ᑕᕐᕿᑕᒫᑦ ᐱᒋᐊᕐᑎᓯᒍᑎᒥᒃ ᓄᐃᑕᐅᓚᐅᔪᕗᖅ 2019 ᐊᕐᕌᒍᖓᓂ UNESCO-ᑯᑦ ᓄᓇᖃᕐᖄᓯᒪᔪᐃᑦ ᐅᖃᐅᓯᖏᑦ ᐊᕐᕌᒍᖁᑎᖃᕐᑎᑕᐅᑎᓪᓗᒋᑦ ᐊᐅᒫᒡᒋᕕᒃ ᐱᓇᓱᐊᖃᑎᐅᑎᓪᓗᒍ, ᐊᕙᑕᖅ ᐱᐅᓯᑐᖃᓕᕆᔨᒃᑯᑦ ᓄᓇᕕᒻᒥ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ ᐃᑲᔪᕐᓯᕕᖓ, ᐃᓄᒃᑎᑐᑦ ᐅᖃᐅᓯᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᓱᑎᒃ ᐱᓇᓱᐊᕐᐸᑐᓂᒃ. ᑕᕐᕿᑕᒫᑦ, ᓇᐅᑐᐃᓐᓀᑦ ᐊᑕᐅᓯᐅᓈᕐᑎᓱᑎᒃ ᐃᓄᑑᓈᕐᑎᑐᐃᑦ ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᐊᒥᓱᐃᒍᑦᓱᑎᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᓂᖃᓚᐅᔪᑎᓪᓗᒋᑦ ᓱᓇᓱᐊᕐᑎᓯᓂᖃᕐᑐᖃᓕᕐᒪᑦ ᐊᑕᐅᑦᓯᑯᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᖃᑦᑕᓱᑎᒃ ᑕᕐᕿᒥ. ᐊᕐᕌᒍ ᐱᒋᐊᓚᐅᔪᑎᓪᓗᒋᑦ, ᐊᕐᕌᒍ ᐃᓱᓕᒻᒪᑦ, ᐱᐅᒋᔭᐅᒻᒪᕆᖃᑦᑕᓚᐅᔪᒻᒪᑕ ᑕᒪᒃᑯᓂᖓ ᐱᓇᓱᐊᕈᑎᖃᕐᓂᕗᑦ ᐊᐅᒫᒡᒋᕕᒃᑯᑦ ᑕᒪᑦᓱᒥᖓ ᐱᓇᓱᐊᕈᑎᖃᖃᑦᑕᕈᒪᓕᕐᓱᑎᒃ ᑐᑭᑖᕐᓯᒪᔪᑦ. ᑕᕐᕿᑕᒫᑦ, ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᐅᑉ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᓐᓂᒃ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᖃᑦᑕᕈᒪᓕᕐᓱᑎᒃ ᑎᓕᔭᐅᒪᐅᑎᖃᓕᕐᓗᑎᒃ ᐊᖏᓂᕐᓴᓂᒃ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᐱᐅᓯᑐᖃᖏᓐᓂᒃ ᓄᐃᑕᑎᑦᓯᓕᐅᒥᔮᕋᓱᐊᕐᓂᑯᑦ ᖁᕝᕙᑎᑦᓯᒐᓱᐊᕐᓗᑎᒃ.

Tarqitamaat est une initiative née en 2019 de l’Année internationale des langues autochtones de l’UNESCO par Aumaaggiivik, le Secrétariat des arts du Nunavik de l’Institut culturel Avataq, afin de promouvoir des artistes utilisant la langue inuite dans leurs créations. Chaque mois, une personne ou un groupe d’artiste était mis de l’avant pour leur travail, simultanément avec un évènement qui a lieu durant le mois. Lorsque l’année fut terminée, la réception du projet ayant été tellement positive, Aumaaggiivik a décidé de poursuivre l’aventure. Nous faisons la promotion d’un artiste chaque mois, avec le mandat plus vaste de valoriser et faire connaître la culture du Nunavik.

Tarqitamaat is an initiative created for the 2019 UNESCO’S Year of indigenous languages with Aumaaggiivik, the Nunavik Art Secretariat of Avataq Cultural Institute to promote Nunavik artists using Inuktitut in their work. Every month, an individual or a group of artists were showcased for their work simultaneously with an event taking place during the month. After the year ended, the response to the project was so positive that Aumaaggiivik decided to pursue this adventure. Each month, we will showcase an artist with a broader mandate of promoting Nunavimmiut culture.

Panel 1

ᓄᕐᕋᓕᐅᑦ | MAI | MAY

ᓈᓚᑦᑑᔭᖅ ᐅᐃᑖᓗᑦᑐᖅ | Naluturuk Weetaluktuk

ᓈᓚᑦᑑᔭᖅ ᐅᐃᑖᓗᑦᑐᖅ ᐱᒋᐊᕐᕕᓕᑦᓯᒪᔪᖅ ᓱᑯᐃᔦᓂᕐᒥᒃ ᓱᓇᖕᖑᓯᒪᔪᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᓴᓇᖕᖑᐊᑎᐅᒋᐊᒥᒃ ᐃᒻᒥᓂᒃ ᐃᓱᒪᒐᓂ ᑭᓯᐊᓂ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᓲᒍᒋᐊᒥᒃ ᐃᓱᒪᒋᔭᖃᕐᓱᓂ. ᐃᓄᑦᔪᐊᒥᐅᕕᓂᐅᑦᓱᓂ, ᓈᓚᑦᑑᔭᖅ ᑳᑎᓄᒥᐅᒍᓕᕐᑐᖅ.
ᐱᕈᕐᓴᓱᓂ ᓴᓇᖕᖑᐊᓯᐊᓚᐅᕐᓯᒪᓐᓂᖏᑦᑐᖅ ᑭᓯᐊᓂ ᑭᖑᓂᖓᒍᑦ ᐊᓕᐊᒋᔭᖃᕆᐊᒥᒃ ᐸᑦᑎᑎᒐᓕᐅᕐᓂᒥᒃ ᐃᑉᐱᒍᓱᓕᕐᑐᕕᓂᖅ: “Concordia-ᒥ ᐃᓕᓴᕐᕕᔪᐊᒥ ᐃᓕᓴᕐᑐᓃᑦᓯᒪᔪᖓ, ᐊᓕᐊᒋᒻᒪᕆᓯᒪᔭᕋ ᑎᒍᑦᓴᓂᒃ ᑲᒪᒋᔭᖃᕆᐊᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓪᓚᖑᐊᕐᓂᑐᐃᓐᓇᒥᑦ ᐊᑦᔨᐅᒐᓂ, ᐊᒡᒐᓅᕙᖓ ᐊᕐᓕᐊᕆᐊᒥᒃ ᐊᓕᐊᑦᑐᖓ” ᖃᐅᔨᔪᕕᓂᖅ ᐆᑦᑐᕋᕐᓱᓂ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᐅᑉ ᐱᑦᔪᑎᖃᑦᓯᐊᓂᖓᓂᒃ.
ᐊᕐᕌᒍᐃᑦ ᐊᒥᓲᖕᖏᑐᑦ ᓈᓯᒪᓕᕐᑐᑦ ᐱᓇᓱᐊᓚᐅᕐᓯᒪᑎᓪᓗᒍ ᐊᕙᑕᒃᑯᓂ ᑐᓂᕐᑕᓂᐊᕐᕕᖓᓃᑦᓱᓂ, ᐱᕕᑦᓴᑖᓚᐅᕐᓯᒪᔪᖅ ᐁᒍᓐᓇᓯᑦᓱᓂ ᐅᕗᖓ ᐳᔾᔪᓇᖅ. ᐊᑦᑕᑐᓚᐅᕐᓯᒪᔪᖅ ᓇᔭᒥᑕ ᐊᑦᔨᓕᐅᕈᑎᖓᓂᒃ ᐊᑦᔨᓕᐅᖃᑦᑕᓂᐊᕐᓱᓂ ᓄᓇᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐱᕈᕐᑐᓂᒃ. ᖃᐅᔨᔪᕕᓂᖅ ᐊᑦᔨᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓃᖃᑦᑕᖏᑦᑐᓂᒃ ᑕᑯᑦᓴᐅᒐᑎᒃ ᐃᔩᓐᓄᑦ ᑭᓯᐊᓂ ᑕᑯᑦᓴᐅᓱᑎᒃ ᑌᒪ ᑕᑯᑦᓴᖑᕐᑎᓱᒋᑦ ᐃᓚᖏᑦ ᐊᑦᔨᓕᐊᕕᓂᕐᒥᑕ ᓄᐃᑕᖕᖏᓂᖏᓐᓂᒃ ᐃᓕᐅᕐᙯᖃᑦᑕᓕᕐᑐᕕᓂᖅ. “ᐃᓄᓐᓂᒃ ᑕᑯᑎᑦᓯᒋᐊᒥᒃ ᐊᓕᐊᑦᑐᖓ ᐊᐳᑎᑐᐃᓐᓇᐅᖏᑦᑐᒥᒃ, ᐅᔭᕋᑐᐃᓐᓇᐅᖏᑦᑐᒥᒃ, ᐃᓅᓯᖃᕐᒪᑕ ᑕᑯᓐᓇᓯᐊᕐᓱᒋᑦ ᑕᒪᒃᑯᐊ ᐊᒻᒪᓗ ᑕᑯᓐᓇᑕᐅᑦᓯᐊᓱᑎᒃ ᐊᔪᒉᓪᓕᓯᒪᒍᓐᓇᑐᑦ ᑕᑯᓐᓇᑕᐅᒍᓯᖏᑦ.
ᐱᓇᓱᐊᕐᑕᕕᓂᖏᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᓛᕐᑐᑦ McClure Gallery-ᒥᒃ ᕿᒥᕐᕈᕕᒻᒥ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᓂᖃᓕᕐᐸᑦ ᓯᓚᐅᑉ ᐊᓯᑦᔨᑕᕐᓂᖏᑦ ᒪᓕᓪᓗᒋᑦ, ᑐᑭᓯᓇᕐᑎᑕᐅᓛᕐᑐᑦ ᐊᓰᓐᓇᔮᒧᑦ, ᐃᓚᖃᕐᓗᓂ ᓴᓇᖕᖑᐊᑎᓂᒃ ᐊᓯᖏᓐᓂᒃ ᓄᓇᓕᓕᒫᒥᐅᓂᒃ: ᑑᒪᓯ ᒪᖏᐅᖅ, ᓘᑲᓯ ᑭᐊᑌᓐᓇᖅ, ᕕᒃᑑᔨᐊ ᐅᑉᐱᒃ, ᖁᒪᖅ ᒪ. ᐃᔦᑦᑐᖅ, ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᓂᖅ ᑲᔪᓯᓛᕐᑐᖅ ᒣ 5-ᒥᑦ 28-ᒧ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᔪᓂᒃ ᓇᓗᓀᕐᑐᐃᒍᑏᑦ ᑕᑯᑦᓴᖑᕐᑎᑕᐅᓯᒪᑦᓱᑎᒃ ᐃᓄᓐᓄᑦ McClure Gallery-ᒧᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᕙᑕᖅ ᐱᐅᓯᑐᖃᓕᕆᕕᒻᒧᑦ ᐃᓚᐅᑎᓗᒋᑦ ᐃᓘᓐᓇᑎᒃ ᐱᓇᓱᐊᕐᑕᐅᓯᒪᔪᑦ ᕿᒥᕐᕈᕕᒻᒦᑐᑦ ᐃᓚᖃᕐᓱᑎᒃ ᑐᑭᓯᓇᕐᑎᓯᐅᑎᖏᓐᓂᒃ ᔫᐱ ᐅᐃᑖᓗᑦᑑᑉ ᐊᒻᒪᓗ ᑐᑭᓯᓇᕐᑎᓯᔨᐅᑉ.

Nalukturuk Weetaluktuk a une formation en physique et ne se considère pas comme un artiste mais plutôt comme quelqu’un qui fait de l’art. Nalukturuk vit maintenant à Gatineau mais ses racines sont d’Inukjuak et de Montréal.
Il a partagé qu’en grandissant, il ne pratiquait pas beaucoup l’art, mais qu’il avait appris à aimer la gravure : « J’ai suivi un atelier à Concordia, j’ai vraiment apprécié parce que c’est tactile et que dessiner n’est pas satisfaisant de la même manière, j’aime avoir mes mains occupées” Il a découvert avec cette expérience une raison d’être créatif.
Il y a quelques années, alors qu’il travaillait à Avataq pour le département d’archéologie, il a eu l’occasion d’aller à Puujjunaq. Il a emprunté l’appareil photo de sa sœur et a décidé de prendre des photos du paysage et des plantes. Il trouverait que ses photos manquaient des détails que les yeux pouvaient voir, alors il a commencé à illustrer certains éléments sur les images. “J’aime montrer aux gens que ce n’est pas juste que de la neige, ce n’est pas juste que de la roche, il y a tellement de vie et c’est vraiment riche.” dit-il.
Son travail sera présenté à la galerie McClure dans l’exposition Avec les saisons, conçue par asinnajaq, avec d’autres artistes de la région : Aisa Alaasuaq Koperualuk, Evie Tullaugaq Qamugaaluk Koperqualuk, Joe Talirunili, Jobie Qavavauq Iqaluk, Lucasi Kiatainaq, Lucy Aullaq Uppatitsiaq Weetaluktuk, le groupe d’Ivujivik (Louisa Kanarjuak, Passa Mangiuk, Lyne Bastien, Qumaq M. Iyaituk), Thomassie Mangiok, Tuumasi Kudluk et Victoria Okpik. L’exposition se déroule du 5 au 28 mai et un catalogue d’exposition est coédité par la Galerie McClure et l’Institut culturel Avataq, rassemblant toutes les œuvres présentées et incluant essai de Jobie Weetaluktuk et de la commissaire.

Nalukturuk Weetaluktuk has a background in physics and does not consider himself as an artist but rather someone who makes art. Nalukturuk is now based in Gatineau, but his roots are from Inukjuak and Montreal.
He shared that growing up, he was not practicing art much but was grown to like printmaking: “I took a workshop at Concordia, I really enjoyed it because it’s tactile and just drawing doesn’t feel satisfying in the same way, I like to have busy hands’’ He found out with this experience a reason to be creative.
Few years ago, when he was working at Avataq for the archeology department, he had the opportunity to go to Puujjunaq. He borrowed his sister’s camera and decided to take pictures of the landscape and the plants. He would find that his photos would miss out details that the eyes can see so he started to illustrate some elements over the images. “I like to show people it’s not just snow, it’s not just rock, there’s like so much life and it is really rich.”
His work will be showcased at the McClure Gallery in the exhibition With the Seasons, curated by asinnajaq, along with other artists from the region: Aisa Alaasuaq Koperualuk, Evie Tullaugaq Qamugaaluk Koperqualuk, Joe Talirunili, Jobie Qavavauq Iqaluk, Lucasi Kiatainaq, Lucy Aullaq Uppatitsiaq Weetaluktuk, The Ivujivik Collective (Louisa Kanarjuak, Passa Mangiuk, Lyne Bastien, Qumaq M. Iyaituk), Thomassie Mangiok, Tuumasi Kudluk and Victoria Okpik. The exhibition is from May 5 to 28 and an exhibition catalogue is co-published by the McClure Gallery and Avataq Cultural Institute including all the works showcased with an essay of Jobie Weetaluktuk and the curator.

Panel 2

ᑎᕆᓪᓗᓕᐅᑦ | AVRIL | APRIL

ᐅᔮᐱ ᕗᐊᑦ | Robbie Watt

ᐅᔮᐱ ᕗᐊᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎ ᑰᑦᔪᐊᒥᐅᑦᓴᔭᖅ, ᓄᓇᕕᒻᒥ. ᑲᑕᑦᔭᓲᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᖃᓄᐃᑦᑐᑐᐃᓐᓇᓂᒃ ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᓂᒃ ᓴᓇᖕᖑᐊᓲᒍᑦᓱᓂ ᐆᑦᑑᑎᒋᑦᓱᒋᑦ ᐊᑭᓐᓇᒥᐅᑕᓂᒃ.
ᐅᔭᐱ ᐃᓕᑦᓯᓯᒪᓂᕋᕐᑐᖅ ᑖᒃᑯᓂᖓ ᐱᔪᓐᓇᓯᐊᕈᓐᓇᓕᕐᑕᒥᓂᒃ ᐊᓈᓇᒥᓂᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓈᓇᑦᓯᐊᒥᓂᑦ ᐅᓪᓗᒥ ᑭᓇᐅᓕᕐᓂᖓᓂᒃ ᐋᕐᕿᓱᐃᓯᒪᔫᓐᓂᒃ. ᐊᓈᓇᑦᓯᐊᒥᓄᑦ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑕᐅᓯᒪᔪᖅ ᒪᙯᓐᓂᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᒥᑭᒋᐊᕐᓂᐊᓂᕐᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᒥᓱᐃᓂᒃ ᐱᔪᓐᓇᓯᐊᕈᑎᓂᒃ ᑭᖕᖒᒪᓇᓲᓂᒃ ᓄᓇᒦᓪᓗᓂ. ᐊᐅᓚᔨᔪᖅ ᐊᓈᓇᒥᓂᒃ ᑌᒪᖕᖓᑦ ᐱᓇᓱᐊᕋᑦᓴᖃᕐᐸᓚᐅᕐᒪᑦ ᐱᕙᓪᓕᐊᑎᑦᓯᖏᓐᓇᓱᓂ, ᐊᒥᕐᓂᓗ ᕿᑐᒪᕐᓭᓲᒍᑦᓱᓂ ᐆᑦᑑᑎᒋᑦᓱᒍ. ᑕᒪᖏᒃ ᐱᔪᑦᓴᐅᔮᓚᖀᓯᒪᔫᒃ ᐃᓂᕐᓯᓯᐊᕈᓐᓇᓚᕿᑦᓱᒍ ᐊᒻᒪᓗ ᑌᒪᖕᖓᑦ ᓱᔭᑦᓴᙯᓐᓇᓱᓂ.
ᐅᔮᐱ ᑲᑕᑦᔭᕆᐅᕐᓯᒪᒻᒥᔪᖅ ᑲᒃᑲᓛᕌᐱᐅᑦᓱᓂ: “ᑐᕈᓯᐅᑦᓱᖓ, ᑐᓴᕆᐅᓚᐅᕐᓯᒪᔪᖓ ᑲᑕᑦᔭᑐᒥᒃ ᖃᓂᒪᑦᓱᖓ ᐊᑖᑦᓯᐊᓄᑦ ᐋᑕᐅᑦᓱᖓ ᓂᖏᐅᑉ ᐊᐅᓪᓛᓯᒪᕕᖓᓄᑦ ᑌᒪᓗ ᑖᒃᑯᓄᖓ ᐅᕙᓐᓂᒃ ᕿᒣᑦᓱᓂ ᐃᓄᑦᔪᐊᓕᐊᓯᓚᐅᕐᓯᒪᔪᖅ, ᐅᑎᓚᖓᒻᒥᓱᓂ ᓂᕿᒡᒋᓗᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᑳᓴᓖᕐᑖᓱᓂ. ᑖᑦᓱᒥᖓ ᓂᖏᐅᕐᒥᒃ ᐁᑉᐸᑐᐊᖃᓕᓚᐅᕐᓯᒪᔪᖓ, ᑐᓵᖃᑦᑕᓱᒍ ᓂᐸᓕᔭᕐᑐᖅ, ᖃᐅᔨᑦᓱᖓᓗ ᑲᑕᑦᔭᑐᒥᒃ. ᐆᑦᑐᕋᖃᑦᑕᓕᓚᐅᕐᓯᒪᔪᖓ ᓱᖏᐅᑎᓴᕐᓱᖓ ᐊᒻᒪᓗ ᓄᓇᓕᓐᓂᒃ ᓈᓚᒃᑫᒋᐊᕐᑐᕈᓐᓇᓯᑦᓱᖓ ᓄᓇᓖᑦ ᑐᓴᐅᑎᖓᑎᒍᑦ.” ᐅᔮᐱ ᐃᓚᒋᔭᐅᔪᖅ ᐊᖑᑎᓄᑦ ᐊᒥᓲᖕᖏᑐᓄᑦ ᑲᑕᑦᔭᓲᓄᑦ.
ᐅᔮᐱ ᐊᑭᓐᓇᒥᐅᑕᓂᒃ ᐊᓪᓚᖑᐊᕆᐊᒥᒃ ᐊᓕᐊᑦᑐᖅ: “ᑌᒪᖕᖓᑦ ᐅᖃᐅᑎᔭᐅᕙᓚᐅᕐᑐᖓ ᐊᓈᓇᑦᓯᐊᓄᑦ ᐱᐅᓂᕐᐸᐅᓲᒍᒻᒪᒎᖅ ᐃᓚᖓᓐᓂ ᓈᒻᒪᖃᑎᒌᒃᑫᕙᓪᓗᓂ ᐊᒡᒐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕆᐊᖅ ᑌᒪᖕᖓᑐᐃᓐᓇᖅ ᐃᓱᒪᒐᓱᐊᑐᐃᓐᓇᕈᓐᓀᓗᓂ. ᐊᒡᒑᑭᒃ ᐃᓕᓐᓂᒃ ᒪᒥᑦᑎᓯᒍᓐᓇᑑᒃ, ᕿᑲᑐᐃᓐᓇᕇᒃᑯᑎᒋᓗᒋᒃ, ᑌᒪ ᑲᑎᕐᓱᐃᓯᒪᔪᖓ ᖃᓪᓗᓈᕐᑕᓂᒃ ᐊᕐᕌᒍᓂ ᐊᒥᓱᓂ ᐊᐅᓯᒪᑦᓱᖓ ᓇᒧᑐᐃᓐᓇᖅ.” ᖃᐅᔨᕐᖃᒥᖅ ᐊᑭᓐᓇᒥᐅᑕᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐊᑎᓕᒻᒥᒃ ‘ᑰᕕᑦ ᖃᓂᒪᓐᓇᐅᑉ ᑖᓂᓯᕈᓯᖓ’ ᐃᓕᖓᔪᖅ ᐱᓇᓱᒐᕐᒧᑦ ᓴᓇᖕᖑᐊᓂᑎᒍᑦ ᒪᑭᑕᖃᑎᒌᓐᓂᒧᑦ ᐊᑐᐃᓐᓇᐅᓕᕆᐊᖓᓂᒃ ᑕᑯᑦᓴᐅᒍᓐᓇᓯᓯᒪᓕᕐᓱᓂ ᖃᕆᑕᐅᔭᒃᑯᑦ ᕿᒥᕐᕈᑎᑦᓯᕕᒻᒥ. ᑖᓐᓇ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖓ ᐱᐅᔫᑦᓱᓂ ᐆᑦᑐᕋᐅᑎᐅᓯᒪᔪᖅ ᖃᓄᖅ ᓴᓇᖕᖑᐊᓂᖅ ᐱᕙᓪᓖᓯᐊᕈᓐᓇᒪᖔᑦ ᖃᓄᐃᖕᖏᓯᐊᕐᓂᒥᒃ.
ᐅᕕᒃᑲᓂᒃ ᑐᓴᕐᑎᓯᒍᒪᔪᖅ ᐃᓂᕐᓯᓯᑎᐅᒻᒪᑕ ᐱᓯᒪᒐᒥᒃ ᐃᓄᓐᓂᑦ ᐃᓂᕐᓯᓯᑎᓂᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᓄᑖᓂᒃ ᐊᑑᑎᓚᐅᕐᓯᒪᖕᖏᑕᒥᓂᒃ ᐊᑑᑎᒋᐊᕐᐸᖁᑦᓱᒋᑦ.

Robbie Watt est un artiste originaire de Kuujjuaq au Nunavik. Il fait du chant de gorge et différents types d’arts comme des tapisseries murales.
Robbie raconte qu’il a appris ces techniques de sa mère et de sa grand-mère qui l’ont façonné pour être la personne qu’il est aujourd’hui. Sa grand-mère lui a appris à chasser et à piéger, ainsi que diverses connaissances nécessaires lorsqu’on sort dans le territoire. Il se souvient de sa mère comme quelqu’un qui avait toujours un projet en cours, elle tannait de la fourrure par exemple. Les deux l’ont inspiré à être créatif et à toujours avoir quelque chose à faire.
Robbie a appris le chant de gorge dès son plus jeune âge : « Quand j’étais petit, j’ai entendu le chant de gorge pour la première fois alors que j’étais malade. Mon grand-père m’avait déposé au camp d’une vieille dame car il fallait qu’il parte pour Inukjuak, pour revenir avec de la nourriture et de l’essence. Je suis resté avec cette vieille dame, je l’entendais faire ces sons et j’ai appris qu’elle faisait des chants de gorge. J’ai commencé à essayer et à m’entraîner, et j’allais chanter à la station de radio locale pour divertir la communauté. Robbie est l’un des rares hommes à pratiquer le chant de gorge.
Robbie aime aussi faire des tapisseries murales : « ma grand-mère m’a toujours dit qu’il y a des moments où la meilleure façon d’être en équilibre est de travailler avec ses mains plutôt que de penser tout le temps. Vos mains provoqueront la guérison, vous occuperont; je collectionne donc les tissus depuis de nombreuses années à travers mes voyages. » Il a récemment réalisé un tapisserie intitulée « Covid Dance » pour le projet Sanannguanitigut Makitaqatigiinniq (Tenir debout ensemble à travers l’art), une exposition présentée en ligne. Ce projet démontre un bon exemple de l’influence positive de l’art sur son bien-être.
Le message qu’il désire livrer aux jeunes est qu’ils sont créatifs puisqu’ils proviennent de gens créatifs, et qu’ils doivent continuer et essayer de nouvelles choses.

Robbie Watt is an artist originally from Kuujjuaq, Nunavik. He throat sings and do different type of arts like wall hanging.
Robbie shares that he has learned those skills from his mother and grandmother who shaped him to be the person he is today. His grandmother taught him how to hunt and trap, and diverse skills needed in the land. He remembers his mother as someone who always had a project on progress, she would be tanning fur for example. Both inspired him to be creative and have always something ongoing.
Robbie also learned how to throat sing at a very young age: “When I was a boy, I first heard throat singing when I was sick. My grandpa dropped me off at the old lady’s camp and he left for Inukjuak, to come back with food and gas. I got stuck with this old lady, I would hear her make these sounds, and learned she was throat signing. I started trying and practicing, and I would go to the local radio station to entertain the community.” Robbie is one of the rare men who practices throat singing.
Robbie also likes to make wall hanging: ‘’I’ve always been told by granny that there are times the best way to be in balance is to work with your hands and not just think all the time. Your hands will do the healing, keep you busy, so I have been collecting fabric for many years through my travels.’’ He recently realised a wall hanging called ‘Covid Dance’ for the project Sanannguanitigut Makitaqatigiinniq (Standing Together Through Art), an online exhibition. This project was a good example on how art as a positive influence on his well being.
His message to the youth is that they are creative since they come from creative people, and to go on and try new things.

Panel 3

ᓇᑦᓯᐊᓕᐅᑦ | MARS | MARCH

ᓵᓖᓐ ᕗᐊᑦ| Charleen Watt

ᓵᓖᓐ ᕗᐊᑦ ᑰᑦᔪᐊᒥᐅᖅ ᓴᓇᐅᒐᕐᑎ. ᓴᓇᐅᒐᕆᐊᒥᒃ ᐊᓕᐊᑦᑐᖅ ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᓂᒃ ᓴᓇᔭᐅᒍᓐᓇᑐᓂᒃ ᐆᑦᑑᑎᒋᑦᓱᒋᑦ ᖁᓪᓕᓴᔭᓂᒃ, ᑐᒑᕕᓂᕐᓂᒃ, ᓯᑯᒥᒃ ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᐊᐳᑎᒥᒃ. ᐃᓚᐅᓯᒪᔪᖅ ᒪᕐᕈᕕᑦᓱᓂ Biennale Saint-Jean-Port-Joli-ᒥ, ᓯᕗᓪᓕᒥ ᐅᑭᐅᒍᑎᓗᒍ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᐅᔭᐅᑎᓗᒍ, ᐃᓄᐃᑦ ᑲᑎᒪᔪᑦ ᓴᓇᖕᖑᐊᑏᑦ ᐃᓚᐅᒋᐊᕐᑐᓯᒪᑎᓗᒋᑦ ᐃᓄᑐᐃᓐᓇᐅᖏᑦᑐᓄᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓄᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᑌᑦᓱᒪᓂ ᕿᔪᓐᓂᒃ ᓴᓇᖕᖑᐊᓂᕐᒥᒃ ᐃᓕᑦᓯᓯᒪᑦᓱᓂ. ᓵᓖᑦ ᐆᒪᔪᖕᖑᐊᓕᐅᕆᐊᒥᒃ ᐊᓕᐊᑦᑐᖅ ᐆᑦᑑᑎᒋᑦᓱᒋᑦ ᓇᑦᓯᖑᐊᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᓇᓄᖕᖑᐊᓂᒃ ᐊᓕᐊᒋᔭᖃᕐᓱᓂᓗ ᐊᓯᒥᓂᒃ ᑕᑯᔭᐅᑎᑦᓯᒋᐊᒥᒃ. ᑌᒣᑦᓱᓂ ᓴᓇᖕᖑᐊᖃᑎᖃᕐᑐᕕᓂᖅ ᐅᑉᐱᐊᓗᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᑐᓗᒑᓗᒃ ᑎᐊᓂᔅ ᐅᑭᐅᒥ Biennale-ᒦᑦᓱᑎᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᑌᒪ ᐅᒥᒻᒪᖑᐊᕐᒥᒃ ᐊᐅᔭᒥ Biennale-ᒦᑦᓱᑎᒃ.
ᓵᓖᑦ ᐃᕐᖃᐅᒪᔪᖅ ᓯᕗᓪᓕᐹᒥ ᓴᓇᖕᖑᐊᑕᕕᓂᕐᒥᓂᒃ: ” ᓴᓇᖕᖑᐊᓚᐅᕐᓯᒪᔪᖓ 9-ᓂᒃ ᐅᑭᐅᖃᕐᓱᖓ ᓯᕗᓪᓕᐹᒥ ᓴᓇᕐᕈᑎᓂᓗ ᐱᓇᓱᐊᖃᑎᖃᕆᐊᒥᒃ ᐊᓕᐊᓇᕐᒪᑦ ᓄᕐᖃᕈᓐᓇᖏᑦᓴᐅᑎᒋᑦᓱᖓ. ᓄᓇᓖᑦ ᐃᓚᖓᓃᓚᐅᕐᓯᒪᔪᖓ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᓱᖓ ᐃᓄᑐᖃᕐᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐅᕙᓐᓂᒃ ᐊᐱᕐᓱᒪᑦ ᐆᑦᑐᕈᒪᒻᒪᖔᕐᒪ ᓯᕗᓪᓕᐹᒥᒃ ᓇᑦᓯᖑᐊᓕᐅᓚᐅᕐᓯᒪᔪᖓ”. ᑌᑦᓱᒪᓂᐅᓚᐅᕐᓯᒪᒻᒪᑦ ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᓂᒃ ᐃᓕᓐᓂᐊᓯᒪᔪᖅ ᓄᑖᓂᒃ ᐃᓕᓯᕙᑦᓱᓂ ᐆᑦᑑᑎᒋᑦᓱᒋᑦ ᑕᑯᒥᓇᕈᑎᓕᐅᕐᓂᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᓇᑎᑦᓴᔭᓂᒃ ᐸᑦᑎᑎᒐᓕᐅᕐᓂᒥᒃ ᐊᒥᓲᖕᖏᑐᓂᓗ ᐸᑦᑎᑎᒐᓕᐅᕐᓯᒪᓕᕐᓱᓂ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᓯᒪᔪᓂᒃ Musée d’art de Joliette-ᒥ ᐅᑎᕐᑎᓯᓂᖅ: ᐸᑦᑎᑎᒐᓕᐅᕐᓂᒥᒃ ᓄᓇᕕᒻᒥ 2014-2019-ᒥ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᓂᖃᕐᑎᓗᒍ 2021-ᒥ (ᑕᑯᔭᐅᒍᓐᓇᒥᔪᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᓯᒪᔪᑦ ᓇᓗᓀᕐᑕᐅᓯᒪᐅᑎᖏᓐᓂ).
ᓵᓖᑦ ᐱᒋᐊᕐᑎᒍᒪᔭᖏᑦᑕ ᐃᓚᖓ ᓄᐃᑦᓯᓂᖅ ᐃᓂᖃᕐᕕᓴᒥᒃ ᑰᑦᔪᐊᒥ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᓄᓇᓕᓐᓂ ᐱᓇᓱᐊᕐᕕᒋᒍᓐᓇᑕᖓᓂᒃ ᓴᓇᖕᖑᐊᓗᑎᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᑲᑎᒪᔪᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᕕᒋᒍᓐᓇᓗᒍ ᐃᓄᑑᓈᕐᑎᓱᑎᒃ ᐃᓕᒃᑰᑎᕐᓗᑎᒃ ᐊᓇᕐᕋᒥᓂ ᐊᕆᐅᖕᖑᙰᕝᕕᒋᖃᑦᑕᕋᔭᕐᑕᖓᓂᒃ. ᐅᓪᓗᒥ ᑮᓇᐅᑦᔭᕋᓱᐊᕈᑎᓂᒃ ᐃᓕᓐᓂᐊᓕᕐᑐᖅ ᐃᓱᒪᒋᕙᑦᑕᒥᓂᒃ ᓄᐃᑦᓯᒋᐊᕈᒫᕐᓂᐊᓱᓂ ᐃᓚᐅᖃᑦᑕᓛᕐᓱᓂᓗ ᓯᕗᓂᕐᒥ ᓄᐃᑎᕆᖃᑎᒌᓄᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐱᕕᑦᓴᖃᕆᐊᕈᑎᓄᑦ.

Charleen Watt est une sculptrice de Kuujjuaq. Elle aime sculpter sur différents types de sculptures comme la stéatite, l’ivoire, la glace ou la neige. Elle a participé à la Biennale Saint-Jean-Port-Joli en 2016 où des équipes d’artistes inuits ont collaboré avec des artistes non inuit et c’est à ce moment-là qu’elle a appris à sculpter sur bois. Charleen aime représenter les animaux dans son travail, des phoques aux ours polaires et elle aime les partager avec les autres. C’est ainsi qu’elle réalise une sculpture de l’hibou et du corbeau aux côtés de Denys Hapell lors de la Biennale.
Charleen se souvient de sa première sculpture : « Ma première sculpture a eu lieu quand j’avais environ 9 ans et cela m’a vraiment rendue accro au travail avec des outils. Il y avait dans l’une des communautés où je regardais un aîné et il m’a demandé si je voulais essayer alors j’ai fini par faire mon premier phoque ». Depuis, elle a suivi différents types de cours pour apprendre de nouvelles choses comme la fabrication de bijoux et la gravure sur linogravure où elle a réalisé quelques estampes qui ont été présentées au Musée d’art de Joliette dans l’exposition Revival : Gravure au Nunavik 2014-2019 (également disponible dans l’exposition catalogue).
L’un des objectifs de Charleen est de créer un espace à Kuujjuaq où les artistes de la communauté pourraient travailler sur leurs créations et recevoir des ateliers pour briser l’isolement de travailler séparément dans leurs propres maisons. Elle suit actuellement des cours en commerce pour pouvoir concrétiser ses rêves tout en participant à ses créations et opportunités à venir.

Charleen Watt is a carver from Kuujjuaq. She likes to carve on different types of like soapstone, ivory, ice or snow sculptures. She has participated to the Biennale Saint-Jean-Port-Joli in 2016 where they had teams of Inuit artists collaborating with non-Inuit artists and that is when she first learned how to carve on wood. Charleen likes to represent animals in her work from seals to polar bears and she enjoys sharing them with others. This is how she made a sculpture of the owl and the raven alongside Denys Happell during the Biennale.
Charleen remembers her first time carving: ‘’ My first carving was when I was about 9 years old and that really got me hooked to working with tools. There was in one of the communities where I was watching an elder and he asked me if I wanted to try so I ended up making my first seal’’. She has since taken different type of courses to learn new things like jewelry making and linocut printmaking where she made few prints that were showcased at the Musée d’art de Joliette in Revival: Printmaking in Nunavik 2014-2019 exhibition (also available in the exhibition catalogue).
One of Charleen goals is to create a space in Kuujjuaq where artists from the community could be able to work on their creations and receive workshops to break the isolation from working separately in their own houses. She is currently taking business courses to be able to make her dreams come true while also participating in her upcoming creations and opportunities.

Panel 4

ᐊᕗᓐᓂᑎᒃ | FÉVRIER | FEBRUARY

ᐄᕙ ᓵᓐᑕᔅ  | Eva Saunders

ᐊᐱᕐᓱᑐᑦᓴᐅᔪᑎᑦ ᑭᓇᐅᒻᒪᖔᑦ ᐄᕙ ᓵᓐᑕᔅ? ᐱᔪᓐᓇᓯᐊᕐᑐᒪᕆᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎ ᑰᑦᔪᐊᒥᐅᖅ ᐊᕐᕌᒍᓂ ᐊᒥᓲᖕᖏᑐᓂ ᒪᓐᑐᔨᐊᓚᒦᑦᓯᒪᓕᕐᑐᖅ. ᐱᒋᐊᕐᓯᒪᔪᖅ ᒥᕐᓱᕆᐅᕐᓱᓂᓗ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓯᖏᓐᓂᒃ ᐱᐅᓯᑐᖃᕐᑎᒍᑦ ᐱᓇᓱᐊᕈᑎᓂᒃ ᐃᓗᒡᒍᓯᒧᐊᖓᔪᓂᒃ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑕᐅᓂᖃᕐᓱᓂ ᐊᓇᕐᕋᒥᓂ ᑰᑦᔪᐊᒥ. ᑖᒃᑯᓄᖓ ᐱᓇᓱᐊᓲᖏᓐᓄᑦ ᐃᓚᒋᔭᐅᑎᓗᒋᑦ ᐱᒋᐅᕐᓯᒪᔪᖅ ᐃᓄᐃᑦ ᐹᓗᑦᓴᔭᖏᓐᓂᒃ ᐹᓗᓕᐅᕆᐅᕐᓱᓂ, ᓯᐅᒻᒥᐅᑕᓂᓗ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓯᖏᓐᓂᒃ ᐊᓐᓄᕌᕆᔭᐅᓲᓂᒃ ᓄᓇᕕᒻᒥ. ᐄᕙ ᑕᕐᓯᑐᐃᓂᕐᒥᒃ ᐊᓕᐊᓇᕈᓇᐅᔪᕆᑦᓯᓯᒪᔪᖅ, ᑭᓯᐊᓂ ᑲᒪᒍᒣᕐᓯᒪᔪᖅ ᐊᓯᒥᓂᒃ ᑕᑯᖃᑦᑕᓕᕋᒥ ᖃᓪᓕᓂᓕᐅᕐᑐᓂᒃ (ᐱᖁᑎᓂᒃ ᑕᕐᓯᑐᕐᓯᒪᔪᓂᒃ) ᐊᒻᒪᓗ ᖃᐅᔨᑦᓱᓂ ᑭᖕᖒᒪᓇᕐᑐᑐᐊᒍᒋᐊᖏᒃ ᑌᒣᑦᑐᓕᐅᕐᓗᓂ ᒪᕐᕉᒃ ᒥᕐᖁᑏᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᒪᕐᕉᒃ ᐃᕙᓗᑦᓴᔮᒃ; ᐁᑉᐸᖓ ᐱᖁᑎᒥᒃ ᑎᒍᓯᒍᑎᒋᓗᒍ ᐊᒻᒪᓗ ᐁᑉᐸᖓ ᐃᓕᔨᐅᑎᒋᓗᒍ. ᐱᖁᓯᐅᕐᓂᒥᒃ ᑌᒣᓘᖃᑦᑕᓱᓂ ᐊᓕᐊᒋᔭᖃᓯᔪᕕᓂᖅ. ᑖᒃᑯᓂᖓᑦᓭᓇᕐᓗ ᑕᐅᑦᑐᓂᒃ ᐊᑐᓗᑭᑉᐸᓱᓂ ᐃᑲᔪᕐᑕᐅᒍᒪᓯᔪᕕᓂᖅ ᐃᓚᓐᓈᕆᓂᕐᐹᒥᓄᑦ, ᐋᓕᓴᓐ ᒥᐊᓴᒧᑦ. ᐃᓚᓐᓈᕆᓂᕐᐹᖓ ᐃᓇᖁᓇᕐᑐᒪᕆᓐᓂᒃ ᑲᑎᒪᑦᓱᑎᒃ ᑕᐅᑦᑐᓕᓐᓂᒃ ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᓂᒃ ᐋᕐᕿᓱᐃᓯᑎᐅᒻᒪᑦ ᑲᑎᒪᓗᑎᒃ ᑕᐅᑦᑐᐃᑦ ᐃᓚᒌᑦᑎᐸᑦᑕᖏᑦ ᐃᓱᒪᒋᓚᐅᕐᓯᒪᓇᒋᑦ ᐃᓇᖁᓇᕋᔭᕆᐊᖏᑦ. ᓄᐃᑦᓯᓱᓂ ᐱᖁᑎᓕᒫᕐᓃᕙᖓ ᐳᑯᖁᑦᓱᒍ ᓯᑕᒣᓂᒃ ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᑕᓪᓕᒣᓂᒃ ᑕᐅᑦᑐᓂᒃ ᑲᑎᒪᑎᓗᒋᑦ ᐊᑐᕋᔭᕐᑕᓃᕙᖓ ᐃᓂᕐᓯᒋᐊᓯᒐᒥ. ᖃᓪᓕᓂᓕᐊᖏᑦ ᐱᔭᕇᕐᒪᑕ, ᐃᓚᓐᓈᖓ ᓚᕆᓴ ᐋᓇᖃᑕᒃ ᐁᑦᓯᓴᓐ ᓂᐅᕕᓲᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᖃᓪᓕᓂᓕᐊᕕᓂᖏᑦ ᐃᓕᐅᕐᖃᓱᒋᑦ ᐃᑕᒐᒍᑎᓄᑦ.
ᐱᒋᐅᕐᐸᓕᐊᒍᒪᓂᕐᒥᓄᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᖑᕐᐸᓕᐊᓂᕐᒥᓄᑦ, ᓇᑦᓯᔭᓂᒃ ᕿᓯᓐᓂᒃ ᑕᕐᓯᑐᕐᓯᒪᔪᓕᐅᖃᑦᑕᓕᕐᓂᒥᔪᖅ. ᑌᒣᓘᕐᓱᓂ ᐃᒻᒥᓂᕿᐅᑎᖃᖃᑦᑕᓱᓂ, ᐊᑦᔨᒌᖕᖏᑐᓕᐊᕆᖃᑦᑕᓱᒋᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐱᐅᒋᓂᕐᐹᒥᓂᒃ ᓇᓪᓕᑳᖃᑦᑕᓱᓂ. ᐄᕙ ᐱᔪᑦᓴᐅᔮᖁᑎᖃᕈᐊᕐᑐᖅ ᐃᓗᒡᒍᓯᒥᓂᑦ ᐱᓯᒪᔪᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓅᖃᑎᒥᓂᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᐅᖃᑎᒥᓂᑦ. ᐁᑦᑑᓯᐊᕐᑖᓂᕐᒥᔪᖅ ᐅᓗᒻᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᑐᑭᑖᕐᓱᓂ ᓇᑦᓯᔭᒥᒃ ᐅᓗᖕᖑᐊᓕᐅᕋᔭᕆᐊᒥᒃ ᑭᑦᔭᓱᒍ ᒥᕐᓱᓱᒍᓗ ᑐᐱᑦᓴᔭᒧᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐱᖁᑎᓄᑦ ᑕᕐᓯᑐᕐᓱᒍ. ᐱᕙᓪᓕᐊᑎᑦᓯᒍᒪᒧᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᓂᕆᓲᒥᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᓯᓚᕐᔪᐊᒥᐅᓄᑦ ᑕᑯᔭᐅᑎᓗᒋᑦ, ᐄᕙᐅᑉ ᐱᓚᕿᐅᑎᑦᓯᐊᕆᓂᕐᐹᕆᓯᒪᔭᖏᑦᑕ ᐃᓚᖓ ᓄᐃᑦᓯᓂᖅ ᖃᕆᑕᐅᔭᒃᑯᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᒍᑎᒥᒃ ᐊᑎᖃᕐᑎᓗᒍ XBEVADX ᐊᒥᓱᖕᖑᓴᐅᑎᒋᑎᓗᒋᑦ ᑕᑯᒐᓱᐊᕐᑎᖁᑎᖏᑦ, ᑕᕝᕙᓂ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᕙᑦᑐᖅ ᐃᓂᕐᓯᒪᔭᒥᓂᒃ ᐃᓘᓐᓀᓄᑦ ᐱᐅᒋᔭᑦᓴᐅᑎᓗᒋᑦ ᐊᒪᓗ ᑕᑯᓐᓇᕆᐊᒥᒃ ᐊᓕᐊᒋᔭᐅᑦᓱᑎᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐱᓯᑎᐅᓂᖓᓂᒃ ᑕᑯᓚᕿᐅᑎᒋᑦᓱᒋᑦ. ᑕᑯᒐᓱᐊᖃᑦᑕᓂᐊᕐᖃᑎᑦ ᐱᓯᑎᖕᖑᐸᓪᓕᐊᒍᑎᖏᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐊᕆᓯᒪᔭᖏᑦ.

Qui est Eva Saunders, me demanderiez-vous ? C’est une artiste talentueuse de Kuujjuaq qui est installée à Montréal depuis quelques années. Son parcours a commencé à l’école, dans son cours de culture, lorsqu’elle a appris la couture ainsi que d’autres activités traditionnelles. Parmi ces activités, elle a approfondi ses connaissances sur la fabrication de mitaines, de boucles d’oreilles et d’autres vêtements traditionnels portés au Nunavik. Eva s’est d’abord intéressée à la broderie, mais son intérêt a diminué plus tard lorsqu’elle a commencé à observer d’autres artisans fabriquer des qalliniq (langue perlée de pantoufle) et s’est dit que tout ce dont elle avait besoin était de deux aiguilles et de deux fils : l’un pour ramasser la perle et l’autre pour l’accrocher. C’est alors que sa passion et son amour pour le perlage a commencé. Elle a partagé qu’au début elle sentait que ses couleurs étaient répétitives. Elle a alors demandé l’aide de sa meilleure amie, Alison Mesher, qui était capable d’assembler de belles combinaisons de couleurs qu’elle-même n’aurait jamais imaginées se côtoyer. Elle sortait toutes ses perles et lui demandait de rassembler au moins quatre ou cinq couleurs qu’elle utilisait ensuite pour commencer ses créations. Une fois que les qalliniq sont terminés, son amie Larissa Annahatak Aitchison les achète pour terminer la confection de ses pantoufles. Pour continuer à se dépasser et à grandir en tant qu’artiste, elle a également commencé à créer des napperons en peau de phoque. Cela lui permet d’essayer elle-même de nouvelles combinaisons de couleurs et de déterminer si elle aime ses sélections. Eva trouve facilement son inspiration dans sa culture et ses collègues artistes inuit. Une fois, elle a reçu un uluk et a décidé d’en dessiner une image sur une peau de phoque qu’elle a ensuite coupée et cousue sur une toile et l’a perlée.
Afin de développer son art et de le partager avec le monde, l’une des plus grandes réussites d’Eva a été la création d’une page Instagram appelée XBEVADX qui a rapidement gagné en abonnés, où elle partage ses créations pour que tous puissent en profiter et être envoutés par leur beauté et son talent. Assurez-vous de la suivre pour voir ses habilités et ses créations artistiques se développer.

Who is Eva Saunders you may ask? She is a talented artist from Kuujjuaq who has been based in Montreal for the last few years. Her journey began when she learned sewing and other traditional activities in her culture class at school. Amongst these activities she grew her knowledge on how to make traditional mittens, earrings and other clothing items traditionally worn in Nunavik.
Eva first interest was in embroidery, but later lost it when she began to observe others making qalliniq (slipper beaded tongue) and figured out that all she needed were two needles and two threads; one to pick up the bead and the other to tack it down. This is when her passion and love for beading began. She shared that she felt her colour schemes were repetitive. then she asked for help from her best friend, Alison Mesher, who is at ease with putting beautiful colour combinations together that she would have never imagined would work well together. She would pull out all her beads and ask her to gather at least four or five colours that she would use to start her creations. Once the qalliniq are completed, her friend Larissa Annahatak Aitchison purchases them to complete the slippers she is making.
To keep on challenging herself and growing as an artist, she also began to create sealskin doilies. This allows her to try using new colour combinations on her own and figure out if she likes her selections. Eva easily finds her inspiration from her culture and fellow Inuit artists. She was gifted an uluk once and decided to draw an image of it on a sealskin that she then cut and sewed onto a canvas and beaded it.
In order to grow her art and share it with the world, one of Eva’s greatest and successful accomplishments was the creation of an Instagram page called XBEVADX that has quickly grown in followers, where she shares her creations for all to enjoy and be hypnotized by their beauty and her talent. Make sure to follow her so you can see her skills and artistic creations growing.