᕕᓐᓂ ᑐᑭᓯᓇᕐᑎᒋᐊᕐᑐᓯᒪᔭᕐᓂ ᑏᑐᕋᑦᓴᖃᕐᑎᓯᒋᐊᒥᒃ ᐊᓕᐊᓲᒍᔪᖓ ᑌᒫᑦᓭᓇᖅ ᐊᓇᕐᕋᓯᒪᑎᓪᓗᖓ ᐳᓛᕆᐊᕐᑕᐅᒍᒪ ᑐᖕᖓᓱᑦᑎᓯᒍᑎᒋᓲᕆᒐᒃᑯ ᑏᑐᕐᑎᓯᓂᖅ, ᐃᓘᓐᓇᑎᒃ ᑭᓇᓕᒫᒃᑯᑦ ᐃᓱᕐᕆᓲᒍᖕᖏᒪᑕ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓂᒃ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᕕᒻᒦᒋᐊᖅ” ᓚᓚᐅᔫᖅ. ᐃᓚᐅᒌᕐᓯᒪᓕᕐᓱᓂ ᑐᑭᓯᓇᕐᑎᓯᔨᐅᖃᑎᒌᓄᑦ ᐅᖓᑖᓂ ᓄᐃᑕᐅᖃᒥᐅᓂᕐᐹᑦ Venice Biennale ᐃᓚᐅᑎᓪᓗᒍ ᐃᓱᒪ, ᓵᓚᖃᐅᑎᑖᕐᖃᒥᓚᐅᔫᖅ Sobey Art Award-ᒥᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᐁᑦᑐᑕᐅᒍᑎᒋᓲᖓᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓚᐅᓯᒪᒻᒥᓱᓂ ᑐᑭᓯᓇᕐᑎᓯᔨᐅᖃᑎᒌᓄᑦ ᕗᐃᓂᐯᒻᒥ ᐃᓄᐃᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᕆᕕᖓᓂ ᑕᕝᕙᓂ ᐅᑭᐊᒥ ᓇᓗᓀᕐᑕᐅᓂᖃᓛᕐᑐᒥ.

Asinnajaq est une artiste multidisciplinaire et commissaire originaire d’Inukjuak mais ayant vécu principalement à Montréal. Elle a étudié le cinéma à l’Université NSCAD (Nova Scotia College of Art and Design). Elle a été marquée par un cours de français où elle devait faire un film présentant une recette, elle était tellement passionnée qu’elle a même ajouté des pauses commerciales dans son film. Sa première expérience sur un plateau professionnel fut avec son père Jobie Weetaluktuk sur le film Timuti produit par l’ONF (Office National du Film du Canada), d’abord en tant qu’illustratrice et ensuite comme assistante-réalisatrice. Elle tire son inspiration de films et de livres qui lui permettent de voir le monde avec une nouvelle perspective. Asinnajaq crée principalement des autoportraits mais finit souvent par inclure d’autres personnes, et honore le précieux temps de ceux qui ont contribué à ses créations cinématographiques.
Elle a voyagé dans plusieurs pays pour son travail, et elle remarque que « beaucoup de gens connaissent les Inuit mais ont rarement l’opportunité d’en apprendre sur nous par quelqu’un qui est Inuk ». Lorsqu’elle est commissaire d’une exposition, selon le thème, sa sensibilité lui permet de choisir ce qu’elle fait avec ses pairs et elle a également à cœur d’accueillir les visiteurs : « J’aime servir du thé dans l’exposition comme si j’accueillais quelqu’un qui vient chez moi, car ce n’est pas tout le monde qui se sent à l’aise dans une galerie d’art » ajoute-elle. Après avoir été membre de l’équipe de commissaires pour la Biennale de Venise avec Isuma, elle a récemment été récompensée du Sobey Art Award et fait partie de l’équipe de commissaires derrière le nouveau Centre d’art inuit de Winnipeg qui inaugurera cet automne.

Asinnajaq is a multidisciplinary artist and curator originally from Inukjuak but has lived mostly in Montreal. She studied cinema at NSCAD University (Nova Scotia College of Art and Design). One marking experience was a French course where she had to make a recipe film, and she was so passionate about it, she even put some ads in her film. Her first professional experience on a set was with her father Jobie Weetaluktuk on the film Timuti for the NFB (National Film Board of Canada), first as an Illustrator and after as the Assistant Director. She gets inspired by different movies and books that makes her see the world in a different perspective. Asinnajaq mostly creates self-portraits but they often end up including a lot of people and honoring the ones who give their precious time for her cinematographic projects.
She has traveled in many countries for her work and she noticed that “many people know about us but they don’t get to hear about us from someone who is Inuk’’. When she curates on an exhibition, depending on the theme, she has the sensitivity to choose with her pairs what could be the best to showcase but also to greet the visitors: “I like to put tea in the exhibitions I curate like I would welcome someone to my home, because not everyone is comfortable in an art gallery” she says. After being part of the curatorial team behind the latest Venice Biennale with Isuma, she was recently awarded by the Sobey Art Award and was also part of the curatorial team for the Winnipeg Inuit Art Center to be inaugurated this Fall.

Visit her Website, Visitez son site internet asinnajaq.com

Panel 2

ᐊᐅᔭᓕᕈᑦ | AOÛT | AUGUST

ᔪᐃ ᐹᕐᑐᕆᑦᔅ  | Joey Partridge

ᔪᐃ ᐹᑐᕆᔅ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᔨ ᑰᑦᔪᐊᖅ, ᑯᐯᒃ, ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᖅ, ᐅᓪᓗᒥ ᖃᐅᔨᒪᔭᐅᓕᕐᑐᖅ ᐃᓇᖁᓇᕐᑐᓂᒃ ᑐᒑᕕᓂᕐᓂᒃ ᖁᖏᓯᕐᒥᐅᑕᓕᐅᓲᒍᓂᖓ ᓯᐅᒻᒥᐅᑕᓂᓪᓗ. ᔪᐃ ᖃᐅᔨᒪᔭᐅᕙᓪᓕᐊᒪᕆᓕᕐᑐᖅ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᒍᑎᖏᓐᓄᑦ, ᐃᖕᖏᕈᓯᓕᐊᕕᓂᖏᓐᓄᑦ ᐃᓂᕐᓯᔨᖓᓗ ᓭᒪᓐ ᕘᓪᔅ ᓂᐱᓕᐊᕕᓂᖏᒃ ᓄᓇᕕᒻᒥ ᓄᓇᓕᓐᓂ ᑐᓴᐅᑎᒃᑯᑦ ᓂᑦᔮᑎᑕᐅᖃᑦᑕᓕᕐᓱᑎᒃ. ᔪᐃ ᐱᕈᕐᓴᓯᒪᔪᖅ ᑕᑯᓐᓈᖏᓐᓇᓱᓂ ᐊᑖᑕᒥᓂᒃ ᓴᓇᐅᒐᕐᑐᒥᒃ. 9-ᓂᒃ ᐅᑭᐅᖃᓕᕐᓱᓂ, ᐊᑖᑕᒥᓂᒃ ᓴᓇᐅᒐᖃᑎᖃᖃᑦᑕᓯᔪᕕᓂᖅ. ᔪᐃ ᑲᖕᖑᓱᑦᑕᑐᒻᒪᕆᒃ, ᑭᓯᐊᓂ ᐃᖕᖏᕈᒪᓲᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᒍᒪᓲᒍᑦᓱᓂ ᐃᒻᒥᓂᕿᑦᓱᓂ ᐃᓕᑦᓯᓯᒪᔪᖅ ᑯᑭᑕᐸᒋᐅᕐᓱᓂ. ᐊᕐᕌᓂ, ᐃᓱᒪᓕᕐᑐᕕᓂᖅ “ᑌᒣᒍᓐᓇᓯᒍᓐᓇᖂᕐᖓ” ᐊᒻᒪᓗ ᐱᕙᓪᓕᐊᓯᓂᖓ ᐱᒋᐊᓕᕐᑐᕕᓂᐅᑦᓱᓂ ᐱᕕᑦᓴᓕᐅᕐᓱᓂ ᐱᔪᓐᓇᑐᒻᒪᕇᑦ ᑐᓴᕐᓂᔮᕈᑎᓕᐅᕐᕕᖓᓅᕈᓐᓇᓯᑦᓱᓂ. ᓄᓪᓚᖓᖕᖏᑐᒻᒪᕆᐅᑦᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᕐᓱᕈᓐᓂᒥᒃ ᐃᑉᐱᒍᓱᑦᓱᓂ ᑌᑦᓱᒪᓂ ᐅᓐᓄᐊᖓᓂ ᓯᕗᓪᓕᐹᒥ ᓂᐱᓕᐅᕐᑕᐅᕕᓕᐊᓚᐅᕋᓂ ᐃᖕᖏᖑᐊᕈᓯᓕᐅᓕᕐᑐᕕᓂᖅ. ᑌᑦᓱᒪᓂᐅᓐᓂᒪᑦ, ᐊᓪᓚᓲᒍᓕᕐᑐᖅ ᓄᑖᓂ ᐃᖕᖏᕈᓯᑦᓴᒥᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐱᓯᑎᖕᖑᐸᓪᓕᐊᓱᓂ. ᑕᒪᒃᑯᓂᖓ ᐱᓇᓱᐊᕈᑎᖃᒻᒪᕆᑦᓱᓂ ᖃᐅᔨᔭᐅᕙᓪᓕᐊᓕᕐᓱᓂᓗ ᐊᒻᒪᓗ ᑎᑭᐅᑎᕙᓪᓕᐊᓕᕐᓱᓂ (ᐅᓪᓗᒥᐅᓕᕐᑎᓗᒍ) #2-ᒧᑦ ᓄᓇᖃᕐᖄᑐᕕᓃᑦ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᓕᐅᓂᖓᑕ ᐱᒋᐊᕐᓂᓴᖓ ᑎᑭᑉᐸᓕᐊᓕᕐᓱᒍ. “ᐃᓄᓐᓄᑦ ᑐᓴᕐᑎᑕᐅᒋᐊᕐᑐᐸᑦᑐᖓ ᑐᓴᕐᓂᒍᓱᓐᓂᕋᕐᑐᓄᑦ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᐅᑎᓐᓃᕙᖓ ᐊᒻᒪᓗ ᑖᒃᑯᓄᖓ ᐱᑐᑦᓯᒪᓂᖃᕐᓂᒥᓂᒃ ᐃᑉᐱᒍᓱᑦᓱᑎᒃ. ᓂᓪᓕᕈᓐᓇᖏᕐᐸᑐᖓ ᐃᓚᖓᓐᓂ ᑌᒫᒃ ᐅᖃᐅᑎᔭᐅᒐᒪ”.
ᐊᕐᖁᑎᖃᕐᓱᓂ ᐃᓂᕐᓯᒍᓐᓇᓯᐊᕐᓂᒥᓂᒃ, ᐊᒥᓱᐃᓂᒃ ᐱᔪᒪᓂᓕᒃ – ᐆᑦᑑᑎᒋᑦᓱᒋᑦ ᒪᒥᓴᕐᓂᖅ, ᑐᑭᓯᒍᓐᓇᓯᓂᖅ ᐃᓄᐃᑦ ᖃᖓᓂᐊᓗᒃ ᑎᑭᐅᑎᕙᓪᓕᐊᓯᒪᓂᖏᓐᓂᒃ ᐅᓪᓗᒥᒧᑦ ᓄᑖᔭᓄᑦ ᑎᑭᐅᑎᓯᒪᓕᕐᓱᑎᒃ ᐊᓯᑦᔨᕙᓪᓕᐊᔪᒦᓐᓂᖃᕐᓯᒪᓕᕐᓱᑎᒃ ᓱᑲᑦᑐᒥᒃ ᐊᑑᑎᑲᓪᓚᐸᑦᓱᒋᑦ ᓄᐃᑕᓐᓂᖏᑦᑐᐃᑦ ᓄᐃᕐᖃᐸᓪᓕᐊᑎᓪᓗᒋᑦ, ᐊᓂᒍᐃᑎᑎᒐᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᓐᓂᓗ ᐊᒻᒪᓗ ᐅᓪᓗᒥ ᑌᒣᑦᓯᒪᓂᕐᒥᓄᑦ ᐊᕐᓱᕈᓐᓂᒥᒃ ᓇᒻᒪᓚᕿᓯᒪᓕᕐᓱᑎᒃ. ᐱᒍᓐᓇᓯᒍᒪᓂᖓ ᐱᓯᒪᔪᖅ ᑕᑯᕙᓐᓂᒥᓄᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᐃᔨᖏᓐᓂ ᐃᑯᒪᓂᒃ, ᑐᑭᖏᓐᓂᓗ ᐃᓕᑕᕐᓯᕙᓐᓂᖏᓐᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᑐᑭᓯᒪᕙᓐᓂᖏᓐᓂᒃ ᐅᖃᐅᓯᖏᓐᓂᒃ ᐃᖕᖏᖑᐊᕈᓯᒥᑕ. ᐁᑦᑐᑕᐅᓯᒪᓂᖅ ᐃᓂᕐᓯᒍᓐᓇᓂᕐᒥᒃ ᐊᓕᐊᓇᕐᑐᓂᒃ ᐃᓅᖃᑎᒥᓂᒃ ᐊᕕᖃᑎᖃᕐᓯᒪᒍᓐᓇᐅᑎᒋᑦᓱᒍ. ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᓂᖅ ᐃᑲᔪᕐᓯᓯᒪᔪᖅ ᐃᒻᒥᓂᒃ ᑐᑭᓯᒪᓂᕐᓴᐅᒍᑎᒋᓕᕐᓱᒋᑦ, ᐊᓯᐊᔨᓯᒪᓕᓚᐅᕐᑐᕕᓂᐅᑦᓱᓂ ᐃᒻᒥᓂᒃ-ᓈᒻᒪᒋᓂᕐᒥᓂᒃ. ᐱᔪᑦᓴᐅᔮᕈᑎᖃᓲᖅ ᐊᐅᓚᔨᑦᓱᓂ ᐊᑖᑕᒥᓂᒃ ᐃᓕᓴᕐᑕᐅᓯᒪᒐᒥ ᐊᒥᓱᐃᓂᒃ ᐱᐅᓯᑐᖃᕐᑎᒍᑦ ᐱᓇᓱᐊᕐᓂᓂᒃ. ᓚᕙᑦᓱᓂ: “ᐊᖏᔪᒥᒃ ᐋᓐᓂᐊᓂᕐᑕᖃᕐᐳᖅ ᓱᓕ ᐃᑉᐱᓇᕐᑐᒥᒃ, ᐊᓂᒎᑎᒐᓱᐊᕆᐊᒥᒃ ᐱᔭᕐᓃᑐᒥᒃ, ᐃᓄᐃᑦ ᐃᓄᑦᑎᑑᕐᑐᓂᒃ ᑐᓴᕐᓂᔮᕈᑎᓂᒃ ᑭᖕᖒᒪᑦᓯᔪᖅ ᑐᑭᓯᒋᐊᕈᑎᑦᓴᒥᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓕᐊᓇᕐᓂᓴᒥᒃ ᐃᑉᐱᒍᓱᒍᓐᓇᐅᑎᑦᓴᒥᓂᒃ. ᑖᒃᑯᓂᖓ ᐊᑑᑎᓲᒍᖕᖏᑐᖓ ᐃᒻᒥᓂᑐᐃᓐᓇᖅ ᐃᓱᒪᑦᓱᖓ ᐊᓯᒐᓴᒃᑲ ᐃᓱᒪᒋᑦᓱᒋᑦ ᐊᑑᑎᑎᕙᒃᑲᑭᑦ.”

Joey Partridge est un artiste de Kuujjuaq, au Nunavik. Reconnu pour son travail de joaillerie fine en ivoire, il est actuellement une étoile montante de la musique. Lui et son producteur Simon Walls ont créé des chansons qui sont jouées dans les stations de radios locales du Nunavik. Il a grandi en observant son père sculpter et, à neuf ans, a commencé à sculpter à ses côtés. Malgré qu’il soit timide, Joey est très curieux d’apprendre de nouvelles disciplines et a toujours voulu chanter et jouer de la musique. Musicien autodidacte, l’an passé il s’est dit « peut-être que je peux le faire » et son aventure dans un studio professionnel a commencé. Très nerveux et sous pression, il a composé une chanson la veille d’aller au studio pour la première fois. Depuis, il écrit des nouvelles chansons et développe ses habiletés. Tout ça au même moment où sa chanson a atteint le #2 aux rangs du Indigenous Music Countdown. « Les gens viennent me voir pour me dire qu’ils aiment ma musique et qu’ils s’y sentent connectés. Je reste souvent sans voix. »
À travers son cheminement créatif, il souhaite plusieurs choses dont la guérison, une compréhension de comment les Inuit se sont adaptés rapidement aux changements de la modernité et tout ce qu’ils font pour traverser les traumatismes vécus. Il réalise ses ambitions lorsqu’il voit la lumière dans le regard des personnes, la capacité de se reconnaître dans les paroles de ses chansons et ceci renforce son empressement à donner et créer quelque chose de positif dont son peuple a besoin. L’art et la musique l’ont aidé à se comprendre, lui ont redonné l’estime de soi qu’il avait perdu. Il trouve de l’inspiration à travers son père qui lui a enseigné ses connaissances traditionnelles. Il dit : « Tant de douleur est encore présente, il est difficile de s’en détacher et les gens ont besoin de musique en inuktitut pour comprendre et se sentir mieux. Je ne crée pas seulement pour moi mais pour les autres également. »

Joey Partridge is an artist from Kuujjuaq, Nunavik. Renowned for the beautiful ivory jewelry he creates, Joey is now fast becoming known for his music. The songs he and his producer Simon Walls created are being played by local radio stations in Nunavik. Joey grew up watching his father carving. By the age of nine, he started carving alongside his father. Despite being shy, Joey is very keen to learn new disciplines and has always wanted to sing and play music. Self-taught musician, sometime last year he told himself “maybe I can do this” and so his journey to booking a professional studio began. Very nervous and under pressure he ended up composing a song the night before he went in the studio for the first time. Since then, he has been writing new songs and developing his skills. All this happened while his music was becoming known and reaching #2 on the Indigenous Music Countdown. “People come to me to tell me they love my music and feel connected to it. Often, that makes me speechless”.
Through this creative path, he wishes many things such as healing, an understanding of how Inuit have adapted quickly to changes of modernity and all they had to do to overcome the trauma they experienced. His ambition thrives from seeing light in people’s eyes, the ability to recognize and relate to the words of his songs, and this reinforces his eagerness to give and create something positive that his people need. Art and music have helped him understand himself, given him back self-esteem he had lost. He finds inspiration in his father who taught him his traditional knowledge. He says: “There is so much pain that is still there, hard to get off, people need music in Inuktitut to understand and to feel better. I don’t do this just for myself but for the others too.”

Rejoignez nous le 28 août à 19h pour une diffusion en directe de sa musique! Join us august 28 at 7pm for a live show of his music!

Publiée par Aumaaggiivik Nunavik Arts Secretariat sur Jeudi 3 septembre 2020

Panel 3

ᑐᕓᔮᕈᑦ | Juillet | July

ᐊᕐᓴᓂᖅ ᑎᐊ | Arsaniq Deer

ᐊᕐᓴᓂᖅ ᑭᐊ ᐃᓅᓱᑦᑑᓱᓂ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᐅᕗᖅ ᖁᐊᕐᑕᒥᐅᑦᓴᔭᐅᑦᓱᓂ. ᐃᓕᓐᓂᐊᓂᕐᒥᓂᒃ ᐱᔭᕇᓚᐅᔪᖅ 2019-ᖑᑎᓪᓗᒍ ᓄᓇᕕᒃ ᓯᕗᓂᑦᓴᕗᑦ ᐃᓕᓐᓂᐊᕕᖓᓂ ᐃᓕᓴᕇᕐᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓕᓐᓂᐊᕆᐊᓪᓚᓯᒪᔪᒻᒥᓱᓂ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᓂᒃ LaSalle College-ᒥ. ᖁᕙᒃ ᔮᓐᓴᓐ, ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓯᑎᐅᒋᐊᖓ ᖃᐅᔨᒪᔭᐅᓂᖃᒻᒪᕆᑦᓱᓂ ᐊᒥᓱᒻᒪᕆᐊᓗᓐᓂᒃ ᐃᓄᓐᓂᒃ ᐊᕐᓇᓂᒃ ᑐᓐᓂᓕᐅᕆᓯᒪᓕᕐᓂᒥᓄᑦ ᑲᓇᑕᓕᒫᒥ, ᐊᕐᓴᓂᖅ ᑌᑦᓱᒧᖓ ᑐᓐᓂᓕᐅᕐᑕᐅᓚᐅᔪᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᐱᒋᐅᕐᓴᑎᓯᑦᓱᒍ ᖃᓄᖅ ᑐᓐᓂᓗᐊᖑᓲᒍᒻᒪᖔᑕ, ᐃᓄᐃᑦ ᑐᓐᓂᓕᐅᕈᓯᖏᓐᓂᒃ ᐃᓕᓴᕐᑕᐅᓯᓚᐅᔪᖅ. ᐊᕐᓴᓂᖅ ᓯᕗᓪᓕᐹᑦᓯᐊᖑᕗᖅ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᖑᑦᓱᓂ ᑕᒪᒃᑯᓂᖓ ᐃᓄᐃᑦ ᑐᓐᓂᓕᐅᕈᓯᕐᓂᒃ ᐅᑎᕐᑎᓯᕙᓪᓕᐊᒐᓱᐊᕐᓱᓂ ᑌᒪᖕᖓᓂ ᐊᑐᑎᔭᐅᒍᓐᓀᖁᔭᐅᓯᓚᐅᕐᓯᒪᑎᓪᓗᒋᑦ.
ᐊᓪᓚᖑᐊᓲᖑᒻᒥᔪᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᒪᕐᒧᑦ ᑕᐅᑦᑐᓕᐅᕈᓯᕐᓂᒃ ᐊᑐᕐᓱᓂ ᐊᓪᓚᖑᐊᓲᖑᒻᒥᓱᓂ: “ᐱᒐᓱᐊᕈᒪᓕᐅᒥᑎᑕᐅᓲᖑᕗᖓ ᐃᓚᒃᑲᓄᑦ. ᐊᑦᔨᖑᐊᓂᒃ ᑕᑯᓐᓈᓱᖓ ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᓱᒋᑦ ᐊᑦᔨᓕᐅᕋᓱᐊᓲᖑᕗᖓ, ᓗᑐᕐᑐᐊᓘᔮᒃᑫᒐᓱᐊᖕᖏᑲᓗᐊᕐᓱᖓ ᑭᓯᐊᓂ ᖑᐊᕐᑐᔮᕐᑎᓯᒐᓱᐊᕐᓂᓴᐅᓲᖑᕗᖓ ᐊᒻᒪᓗ ᐱᒐᓱᐊᕐᓂᓴᐅᓕᕐᑎᑕᐅᓲᖑᑦᓱᖓ ᐱᐅᓯᑐᖃᕗᑦ ᐃᓱᒪᒋᑦᓱᒍ.” ᐊᕐᓴᓂᖅ ᐃᓄᑐᐃᓐᓇᐅᓂᕐᒥᒍᑦ ᐃᓄᐃᑦ ᐱᐅᓯᑐᖃᖏᑦᑎᒍᑦ ᓱᓕᑦᓯᐊᖏᓐᓇᓂᖃᓲᖑᕗᖅ, ᐱᒻᒪᕆᐅᒻᒪᑦ ᓇᒻᒥᓂᖅ ᐃᓱᒪᒋᔭᒥᓂᒃ ᓂᑦᔮᕈᑎᖃᕈᓐᓇᒋᐊᖃᕐᓂᒥᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓯᑦᑎᓄᑦ ᐅᖃᕈᓐᓇᕕᖃᕐᑎᑕᐅᒋᐊᖃᕐᓂᑎᓐᓄᑦ ᑌᒫᑦᓭᓇᖅ ᐊᓯᒥᑎᑐᑦ.
ᐅᐱᒍᓱᒻᒪᕆᑦᑐᖅ ᐃᓄᑐᐃᓐᓇᐅᒋᐊᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᓴᓇᖕᖑᐊᑏᑦ, ᐃᖕᖏᖑᐊᕐᑏᓗ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᓗ ᓴᐳᒻᒥᖃᑎᒌᒋᐊᖃᕐᓂᖏᓐᓂᒃ ᐱᒻᒪᕆᐅᔪᖁᑎᖃᕐᓱᓂ. ᓂᐅᕕᐊᑦᓴᓂᒃ ᓂᐅᕕᖃᑦᑕᓗᐊᕐᓂᒧᑦ ᐅᐃᕆᓯᒪᐅᑎᖃᕐᓂᕋᕐᑐᖅ ᐊᑐᓂ ᐃᓄᓐᓂᒃ ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᓄᓇᖃᕐᖄᓯᒪᔪᑦᓱᑎᒃ ᓴᓇᔭᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᓇᒻᒥᓂᖅ ᑮᓇᐅᔭᓕᐅᕋᓱᐊᕈᑎᖃᕐᓱᑎᒃ ᓂᐅᕕᐊᑦᓴᓕᓐᓂᑦ ᓂᐅᕕᕐᕕᖃᓗᐊᓲᖑᓂᕋᕐᓱᓂ. “ᓴᓇᖕᖑᐊᓲᕗᑦ ᐃᓕᑕᕆᔭᐅᒋᐊᖃᕐᓂᖏᑦ ᐱᒻᒪᕆᐅᒻᒪᑕ ᖃᐅᔨᔭᐅᕙᓪᓕᐊᖁᓪᓗᑕ, ᓲᓱᒋᔭᐅᓗᑕ ᐊᒻᒪᓗ ᐅᐱᒍᓲᑎᐅᓗᑕ. ᖃᐅᔨᒪᔪᖓ ᐃᓄᐃᑦ ᐱᐅᓯᑐᖃᕐᒥᑎᒍᑦ ᓇᓛᒍᕐᓗᑎᒃ ᓈᒻᒪᓈᕐᓯᒪᒐᓱᐊᒋᐊᖃᕐᓂᖏᓐᓂᒃ ᑌᒣᒻᒪᑦ ᑐᓐᓂᓕᐅᕈᑦᔨᒍᓐᓇᖁᖓ ᑭᓇᑐᐃᓐᓇᒥᒃ ᑭᓯᐊᓂ ᐃᓄᑐᐃᓐᓇᓂᒃ ᑐᓐᓂᓕᐅᕆᒍᓐᓇᓚᖓᔪᖅ” ᑌᒣᓕᑦᓱᓂ ᐊᕐᓴᓂᖅ ᐅᖃᓚᐅᔪᖅ. ᐃᓄᐃᑦ ᐱᐅᓯᑐᖃᖏᓐᓂᒃ ᐅᑎᕐᑎᓯᓚᕿᒍᒪᒋᐊᒥᒃ ᓂᕆᐅᒋᔭᖃᕈᒪᔪᖅ, ᐃᓄᐃᑦ ᐱᐅᓯᑐᖃᖏᑦᑎᒍᑦ ᑐᓐᓃᑦ ᐅᑎᕐᑎᒍᓐᓇᓯᒍᒪᑦᓱᒋᑦ ᑭᖑᕚᖑᓂᐊᓕᕐᒥᔪᓄᑦ ᐱᐅᖕᖏᑑᓱᒋᔭᐅᓗᑎᒃ ᐊᑑᑎᔭᐅᑦᑌᓕᑎᑕᐅᒍᓐᓀᑎᓪᓗᒋᑦ ᐅᑉᐱᓂᓕᕆᔨᓄᑦ.

Arsaniq Deer est une jeune artiste originaire de Quaqtaq. En 2019, elle gradue du programme Nunavik Sivunitsavut pour ensuite poursuivre ses études au Collège LaSalle en maquillage artistique. C’est Hovak Johnston, une artiste reconnue qui a tatoué plusieurs femmes inuites à travers le Canada, qui a réalisé ses tatouages personnels et qui l’a ensuite initiée à la pratique du tatouage traditionnel Inuit, les tunniit. Arsaniq est la première personne au Nunavik à faire revivre cette tradition depuis qu’elle fut bannie.
Elle fait également du dessin et de l’aquarelle : « Je puise toujours mon inspiration de ma famille. J’observe une photo et j’essaie de la dessiner, sans nécessairement le faire de façon réaliste mais plutôt fictionnelle, et inspirée de ma culture ». Arsaniq reste fidèle à elle-même, il est important pour elle d’avoir sa propre voix et de se distinguer des autres.
Très fière d’être Inuk, elle trouve important de s’entraider entre artistes. Elle se décrit comme une fanatique de magasinage lorsqu’il s’agit d’artistes inuits ou autochtones qui ont leurs petites entreprises. « Il est important que notre art soit reconnu pour sensibiliser, avec respect et admiration. Je suis au courant de l’appropriation culturelle, ainsi je vais tatouer tout le monde mais les tatouages traditionnels sont réservés aux Inuits ».
Son souhait est de revitaliser la culture et transmettre cette belle tradition du tunniit aux prochaines générations sans que cela soit tabou.

Arsaniq Deer is a young artist originally from Quaqtaq. She graduated in 2019 from Nunavik Sivunitsavut and pursued her studies in makeup art at LaSalle College. Hovak Johnston, a renowned artist who has tattooed many Inuit women across Canada, made her personal tattoos and then introduced her to the practice of tunniit, traditional Inuit tattooing. Arsaniq is the first person in Nunavik to revive this tradition since it was banned.
She also does drawing and watercolor: “I always get my inspirations from my family. I look at a photograph and I try to draw it, not necessary realistically but more fictional and inspired by my culture”. Arsaniq remains true to herself in her creations, it is important for her to have her own voice and distinguish from others.
She is very proud to be Inuk and thinks it is important that artists support each other’s. She claims that she is a shopaholic for every Inuit or Indigenous designers who has their own business. “It is important that our art is recognized to bring awareness, with respect and admiration. I’m aware of cultural appropriation so I will tattoo anyone but the tunniit will only be for Inuit”. Her hope is to revitalize the culture, pass on the beautiful tunniit tradition to the next generations without being taboo anymore.

ᐊᕐᓴᓂᒥᒃ ᑐᓂᓕᐅᕆᑎᓪᓗᒍ ᑕᑯᑦᓴᐅᓚᕆᓪᓗᓂ ᓂᐱᓕᐅᕐᓯᒪᖕᖏᓗᓂ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᑎᓪᓗᑕ ᐃᓚᒋᔭᐅᒍᒪᕗᒍᑦ ᔪᓓ 15-ᒍᓕᑐᐊᕐᐸᑦ 1:30-ᖑᑎᓪᓗᒍ ᐅᓪᓗᑯᑦ Rejoignez nous le 25 juillet à 13h30 pour regarder Arsaniq tattouer en direct.
Join us July 15 at 1:30 to watch Arsaniq tattoing on live

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Panel 4

ᐊᕗᓐᓂᑎᒃ | Février | February

ᐊᕐᓴᓃᑦ |Aurores Boréales| Northern Lights

ᕕᕗᐊᔨ 5-ᒥᑦ 8-ᒧᑦ, ᐊᕐᓴᓃᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᖁᑎᒥᓂᒃ ᕿᒥᕐᕈᑎᑦᓯᓂᖃᕐᑎᓗᒋᑦ ᐋᑐᕗᐊᕕ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᑎᓕᔭᐅᓂᖃᓚᐅᔫᑦ ᓂᐅᕐᕈᓯᒋᐊᕐᑐᕈᓐᓇᓱᑎᒃ, ᑲᑎᓯᓗᑎᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᑕᐅᕐᓰᖃᑎᒌᓐᓂᖃᕐᓗᑎᒃ.
ᑕᕐᕋᒥᐅᑦ ᐱᓯᒪᔪᑦ ᓛᐸᑐᐊᒥᑦ ᔫᑳᓐᒧᑦ ᐃᓚᐅᓚᐅᔪᒻᒥᔪᑦ ᑖᑦᓱᒧᖓ ᑕᕐᕋᒥᐅᓂᒃ ᐱᕕᖃᕐᑎᓯᓂᕐᒧᑦ. ᑕᑯᒥᓇᕐᑎᓯᔩᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᔪᐃ ᐹᑕᕆᑦᔅ, ᑕᓐᔭ ᐊᒻᒪᓗ ᓂᑯᓕᐊᑕ ᒥᐊᓱ, ᐅᓖᕕᐊ ᐁᑭ, ᓈᓐᓯ ᓵᓐᑕ, ᑳᓓ ᐳᓕᐊᓐ, ᕗᐃᓂᕗᔨᐊᑦ ᓄᖕᖓᖅ, ᓛᕆᓴ ᐋᓇᖃᑕᒃ ᐁᑦᓯᓴᓐ, ᒥᐊᔨ ᑯᐊᑲᓐ ᐁᑦᓯᓴᓐ, ᒫᑮ ᓇᐹᕐᑐᖅ, ᓗᐃᓴ ᐸᐅᔪᖏ, ᖁᒪᖅ ᒪᖏᐅᖅ, ᒥᐊᔨ ᐸᓂᖓᔭᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᕕᒃᑑᔨᐊ ᐅᑉᐱᒃ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᖁᑎᖏᓐᓂᒃ ᑕᑯᑎᑦᓯᒋᐊᕐᑐᓯᒪᓚᐅᔫᑦ. ᑳᓓ ᓄᕙᓕᖕᖓ ᐊᒻᒪᓗ ᓖᓴ ᖁᐱᕐᕈᐊᓗᒃ ᑕᒪᕐᒥᒃ ᑖᕗᖕᖓᖁᔭᐅᓯᒪᓚᐅᔫᒃ ᑲᑕᑦᔭᕆᐊᕐᑐᓱᑎᒃ ᐱᐅᓯᑐᖃᕐᒥᑎᒍᑦ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑎᓯᑦᓱᑎᒃ ᐊᓇᕐᕋᕆᓯᒪᔭᒥᑕ ᑲᑕᑦᔭᕈᓯᖏᓐᓂᒃ, ᐳᕕᕐᓂᑑᑉ. ᑐᐱᖅ A.C.T ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᓚᐅᔪᒻᒥᔪᖅ ᑎᒥᒥᒍᑦ ᓂᒪᕈᓯᓂᒃ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᓱᑎᒃ ᐱᓯᒪᔪᓂᒃ ᐱᐅᓯᑐᖃᕐᑎᒍᑦ ᐅᓂᒃᑳᓂᑦ.
ᑖᒃᑯᐊ ᑕᑯᒥᓇᕐᑎᓯᔩᑦ ᐅᐱᒪᒋᔭᖃᕐᓱᑎᒃ ᑭᒡᒐᑐᕐᓂᖃᓚᐅᔫᑦ ᓄᓇᕕᒻᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᑲᑎᓯᒍᓐᓇᓯᑦᓱᑎᒃ ᑭᒡᒐᑐᕐᑎᐅᖃᑎᒥᓂᒃ ᐱᓯᒪᔪᓂᒃ ᐊᓯᖏᓐᓂᑦ ᓄᓇᓕᓕᒫᓂᑦ. ᑕᑯᑎᓯᓚᐅᔫᑦ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑎᓯᔨᖏᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᖏᓪᓗ ᐃᓂᕐᓯᓯᐊᕐᓯᑎᐅᓂᖏᓐᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᑲᔪᓯᑎᑦᓯᓯᑎᐅᓂᖏᓐᓂᒃ. 

Du 5 au 8 février, l’évènement « Northern Lights Trade Show» a accueilli à Ottawa une délégation d’artistes du Nunavik qui étaient présents pour vendre, rencontrer et partager.
Des représentants provenant du Labrador jusqu’au Yukon ont aussi pris part à cet événement nordique. Les artistes et artisans Joey Partridge, Tanya and Nicoletta Mesher, Olivia Ikey, Nancy Saunders, Caroline Boulianne, Winifred Nungak, Larissa Annahatak Aitchison, Mary Gorgon Aitchison, Maggie Napartuk, Louisa Pauyungie, Qumaq Mangiok, Mary Paningajak et Victoria Okpik étaient réunis, avec des performeurs, pour promouvoir les arts du Nunavik. Caroline Novalinga et Lisa Koperqualuk étaient invitées pour des faire des démonstrations de chants de gorge traditionnels provenant de la communauté d’où elles viennent, Puvirnituq. La troupe de Tupiq A.C.T. a réalisé des performances de cirque narratif inspirées d’histoires traditionelles.
Ces artistes ont représenté avec fierté le Nunavik et ont pu tisser des liens avec des représentants des autres régions. Ils ont démontré la créativité et la persévérance des artistes du Nunavik.

From February 5 to 8, the Northern Lights Trade Show in Ottawa had a delegation of Nunavik artists to sell, meet and share.
Northerners from Labrador to Yukon also took part of this Nordic event. Artists and artisans Joey Partridge, Tanya and Nicoletta Mesher, Olivia Ikey, Nancy Saunders, Caroline Boulianne, Winifred Nungak, Larissa Annahatak Aitchison, Mary Gorgon Aitchison, Maggie Napartuk, Louisa Pauyungie, Qumaq Mangiok, Mary Paningajak and Victoria Okpik were present to promote Nunavik arts. Caroline Novalinga and Lisa Koperqualuk were both invited to throat sing their traditional songs from their hometown, Puvirnituq. Tupiq A.C.T also created circus narrative performances from traditional stories.
Theses artists proudly represented Nunavik and had the opportunity to connect with representatives from other regions. They demonstrated that artists from Nunavik are creative and perseverant.