ᑕᕐᕿᑕᒫᑦ ᐱᒋᐊᕐᑎᓯᒍᑎᒥᒃ ᓄᐃᑕᐅᓚᐅᔪᕗᖅ 2019 ᐊᕐᕌᒍᖓᓂ UNESCO-ᑯᑦ ᓄᓇᖃᕐᖄᓯᒪᔪᐃᑦ ᐅᖃᐅᓯᖏᑦ ᐊᕐᕌᒍᖁᑎᖃᕐᑎᑕᐅᑎᓪᓗᒋᑦ ᐊᐅᒫᒡᒋᕕᒃ ᐱᓇᓱᐊᖃᑎᐅᑎᓪᓗᒍ, ᐊᕙᑕᖅ ᐱᐅᓯᑐᖃᓕᕆᔨᒃᑯᑦ ᓄᓇᕕᒻᒥ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓂᒃ ᐃᑲᔪᕐᓯᕕᖓ, ᐃᓄᒃᑎᑐᑦ ᐅᖃᐅᓯᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᓱᑎᒃ ᐱᓇᓱᐊᕐᐸᑐᓂᒃ. ᑕᕐᕿᑕᒫᑦ, ᓇᐅᑐᐃᓐᓀᑦ ᐊᑕᐅᓯᐅᓈᕐᑎᓱᑎᒃ ᐃᓄᑑᓈᕐᑎᑐᐃᑦ ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᐊᒥᓱᐃᒍᑦᓱᑎᒃ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑏᑦ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᓂᖃᓚᐅᔪᑎᓪᓗᒋᑦ ᓱᓇᓱᐊᕐᑎᓯᓂᖃᕐᑐᖃᓕᕐᒪᑦ ᐊᑕᐅᑦᓯᑯᑦ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑕᐅᖃᑦᑕᓱᑎᒃ ᑕᕐᕿᒥ. ᐊᕐᕌᒍ ᐱᒋᐊᓚᐅᔪᑎᓪᓗᒋᑦ, ᐊᕐᕌᒍ ᐃᓱᓕᒻᒪᑦ, ᐱᐅᒋᔭᐅᒻᒪᕆᖃᑦᑕᓚᐅᔪᒻᒪᑕ ᑕᒪᒃᑯᓂᖓ ᐱᓇᓱᐊᕈᑎᖃᕐᓂᕗᑦ ᐊᐅᒫᒡᒋᕕᒃᑯᑦ ᑕᒪᑦᓱᒥᖓ ᐱᓇᓱᐊᕈᑎᖃᖃᑦᑕᕈᒪᓕᕐᓱᑎᒃ ᑐᑭᑖᕐᓯᒪᔪᑦ. ᑕᕐᕿᑕᒫᑦ, ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᐅᑉ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᓐᓂᒃ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᖃᑦᑕᕈᒪᓕᕐᓱᑎᒃ ᑎᓕᔭᐅᒪᐅᑎᖃᓕᕐᓗᑎᒃ ᐊᖏᓂᕐᓴᓂᒃ ᓄᓇᕕᒻᒥᐅᑦ ᐱᐅᓯᑐᖃᖏᓐᓂᒃ ᓄᐃᑕᑎᑦᓯᓕᐅᒥᔮᕋᓱᐊᕐᓂᑯᑦ ᖁᕝᕙᑎᑦᓯᒐᓱᐊᕐᓗᑎᒃ.

Tarqitamaat est une initiative née en 2019 de l’Année internationale des langues autochtones de l’UNESCO par Aumaaggiivik, le Secrétariat des arts du Nunavik de l’Institut culturel Avataq, afin de promouvoir des artistes utilisant la langue inuite dans leurs créations. Chaque mois, une personne ou un groupe d’artiste était mis de l’avant pour leur travail, simultanément avec un évènement qui a lieu durant le mois. Lorsque l’année fut terminée, la réception du projet ayant été tellement positive, Aumaaggiivik a décidé de poursuivre l’aventure. Nous faisons la promotion d’un artiste chaque mois, avec le mandat plus vaste de valoriser et faire connaître la culture du Nunavik.

Tarqitamaat is an initiative created for the 2019 UNESCO’S Year of indigenous languages with Aumaaggiivik, the Nunavik Art Secretariat of Avataq Cultural Institute to promote Nunavik artists using Inuktitut in their work. Every month, an individual or a group of artists were showcased for their work simultaneously with an event taking place during the month. After the year ended, the response to the project was so positive that Aumaaggiivik decided to pursue this adventure. Each month, we will showcase an artist with a broader mandate of promoting Nunavimmiut culture.

Panel 1

ᓇᑦᔪᐃᔭᕐᕕᒃ| Novembre | November

ᐃᑦᑐᕕᒃ ᓴᕕᐊᕐᑦᔭᒃ ᐸᑲᐃᑦ | Ittuvik Saviardjuk Paquet

ᐃᑦᑐᕕᒃ ᓴᕕᐊᕐᔪᒃ ᐸᑭᐊᑦ ᓴᓪᓗᒥᐅᒍᓯᒪᔪᖅ ᑲᒃᑲᓛᒍᑦᓱᓂᒥᓂᑦ. ᐱᓇᓱᒐᓪᓚᕆᓕᒃ, ᐱᓇᓱᕝᕕᒥ ᑲᒪᔨᒻᒪᕆᐅᑦᓱᓂ. ᒥᕐᓱᑎᖕᖑᑐᕕᓂᐅᑎᓪᓗᒍ ᐊᕐᕌᒍᐃᑦ ᐊᒥᓲᖕᖏᑐᑦ ᐊᓂᒍᕐᓯᒪᓕᕐᑐᑦ. ᑲᒃᑲᓛᒍᑦᓱᓂ, ᐊᓈᓇᖓ ᒥᕐᓱᑎᓪᓗᒍ ᑕᑯᓐᓇᖃᑦᑕᑐᕕᓂᖅ. ᐅᓪᓗᒥ, ᐊᑎᒋᓕᐅᕈᓐᓇᓕᕐᑐᖅ ᐅᓪᓗᐃᓈᕐᓱᒍ ᐊᕐᓕᐊᓗᐊᖕᖏᑐᐊᕋᒥ. ᐊᓈᓇᒥᓄᑦ ᑫᓪᓗᑐᕐᑕᐅᕙᑦᑐᕕᓂᐅᑦᓱᓂ ᒥᕐᓱᕆᐅᖁᔭᐅᑦᓱᓂ.
ᐃᑦᑐᕕᒃ ᐃᑦᓯᒐᕈᓐᓇᓯᓐᓂᒥᔪᖅ ᓇᓴᓕᐅᕐᓱᓂ, ᐱᔪᓐᓇᓯᓚᐅᕐᑐᕕᓂᐅᑦᓱᓂ 15 ᐊᕐᕌᒍᐃᑦ ᓈᓯᒪᓕᕐᑐᑦ. ᐊᕐᕌᒍᐃᑦ 8 ᐊᓂᒍᕐᑎᓗᒋᑦ, ᒥᕐᓱᓱᓂ ᐹᓗᓕᐅᖃᑦᑕᓯᓐᓂᒥᔪᖅ, ᐊᒻᒪᓗ ᒥᕐᓱᔫᒥᒃ ᐊᑐᕆᐊᒥᒃ ᐃᓱᕐᕆᓂᕐᓴᐅᓲᒍᑦᓱᓂ. ᒥᕐᓱᓲᒍᓕᕐᓱᓂ ᐊᕐᕌᒎᒃ 2 ᐊᓂᒍᓚᐅᕐᑎᓇᒋᒃ ᐊᑎᒋᓕᐅᖃᑦᑕᓯᓐᓂᒥᔪᖅ. ᕕᕗᐊᔨᐅᑉ ᓄᖕᖑᐊᓂᑦ ᒫᑦᓯᐅᑉ ᕿᑎᖓᓄᑦ ᐊᕐᕌᒍᒥ ᑕᕝᕙᓂᑦᓭᓇᖅ, ᓯᕗᓪᓕᐹᒥ ᓄᑖᑦᓯᐊᒥᒃ ᐊᑎᒋᓕᐅᓕᕐᓂᒥᔪᖅ.
ᓯᕗᓪᓕᐹᒥ ᐊᕐᓇᓯᐅᑎᑐᐃᓐᓇᓂᒃ ᒥᕐᓱᖃᑦᑕᑐᕕᓂᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᕿᑐᕐᖓᒥᓂᒃ ᐊᓯᖏᓐᓂᓗ ᐃᓚᒥᓂᒃ ᑭᖑᓂᐊᐱᐊᒍᑦ. ᒥᕐᓱᓲᒍᓕᑌᓐᓇᓱᓂ ᐱᒋᐅᕐᓴᑐᐃᓐᓇᖃᑦᑕᓯᒪᔪᖅ, ᐊᒻᒪᓗ ᐆᑦᑑᑎᓕᐅᕈᓐᓇᓯᑦᓱᓂ ᐱᐅᒋᓂᕐᐹᒥᓂᒃ. ᐅᕕᒃᑲᖅ ᒥᕐᓱᑎ ᑫᓪᓗᑐᕐᑕᐅᖃᑦᑕᓯᒪᔪᖅ ᓇᓪᓕᑎᒥᓄᑦ ᓂᐅᕐᕈᓯᕋᑦᓴᓕᐅᖁᔭᐅᑦᓱᓂ ᓄᑖᔭᓂᒃ ᓴᓇᒻᒪᖏᑦ ᐃᓂᕐᑕᕕᓂᕐᒥᓂᒃ. “ᓂᐅᕐᕈᑎᑦᓴᑲ ᐱᔭᐅᑦᓴᐅᑎᒋᖃᑦᑕᓚᐅᕐᓯᒪᔪᑦ” ᓚᓚᐅᕐᑐᖅ. ᐊᓈᓇᒥᓄᑦ ᐱᓗᐊᕐᑐᒥᒃ ᑫᓪᓗᑐᕐᑕᐅᖃᑦᑕᑐᕕᓂᖅ, ᖃᑕᖕᖑᑎᒥᓄᓗ ᐃᑲᔪᕐᑕᐅᕙᑦᓱᓂ, ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑕᐅᑦᓱᓂ ᐱᔪᓐᓇᓯᐊᕈᑎᑦᓴᖏᓐᓂᒃ. ᐸᓂᒻᒥᓂᒃ ᓄᑲᕐᓯᐹᒥ ᒥᕐᓱᕆᐅᕐᓴᑎᑦᓯᒋᐊᕈᒪᓕᕐᒥᔪᖅ ᐱᒋᐊᑲᐱᓛᕈᒪᓕᕐᓱᒍ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᓯᓗᒍ.
ᐱᒐᓱᐊᒻᒪᕆᓐᓇᑐᕆᑦᓯᓯᒪᖕᖏᑐᖅ ᐊᓈᓇᒥᓂᒃ ᑕᑯᓐᓇᓱᓂ ᐱᒐᓱᐊᒻᒪᕆᑦᑑᔮᖃᑦᑕᓯᒪᖕᖏᒪᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᓇᓗᓇᖕᖏᑑᔮᕐᑎᓯᑦᓱᓂ. ᓚᓚᐅᔫᖅ: “ᐊᓈᓇᒐ ᙯᑎᕆᖃᑦᑕᓯᒪᒐᒥ ᖃᐅᔨᒪᓂᖏᑦᑕ ᐃᓚᖏᓐᓂᒃ, ᐅᖁᒣᑦᓴᕈᑎᖏᑦ ᐅᕿᓪᓕᑎᒻᒪᕆᑦᓯᒪᔪᑦ, ᑖᓐᓇᑑᒍᓐᓀᕋᒥ ᐃᓚᓕᒫᒥᓂᒃ ᒥᕐᓱᕈᑦᔨᒍᓐᓇᑐᑑᑦᓱᓂ ᐃᑲᔪᕐᑎᖃᓕᕐᓱᓂ”. ᐃᑦᑐᕕᒃ ᓇᓗᓕᕋᒥ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑕᐅᒍᒪᓲᒍᐃᓐᓈᑐᖅ, ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᐱᓇᓱᐊᓗᑭᖕᖏᑕᒥᓂᒃ ᑲᒪᒋᓗᑭᓲᕆᖕᖏᑕᒥᓂᒃ ᐱᓇᓱᐊᕆᐊᖃᓕᕋᒥ, ᐆᑦᑑᑎᒋᑦᓱᒍ ᐊᒪᐅᓯᐅᕐᓱᓂ, ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᐊᕐᓇᓯᐅᑎᒥᒃ ᐊᑎᒋᓕᐅᓕᕋᒥ ᒪᙯᓯᐅᑎᒥᒃ. ᐱᔭᕐᓃᓘᕐᐸᑐᖅ ᑌᒫᑐᐃᓐᓈᕆᐊᖃᖕᖏᒪᑕ, ᑌᒣᒐᒥ ᐊᕐᓀᑦ ᐊᑎᒋᖏᓐᓂᕙᓪᓗᖅ ᒥᕐᓱᓲᖅ, ᐊᑎᒋᓕᐅᕆᐊᒥᒃ ᐊᓕᐊᒋᓂᕐᐹᖃᕋᒥ. ᑌᒪ, ᐃᓕᑕᕐᓯᒍᓐᓇᓕᕐᑐᒍᑦ ᐃᒻᒥᓂᕿᒍᑎᒋᑦᓱᒋᑦ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᖏᓐᓂᒃ ᒥᕐᓱᑕᒥᑕ ᐃᓗᐊᓂ ᐅᑉᐱᐊᓗᖕᖑᐊᓕᐅᕐᓯᒪᓲᒍᓕᕐᒪᑦ. “ᐊᓕᐊᒋᒻᒪᕆᑦᑕᕋ, ᑌᒪᖕᖓᑐᐃᓐᓇᖅ ᐱᓇᓱᐊᕋᓗᐊᕈᒃᑯ ᖃᓄᐃᒋᖕᖏᑕᕋ! ᑕᖃᓐᓇᓲᒍᒐᓗᐊᖅ ᑐᓄᒃᑯᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᑐᐃᒃᑯᑦ, ᑭᓯᐊᓂ ᐊᓕᐊᒋᔭᕋ ᐱᓇᓱᐊᕆᐊᒥᒃ!”, ᐃᑦᑐᕕᒃ ᓚᓚᐅᕐᑐᖅ. ᐊᓕᐊᒋᓂᕐᐹᓕᒃ ᑕᐅᑦᑐᒋᓂᐊᕐᑕᖓᓂᒃ ᓇᓪᓕᑳᕆᐊᒥᒃ, ᐊᒻᒪᓗ ᖃᓄᐃᑦᑐᐃᑦ ᑲᑎᒪᑦᓱᑎᒃ ᐱᐅᔫᒻᒪᖔᑕ. ᐃᓱᒪᒋᔭᑐᐊᖃᓕᕋᒥ, ᐊᔪᐃᓐᓇᓯᓲᖅ ᐱᒋᐊᕐᑕᒥᓂᒃ ᐱᔭᕇᒋᐊᓚᖓᑦᓱᓂ, ᑭᓯᐊᓂ ᐱᕕᑦᓴᖃᓕᕋᒥᐅᒻᒥᔪᖅ. ᐱᓇᓱᐊᕈᓯᐅᑉ ᓄᖕᖑᐊᓂ, ᐊᑕᐅᓯᓕᐅᕈᓐᓇᑐᖅ ᐅᓪᓗᓭᓐᓇᖅ. ᐱᔭᕇᑲᐱᓐᓂᐸᐅᓯᒪᔪᖅ ᐅᑭᐅᒥ ᐅᓕᑲᑦᑕᓕᐅᕐᓱᓂ ᐅᓐᓄᐊᑐᐃᓐᓇᖅ ᐱᔭᕇᕐᓱᒍ ᐸᓂᐊᐱᒥᓂᒃ ᒥᕐᓱᕈᑦᔨᓱᓂ.
ᐱᒋᐊᖕᖓᓱᓂ, ᐃᑦᑐᕕᒃ ᐱᔪᓐᓇᑐᕆᓯᒪᖕᖏᑐᖅ, ᑭᓯᐊᓂ ᐅᓪᓗᒥ ᓇᒻᒥᓂᕐᒥᓂᒃ ᓂᐅᕕᐊᑦᓴᖃᓲᒍᓕᕐᑐᖅ. ᐃᓚᒋᔭᐅᓯᒪᔪᖅ ᖃᒻᒥᖅ ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᑦᓯᔪᓄᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑎᓄᑦ ᓴᓇᔭᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓐᓄᕌᓂᒃ ᕿᒥᕐᕈᑎᑦᓯᓂᖃᕐᑎᓗᒍ ᖃᐅᒪᓂᕐᒥᒃ ᕗᐃᓂᐯᒃᒥ. “ᐱᒍᓐᓇᑐᕆᓯᒪᖕᖏᑐᖓ, ᑭᓯᐊᓂ ᒍᓐᓇᕆᐊᒥᒃ ᖃᐅᔨᓯᒪᔪᖓ” ᒥᕐᓱᑎᒃ ᓚᓚᐅᕐᑐᖅ.

Ittuvik Saviadjuk Paquet vit à Salluit depuis son plus jeune âge. Elle travaille comme principalement comme directrice de centre à l’école du village. Elle est devenue couturière il y a quelques années. Enfant, elle avait l’habitude de voir sa mère coudre de temps en temps. Aujourd’hui, elle est capable de faire une parka en une journée si elle n’est pas trop occupée. Elle a été beaucoup poussée par sa mère, mais aussi par sa cousine et sa meilleure amie.
Ittuvik a commencé par crocheter des nasait (chapeaux), il y a environ 15 ans. 8 Huit ans plus tard, elle a commencé à coudre des mitaines et s’est sentie plus à l’aise avec la machine à coudre. Ce n’est qu’après deux ans de couture qu’elle a commencé à confectionner des parkas.De fin février à mi-mars cette année- là, de la fin du mois de février au milieu du mois de mars, elle a confectionné son premier parka tout neuf.
Au début, elle ne cousait que pour les femmes, puis, peu après, pour ses enfants et d’autres membres de sa famille. Au début, c’était surtout pour s’entraîner et trouver les patrons qui lui convenaient le mieux. La jeune couturière a été encouragée par ses proches à commencer à vendre sa propre ligne de vêtements. “Cela s’est fait assez rapidement”, dit-elle. Sa mère l’encourageait particulièrement, ses cousines l’ont également aidée tout au long du cheminen cours de route et lui ont montré comment s’améliorer. Elle prévoit d’apprendre bientôt à sa fille cadette à coudre elle aussi. Elle ne s’attendait pas à autant de travail, car sa mère lui donnait l’impression que c’était plus facile et sans effort que ce l’est en réalité. Elle raconte : « lorsque ma mère m’a transmis des éléments de son savoir, c’est comme si ça lui avait enlevé un énorme poids, car elle n’était plus la seule à coudre pour toute sa famille. » Ittuvik continue cependant à demander conseil lorsqu’elle n’est pas sûre d’elle ou lorsqu’elle doit réaliser une pièce qu’elle ne fait pas souvent, comme un amauti ou un parka de chasse pour femme. Elle a du mal à les réaliser, alors elle fait plus de parka de femme, ce qu’elle préfère. Sa cousine et sa meilleure amie l’ont beaucoup aidée à coudre les fermetures éclaires et les poches.
Aujourd’hui, on reconnaît son travail artisanal au petit hibou qu’elle coud à l’intérieur des tissus. “J’adore ça, je pourrais le faire tout le temps! Cela peut être fatigant pour mon dos et mes épaules, mais cela me rend heureuse”, dit Ittuvik. Ce qu’elle préfère dans le processus, c’est choisir la couleur et ce qui va ensemble. Lorsqu’elle s’y met, elle fait de son mieux pour terminer ce qu’elle a commencé, mais seulement si les circonstances le permettent. Un week-end, elle peut en faire un parka en une journée. Le manteau d’hiver qu’elle a confectionné le plus rapidement a été réalisé en une nuit pour sa cadette.
Au début, Ittuvik a douté d’elle-même, mais aujourd’hui, elle tient sa propre ligne de vêtements. Elle a récemment été l’une des artistes exposantes au CRAFTED Event and Fashion Sshow à Qaumajuq, à Winnipeg. “Je ne pensais pas pouvoir le faire, mais je le peux”, dit la couturière.

Ittuvik Saviarjuk Paquet lives in Salluit since her young age. As a main position of employment, she is working as a Center Director at the local school. She became a seamstress a few years ago. As a child, she was used to seeing her mother sew ing once in a while every so often. Today, she is able to make a parka in a day if she’s not too busy. She was pushed a lot by her mother, a lot but also by her cousin and her best friend.
Ittuvik started with crocheting nasait (hats), about 15 fifteen years ago. 8 Eight years later, she started sewing mittens, and found better comfort with the sewing machine. It was not only after two years into sewing that she started making parka’s. The same year, from end of February to mid-March of the same year, she made her first brand new parka.
At the beginning she would sewed only for women at the beginning and would make some clothing for her children and other family members shortly after. It was mainly for her own own practicetraining in the beginning, and to find the patterns that suit her the best. The young seamstress was encouraged by her loved ones to start selling her own line of fashion. “It went pretty fast” she says. Her mother was especially encouraging her, her cousins helped her along the way as well, and showed her to better herself. She is planning to show her youngest daughter how to sew soon , as well. She didn’t anticipate so much work as her mom made it look so effortless and easy. She said: “When my mother gave me pieces of her knowledge, it had taken a lot of weight off of her, as she wasn’t the only one sewing for her entire family anymore”. Although Ittuvik still asks for advice when she’s unsure of herself, or when she has to make a piece she doesn’t do often, like an amauti, or a women’s hunting parka. She has a hard time with them, so she makes more of women’s parkas, her personal preference. Her cousin and her best friend also helped her a lot with the zips and pockets.
Now, we recognize her homemade work by the little owl she sews inside of the fabrics. “I love it, I could do it all the time! It can get tiring for my back and shoulders, but it makes me happy!”, Ittuvik says. Her favorite part of the process is choosing the color, and which goes together. When she puts her mind into it, she does her best to finish what she started, but only if the circumstances allow it. In a weekend, she can make one parka in a day. The fastest she’s done a winter coat was overnight for her little daughter.
In the beginning, Ittuvik doubted herself, but today she holds her own line of clothing. She was recently one of the exhibiting artists at CRAFTED Event and Fashion Show at Qaumajuq in Winnipeg. “I didn’t think I could, but I can” the seamstress says.

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ᐊᓪᓚᑐᖅ | Texte de | Text by: Jessie Fortier Ningiuruvik

ᐊᑦᔨᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐊᑐᕐᑕᐅᑎᑦᓯᓯᒪᔪᑦ / Crédit photos / Photo Credit: WAG-Qaumajuq, Danny Shumov

Panel 2

ᐊᕐᓇᓕᓐᖒᑎᕕᒃ | Octobre | October

ᑳᓯ ᐊᐳᑎᐊᕐᔪᒃ | Kathy Aputiarjuk

ᑲᖏᕐᓱᐊᓗᑦᔪᐊᒥᐅᒍᓯᒪᔪᖅ ᑲᒃᑲᓛᒍᓂᕐᒥᓂ ᐅᕕᒃᑲᐅᓂᕐᒥᓂ, ᐃᓕᓴᓕᕐᑐᖅ ᒪᓐᑐᔨᐊᓚᒥ ᐃᓕᓴᕐᓯᒪᔭᒥᓂᒃ ᐃᓚᐅᕐᑐᐃᒋᐊᕐᑐᓯᒪᑦᓱᓂ. ᑳᓯ ᐊᐳᑎᐊᕐᔪᒃ Vanier College-ᒦᑦᑐᖅ ᐃᓕᓴᕐᓱᓂ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᔨᒻᒪᕆᐅᓂᕐᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᖕᖏᖑᐊᕈᓯᓕᕆᓂᕐᓂᒃ. ᐱᕈᕐᐸᓕᐊᓯᒪᔪᖅ ᐊᖓᔪᕐᖄᖃᕐᓱᓂ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᔩᓐᓂᒃ, ᐊᔭᒃᑯᒥᓅᖃᑦᑕᓯᒪᔪᑦ ᐳᓛᕐᑕᐅᔪᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᑳᓯᐅᑉ ᐊᓈᓇᖓ ᐃᖕᖏᐸᑦᑎᓗᒋᒃ ᐊᔭᖓᑕ ᐊᖑᑎᖓ ᑯᑭᑕᐸᑦᑎᓗᒍ. ᑳᓯ ᑯᑭᑕᐸᒋᐅᕐᓴᓯᔪᕕᓂᖅ ᐃᖕᖏᖑᐊᖃᑕᐅᒍᓐᓇᓯᒍᒪᑦᓱᓂ ᐊᓕᐊᖕᖑᐊᑐᓄᓗ ᐃᓚᐅᕙᒍᒪᑦᓱᓂ. ᐊᕐᕌᒍᐃᑦ ᐊᒥᓱᑦ ᐊᓂᒍᕐᑎᓗᒍ, ᐅᓪᓗᒥ ᐱᖕᖑᐊᕈᑎᖃᕈᓐᓇᓕᕐᑐᖅ ᑯᑭᑕᐸᐅᑎᒥᒃ, ᓂᑦᔭᐅᑎᐊᓗᒻᒥᒃ, ᑯᑭᑕᐸᐅᑎᐊᕈᕐᒥᒃ ᕿᔪᒻᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᓂᑦᔭᐅᑎᒥᒃ, ᐃᒻᒥᓂᒃ ᐃᓕᑦᓯᓯᒪᑦᓱᒋᑦ ᖃᕆᑕᐅᔭᑎᒍᑦ ᑕᑯᓐᓇᓱᓂ. ᖃᕆᑕᐅᔮᐱᓕᒃ ᐊᑦᔭᑲᑦᑕᓲᒥᓂᒃ ᑐᓴᕐᓂᕆᔭᒥᓂᓗ ᐃᖕᖏᖑᐊᕈᓯᕐᓂᒃ ᐱᑕᖃᕐᑎᓱᒍ, ᐊᒻᒪᓗ ᐃᖕᖏᖑᐊᕈᓰᑦ ᐊᓪᓚᓯᒪᕙᓪᓗᓱᑎᒃ ᐃᓄᑦᑎᑐᑦ. ᑲᔭᑦᔭᕆᐅᕐᓂᒥᔪᖅ 2019-ᒥ, ᐃᓅᓯᖓᑕ ᐊᓯᑦᔨᓯᐊᕈᑎᖓᓂᒃ ᐊᐅᓪᓚᕈᑎᖃᕐᓱᓂ, ᐊᑎᓕᒻᒥᒃ ᐃᓕᓵᑦ ᓯᑯᒦᑦᑐᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᕐᕌᒍᓂ ᐊᓂᒍᕐᓯᒪᓕᕐᑐᓂ ᐱᓯᑎᖕᖑᐸᓪᓕᐊᓯᒪᑦᓯᐊᓱᓂ. ᐊᑕᐅᓯᕕᑦᓱᓂ ᑕᑯᓐᓇᑕᐅᖃᑎᖃᕐᓯᒪᔪᖅ ᐋᓂ ᑯᐊᑕᒥᒃ ᑲᑕᑦᔭᖃᑎᖃᕐᓱᓂ, La Nuit d’Afrique-ᒥ ᐊᐅᔭᒥ 2023-ᒥ ᐱᓯᑎᖕᖑᓯᒪᓕᕐᓱᑎᒃ ᓄᓇᕕᒃ ᓯᕗᓂᑦᓴᕘᒥ.
ᐃᓕᑦᓯᕙᓪᓕᐊᓱᓂ ᐊᓕᐊᒋᔭᕐᒥᓂᒃ ᐃᓚᖃᓲᖅ ᐱᒻᒪᕆᓐᓇᑐᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓯᖔᓪᓚᕆᖏᓐᓂᒃ ᐊᓕᐊᒋᒻᒥᔭᕐᓂᒃ ᐊᑑᑎᖕᖏᓚᕿᐅᑎᓂᒃ. ᓄᓇᕕᒃ ᓯᕗᓂᑦᓴᕗᒻᒥ ᐃᓕᓴᕐᓂᒦᑦᓱᓂ, ᐊᒻᒪᓗ ᓯᓚᑦᑐᓴᕐᕕᒧᑦ ᐃᓕᒐᓱᐊᕐᓃᑦ ᖃᓂᓪᓕᕙᓪᓕᐊᓕᕐᑎᓗᒋᑦ. Vanier College-ᒧᑦ ᐃᓕᒐᓱᐊᕋᔭᕐᓂᖓ ᐅᖃᕐᑕᐅᓕᕐᑐᕕᓂᖅ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᔨᐅᓂᕐᒥᒃ ᐃᓕᓭᕕᒻᒧᑦ ᐃᓱᒪᒋᑦᓱᒍᓗ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᔨᓪᓚᕆᐅᕋᑕᖕᖏᒋᐊᖓ. ᑳᓯ ᖃᐅᔨᒪᓪᓚᕆᓚᐅᔪᖕᖏᑐᖅ ᐊᖏᕐᑕᐅᒐᔭᕐᒪᖔᒻᒥ ᒐᓗᐊᕐᓱᓂ ᐃᓕᒐᓱᐊᓯᑐᐃᓐᓇᑐᕕᓂᖅ, ᐊᒻᒪᓗ ᓱᖕᖏᑯᓂ ᐃᓱᒪᒋᔭᖃᕐᓱᓂ John Abbot College-ᒥᒃ. ᐱᓇᓱᒐᑦᓴᓂᒃ ᐃᓕᓴᕐᕕᒧᑦ ᐃᑎᕈᓐᓇᓚᖓᒍᓂ, 3-ᓂᒃ ᐊᑑᑎᒋᐊᖃᕐᓯᒪᔪᖅ: ᑐᓵᑦᓯᐊᒪᖔᑦ ᖃᐅᔨᓴᕐᑕᐅᓗᓂ, ᑲᔪᓯᒍᓐᓇᐅᑎᖃᑦᓯᐊᓂᐊᕐᒪᖔᒻᒥ ᖃᐅᔨᓴᕐᑕᐅᓗᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᑕᑯᓐᓇᑕᐅᓗᓂ ᐱᒍᓐᓇᒪᖔᑦ ᐆᑦᑐᕋᕐᑕᐅᓗᓂ ᐃᖕᖏᓗᓂ ᒪᕐᕈᐃᓂᒃ ᐊᑯᓂᓂᑕᑦᓴᔮᓐᓂᒃ ᐃᖕᖏᖑᐊᕈᑏᓐᓂᒃ. ᐱᔭᕇᕐᓱᓂ ᐃᓘᓐᓀᓂᒃ, ᖁᓚᓚᐅᔫᖅ ᐊᓂᒍᐃᑦᓯᐊᓂᐊᕐᒪᖔᒻᒥ ᑲᔪᓯᒍᓐᓇᐅᑎᖃᑦᓯᐊᓂᐊᕐᒪᖔᒻᒥ ᖃᐅᔨᓴᕐᑕᐅᓂᕐᒥᒃ, ᑭᓯᐊᓂ ᐱᑦᓯᐊᓂᕐᒥᓂᒃ ᐃᑉᐱᒍᓱᓚᐅᔫᖅ ᐊᓯᒋᓐᓂᒃ ᒪᕐᕈᐃᓂᒃ, ᑌᒪ ᐊᐅᔭᒥ ᐃᓕᓴᖁᔭᐅᓕᕐᑐᕕᓂᖅ ᒪᕐᕉᓄᑦ ᐃᖕᖏᑎᓂᒃ ᐃᓕᓭᔩᓐᓄᑦ. ᐊᐅᔭᒥ ᐃᓕᓴᕈᒪᓚᐅᔪᖕᖏᑐᖅ ᐊᓇᕐᕋᕈᒪᓚᐅᔪᒐᒥ ᐃᓚᒥᓃᒋᐊᕐᑐᓗᓂ ᑭᓯᐊᓂ ᐊᐅᔦᑦ ᑕᕐᕿᖏᓐᓂ ᓯᕗᓪᓕᐹᒥ, ᒪᓐᑐᔨᐊᓪᓕᐊᑐᐃᓐᓇᓕᓚᐅᔪᒻᒥᔪᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓂᒍᐃᑦᓯᐊᓱᓂ ᐊᐅᔭᒥ ᖃᐅᔨᓴᕐᑕᐅᓂᕐᒥᓂᒃ ᑌᑦᓱᒪᓂ ᑕᒪᑐᒪᓂ. ᐊᖏᖕᖏᑑᑐᐃᓐᓇᓕᓚᐅᔪᒻᒥᔪᖅ ᐅᑎᖁᔭᐅᑦᓱᓂ ᐃᓕᓴᕐᓂᐅᑉ ᐊᕕᑦᑐᓯᒪᓂᖏᑦᑕ ᓯᕗᓪᓕᐹᖓ ᐱᒋᐊᕐᑎᓗᒍ ᐊᓇᕐᕋᒥᓂᒃ ᕿᒣᓯᒪᒍᒪᖕᖏᒧᑦᓭᓇᖅ ᑌᒣᒍᒪᖕᖏᓚᕆᓚᐅᔪᒐᒥ, ᑭᓯᐊᓂ ᖃᐅᔨᒪᑐᐃᓐᓇᓚᐅᔫᖅ ᐅᑎᕆᐊᖃᕆᐊᒥᒃ. “ᑕᒐ ᑕᒫᓃᓕᕐᖁᖓ ᐊᒻᒪᓗ ᓂᐱᑦᓯᐊᕿᓐᓂᕋ ᐱᕙᓪᓕᐊᓕᕐᓱᓂ” ᓚᓚᐅᕐᑐᖅ.
ᐃᓕᓴᕐᓂᒥᓂᒃ ᐊᓕᐊᒋᔭᓕᕐᕈᐊᖅ, ᐱᕙᓪᓕᐊᑎᑦᓯᒋᐊᕐᐸᓱᓂᓗ ᑐᓵᒍᓯᒥᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᑲᔪᓯᑦᓯᐊᕈᓐᓇᓂᕐᒥᓂᒃ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᓂᕐᒥ ᐃᓛᓐᓂ ᐊᓇᕐᕋᕈᒪᓪᓕᐸᒃᑲᓗᐊᕐᓱᓂ. ᐅᐃᓚᕿᐅᑎᖃᕐᓯᒪᔪᖅ, ᐃᓛᓐᓂ ᐱᒐᓱᐊᒻᒪᕆᒋᐊᖃᕐᐸᑲᓗᐊᕐᓱᓂ, ᑌᒣᒻᒪᑦ ᐃᖕᖏᖑᐊᕈᓯᓂᒃ ᐊᓪᓚᓂᕐᒥᒃ ᑲᒪᖕᖏᑫᓐᓇᑐᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᖃᓄᐃᓕᒍᒪᓕᕐᒪᖔᒻᒥ ᑲᔪᓯᒍᒪᓛᕐᒥᓂᓘᓐᓃᑦ ᖃᐅᔨᓛᕐᓱᓂ ᓯᕗᓪᓕᐹᖅ ᐊᕕᑦᑐᓯᒪᔪᓂ ᐃᓕᓴᕐᓇᒥ ᐊᓂᒍᕐᐸᑦ. ᓯᕗᓪᓕᒥ ᐱᔭᕐᓃᓘᖃᑦᑕᓚᐅᔫᖅ, ᐃᓚᖃᕋᒥ ᐊᓇᕐᕋᒥᓂ ᓯᑕᒪᓂᒃ ᐃᓕᓴᕆᐊᕐᓯᒪᓕᕋᒥ ᐃᓄᑑᓯᑦᓱᓂ, ᑭᓯᐊᓂ ᐊᑑᑎᓯᒪᔭᒥᓄᑦ ᓄᐃᑦᓯᓕᐅᒥᓯᒪᓂᕋᓚᐅᕐᑐᖅ ᐃᒻᒥᓂᕿᒋᐅᕐᓴᓂᕐᒥᒃ.
ᑳᓯ ᓱᒃᑫᑐᒥᒃ ᓇᒻᒥᓂᕐᒥᓂᒃ ᐃᖕᖏᖑᐊᕈᓯᕐᓂᒃ ᐊᓪᓚᐸᓪᓕᐊᖃᑦᑕᓕᕐᑐᖅ; ᐅᓪᓗᒥᐅᓂᖓᓂ, ᐃᖕᖏᖃᑎᖃᓲᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓯᒥᓂᒃ ᐃᓄᓐᓂᒃ ᐃᑲᔪᕐᑎᐅᓲᒍᑦᓱᓂ. ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᖃᑎᖃᕐᓯᒪᔪᖅ ᕿᒧᑦᔪᐃᑦ ᐱᖕᖑᐊᑎᓂᒃ, ᐊᓯᐊᒍᓪᓗ ᐊᑦᓴᑕᐅᑎᔭᖃᑎᖃᕐᓯᒪᑦᓱᓂ ᕗᐃᓕᔅ ᑕᒍᓐᓈᒥᒃ, ᔭᓱᐊ ᕼᐊᐅᓕᒥᒃ, ᔮᓂ ᓵᓐᑕᒥᒃ, ᔫᕆᓂᒥᒃ, ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓄᖃᑎᒌᑦ ᑖᒃᑯᓂᖓ ᐃᕐᖃᐅᒪᓚᐅᕐᑐᖅ. ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᔨᓂᒃ ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑕᐅᔪᓂᒃ ᐃᖕᖏᖃᑎᖃᕆᐊᒥᒃ ᐊᓕᐊᑦᑐᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᓯᕗᓂᕐᒥ ᑌᒣᑦᓭᓇᕈᒪᑦᓱᓂ. ᐱᑦᓯᐊᕈᑎᖃᓲᖅ ᐃᖕᖏᖑᐊᕈᓯᕐᓂᒃ ᐊᓪᓚᓯᐊᕈᑎᒋᑦᓱᒍ ᖃᓄᑐᐃᓐᓇᖅ ᐃᓱᒪᒥᒍᑦ ᐃᑉᐱᒋᔭᖃᑦᓯᐊᓱᓂ, “ᐃᑉᐱᒋᔭᑎᑦ ᐃᑉᐱᒋᒋᐊᓕᑎᑦ, ᑕᒪᓐᓇᑕᒐ ᐱᑦᓯᐊᕈᑕᐅᓲᖅ,” ᓚᓚᐅᕐᓱᓂᓗ ᐃᖕᖏᖑᐊᕈᓯᖅ ᐃᒻᒥᓂᒃ ᓄᐃᑎᓲᖅ.
ᐅᕕᒃᑲᖅ ᑐᓴᕐᓂᔮᕐᑎᓯᔨ ᙯᖁᔭᐅᓯᒪᕐᖃᒥᖅ ᐃᓚᐅᖁᔭᐅᑦᓱᓂ ᐃᓱᐊᕐᓯᕕᐅᑉ ᐃᖕᖏᕈᓯᖓᓂᒃ ᐃᖕᖏᖑᐊᕐᑐᓄᑦ ᓯᕗᓕᕐᑕᐅᓚᐅᔫᒧᑦ ᐱᑐᕆᔅ ᑎᐊᒧᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓕᐊᓇᕐᓂᓴᖁᑎᖃᓕᕐᓱᓂ ᐱᓇᓱᐊᖃᑎᖃᓕᕆᐊᒥᒃ ᑕᑭᓂᕐᓴᓂᒃ ᐱᖕᖑᐊᖃᑎᒋᕙᑦᓱᒍ ᐃᓂᕐᓯᔨᒥᓂᒃ, ᐱᑐᕆᔅ ᑎᐊᑉ ᐊᑦᓴᓇᕐᑎᖓᓂᒃ, ᒫᒃ ᕗᐃᑕᓐᒥᒃ. ᐃᓂᕐᑕᐅᓛᕐᓂᖓ ᑐᓵᒐᑦᓴᐅᓕᕐᑎᓗᒍ ᐅᖃᐅᓯᕆᔭᐅᒋᐊᙯᓐᓈᑐᖅ ᑌᒣᓕᖓᓕᕐᒪᑦ ᙯᓛᕐᖁᓯ ᐊᒻᒪᓗ ᑕᑯᒐᓱᐊᕐᓗᒍ ᖃᕆᑕᐅᔭᒃᑯᑦ ᓄᐃᑦᓯᕕᖓ ᖃᐅᔨᒋᐊᕐᕕᒋᓗᒍ ᓄᑕᐅᓪᓕᑎᕐᓂᐅᔭᓕᕋᑦᑎᒍ.

Originaire de Kangiqsualujjuaq où elle a vécu les premières années de sa vie, Kathy Aputiarjuk est maintenant à Montréal pour poursuivre ses études. Elle étudie la musique professionnelle et les techniques de chant au Collège Vanier. Elle a grandi avec des parents musiciens; ils avaient l’habitude d’aller chez sa tante où elle et sa mère chantaient tandis que son oncle jouait de la guitare. Kathy a voulu commencer à apprendre à la guitare pour pouvoir jouer avec eux et participer aux réjouissances. Quelques années plus tard, elle maîtrise la guitare, le piano, le ukulélé et l’accordéon, qu’elle a appris seule avec l’aide d’Internet. Elle a un carnet qui la suit partout, où elle note les chansons qu’elle aime, et celles-ci sont généralement écrites en inuktitut. Elle a commencé à pratiquer le chant de gorge en 2019, lors du départ d’une expédition qui a changé sa vie, appelée “Student on Ice”, et elle a progressivement appris d’autres chansons au fil des ans. Elle a donné un concert, avec sa partenaire de chant de gorge Annie Gordon, à La Nuit d’Afrique à l’été 2023, après avoir pratiquées ensemble durant leurs études au programme Nunavik Sivunitsavut.
Apprendre ce que l’on aime s’accompagne de défis et de sacrifices. Lorsqu’elle suivait le programme Nunavik Sivunitsavut, les dates limites pour les demandes d’admission au collège approchaient. On lui a suggéré de s’inscrire au programme de musique du Collège Vanier, étant donné qu’elle était musicienne amateure. Kathy n’était pas sûre d’être acceptée, mais elle a tout de même posé sa candidature, ayant toutefois le Collège John Abbott pour deuxième choix. Pour pouvoir être acceptée au Collège, elle avait trois étapes à franchir : un test auditif, un test théorique et une audition pour chanter deux chansons pop classiques. Après avoir tout terminé, elle était certaine d’avoir échoué le test théorique, mais confiante des deux autres. Ainsi, les deux professeurs de chant lui ont dit de suivre le cours d’été afin d’être acceptée. Elle a hésité à suivre le cours d’été parce qu’elle voulait rentrer chez elle pour être avec sa famille, mais au premier mois de l’été, elle s’est décidée à aller à Montréal et a réussi le test d’évaluation cette fois-ci. Elle a encore hésité à revenir au début du semestre en pensant qu’elle serait à nouveau loin de chez elle, ce qui l’effrayait, mais elle savait qu’elle devait revenir. “Maintenant que je suis ici, ma voix s’améliore”, dit-elle.
Elle adore le programme, améliorant sa formation auditive et la théorie musicale, même si elle s’ennuie parfois de chez elle. Cela lui a ouvert les yeux, cela représente beaucoup de choses à gérer de temps en temps, alors elle fait une pause dans l’écriture de chansons et verra ce qu’elle ressent à l’idée de continuer après la fin du premier semestre. Elle a trouvé cela difficile au début, parce qu’elle est passée de la vie de famille à vivre seule, mais elle dit que l’expérience l’aide à acquérir de l’indépendance.
Kathy écrit lentement ses propres chansons; en attendant, elle chante des reprises et collabore avec d’autres Inuit. Elle a collaboré avec le groupe Qimutjuit, a jouée avec Willis Tagoona à la batterie une autre fois, Joshua Haulli, Johnny Saunders, Juurini et Inuqatigiit entre autres. Elle aime chanter avec d’autres artistes sur scène et aimerait continuer à le faire à l’avenir. Son astuce pour écrire des chansons est de le faire quand il y a beaucoup d’émotions qui débordent, “vous devez ressentir vos sentiments, c’est le truc”, de cette façon la chanson se crée facilement, a-t-elle ajouté.
La jeune artiste a récemment été invitée à participer à la chanson thème d’Isuarsivik, dirigée par Beatrice Deer, plus excitant encore, elle travaille sur un EP (extended play), avec son producteur, le batteur de Beatrice Deer, Mark Wheaton. La date de sortie n’est pas encore annoncée alors revenez nous visiter pour la découvrir, nous mettrons cette page à jour.

Lived in Kangiqsualujjuaq her early years of her life, she now studies in Montreal furthering her education. Kathy Aputiarjuk goes to Vanier College as a Professional Music and Song Techniques student. She grew up with musical parents, they used to go to her aunt’s place where the hostess and Kathy’s mother would sing while the aunt’s husband would play the guitar. Kathy started to learn to play the guitar to be able to jam with them and be part of the fun. Years later, she now plays the guitar, piano, ukulele and accordion, which she taught herself with the help from the internet. She has a notebook that follows her around, where she keeps songs that she likes, and the songs usually are written in Inuktitut. She also started throat singing in 2019, while departing a life altering expedition, called the Student on Ice and she has gradually learned more songs throughout the years. She did one gig with her throat singing partner Annie Gordon, at La Nuit d’Afrique in the summer of 2023 after they had improved their skills at Nunavik Sivunitsavut.
Learning what you love comes with challenges as well as sacrifices. When she was at Nunavik Sivunitsavut Program, and the deadlines for college applications neared. She got a suggestion to go to Vanier College in the music program considering that she was an amateur musician. Kathy wasn’t sure she would be accepted but she applied anyway, and she also had John Abbott College in mind as a backup. To be able to go into the college, she had 3 steps to do: Ear training test, theory test and an audition to sing two classical pop songs. After finishing everything, she was sure she wouldn’t pass the theory test, but she felt decent about the other two, then got told to do the summer course by the two voice teachers. She hesitated to do the summer course because she wanted to go back home to be with family, but into the first month of summer, she still went to Montreal and passed the summer evaluation test this time. She hesitated yet again on coming back at the beginning of the semester thinking of being away from home all over again which dreaded her, but she knew that she had to come back. “Now I’m here and my voice has been improving” she says.
She is loving the program, bettering her ear training and theory side of music even though she gets a little home sick sometimes. It has opened her eyes, though it is a lot to handle from time to time, so she is taking a break on songwriting and will see how she feels about continuing after the first semester ends. She found it difficult at first, because she went from being with a family of four people in a house to living alone, but she says the experience helped her built independence.
Kathy is slowly writing her own songs; in the meantime, she sings covers and collaborate with other Inuit. She has collaborated with the Qimutjuit band, had Willis Tagoona on the drums another time, Joshua Haulli, Johnny Saunders, Juurini, and Inuqatigiit as she remembers. She enjoys singing with other artists on stage and would like to continue doing so in the future. Her trick for writing songs is to do it when there’s a lot of emotions overflowing, “you got to feel your feelings, that’s the trick,” that way the song easily creates itself she added. The young artist was recently invited to be part of the Isuarsivik Anthem song that was led by Beatrice Deer and what’s even more exciting is that she is working on an EP (extended play), with her producer, Beatrice Deer’s drummer, Mark Wheaton. The release is yet to be discussed so come and visit this page to find out as we will update it.

ᖃᐅᔨᒋᐊᑦᓯᐊᕈᒪᒍᕕᑦ ᓴᓇᖕᖑᐊᑎᐅᑉ ᒥᑦᓵᓄᑦ / Découvrir plus sur l’artiste / Know more about the artist:Facebook Page
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ᐊᓪᓚᑐᖅ | Texte de | Text by: Jessie Fortier Ningiuruvik

Panel 3

ᐊᒥᕃᔭᐅᑦ | Septembre | September

ᑕᕝᓀ ᑲᓪᕕᓐ | Daphne Calvin

ᑕᕝᓀ ᑲᓪᕕᓐ ᐃᓚᖓᑎᒍᑦ ᐊᑦᔨᓕᐅᕆᔨ ᑰᑦᔪᐊᕌᐱᒻᒥ. ᓇᒻᒥᓂᓕᒃ ᑮᓇᐅᑦᔭᕆᐊᕐᕕᒥᓂᒃ, ᐊᑎᓕᒻᒥᒃ Crenuk Studio, Facebook-ᑰᕐᑐᒥᒃ. ᓯᕗᓪᓕᐹᒥ ᐊᑦᔨᓕᐅᕈᑎᑖᕐᑐᕕᓂᖅ Nikon-ᒥᒃ ᒥᑭᔪᐊᐱᐅᖏᓐᓈᓱᓂ, ᐁᑦᑐᑕᐅᑦᓱᓂ ᐊᑖᑕᒥᓄᑦ ᐊᓈᓇᒥᓄᓗ, ᐃᑲᔪᕐᓯᓯᒪᑦᓯᐊᑐᕕᓃᒃ ᐊᖓᔪᕐᖄᒋᒃ. ᑌᑦᓱᒪᓂᓂᑦ, ᐃᒻᒥᓂᕿᑦᓱᓂ ᐃᓕᑦᓯᕙᓪᓕᐊᓯᒪᔪᖅ, ᐊᑐᑲᑦᑕᓱᒍ ᐊᑦᔨᓕᐅᕈᑎᒃ, ᐊᑦᔨᓕᐅᕈᑎᐅᓪᓗ ᖃᓄᐃᓕᖓᑎᑦᓯᒍᑎᖏᓐᓂᒃ, ᐃᑯᒪᓂᓪᓗ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓯᖏᓐᓂᒃ ᐱᔪᓐᓇᐅᑎᑕᖏᓐᓂᒃ. ᑕᕝᓀ ᑐᑭᑖᕐᑐᕕᓂᖅ ᑮᓇᐅᔭᓕᐅᕐᕕᒥᒃ ᐱᒋᐊᕐᑎᓯᓚᖓᓕᕐᓱᓂ 2014-ᒥ. ᐁᑉᐸᒥᓄᑦ ᐃᑲᔪᕐᑕᐅᕌᐱᑦᓯᒪᔪᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᑫᐋᔩᒧᑦ ᑮᓇᐅᔭᖃᕐᑎᑕᐅᑦᓯᐊᓯᒪᑦᓱᓂ.
ᓅᑦᑕᖏᓐᓇᓯᒪᒐᓗᐊᕐᓱᓂ ᒪᓐᑐᔨᐊᓚᒧᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐅᑎᕐᐸᓱᓂ, ᑲᔪᓯᑎᑦᓯᒍᓐᓇᓯᒪᔪᖅ ᐱᓇᓱᐊᕆᐊᒥᒃ ᐊᓕᐊᒋᔭᒥᓂᒃ. ᐊᑦᔨᓕᐅᕆᐊᒥᒃ ᐊᓕᐊᒋᔭᓕᒃ ᑲᑎᑎᑕᐅᔪᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᑲᒃᑲᓛᓂᒃ ᐱᓇᓱᐊᖃᑎᖃᕆᐊᒥᒃ, “ᓈᓚᑦᓯᐊᓲᑦ” ᓚᓚᐅᔫᖅ. ᑖᒃᑯᑐᐊᒍᒐᑎᓗ, ᐊᑦᔨᓕᐅᓲᒍᒻᒥᓱᓂ ᐃᓄᓐᓂᒃ ᑕᑯᑦᓴᓯᐊᒍᑎᓗᒋᑦ ᑮᓇᖏᑦ, ᐃᓚᒥᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᓂᐅᕐᕈᑎᖃᓲᒍᑦᓱᓂ ᐊᑦᔨᓕᐊᕕᓂᕐᒥᓂᒃ ᐃᓚᖓᓐᓂ. ᐊᑦᔨᓕᐅᓚᖓᔭᒥᑕ ᖃᓄᐃᓕᖓᓂᖏᓐᓂᒃ ᐋᕐᕿᓱᐃᓲᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᑐᑭᑖᓲᒍᑦᓱᓂ ᓇᓃᓐᓂᐊᒪᖔᑕ, “ᐊᓕᐊᒋᔭᖃᕐᑐᖓ ᐃᒻᒥᓂᕿᒋᐊᒥᒃ, ᐊᒻᒪᓗ ᓯᕗᓂᐊᒍᑦ ᑕᑯᓐᓇᓲᒍᑦᓱᖓ ᖃᓄᐃᓕᖓᒋᐊᖃᕐᓂᖏᓐᓂᒃ.” ᓯᕗᓂᕐᒥ, ᑲᑎᑎᑕᐅᔪᓂᒃ ᐊᑦᔨᓕᐅᕆᐊᓕᕐᕿᖃᑦᑕᓛᕈᒪᔪᖅ, ᐊᒻᒪᓗ ᐊᑐᐃᓐᓇᖃᕐᓱᓂ ᐱᓇᓱᐊᕈᑎᑕᖃᑦᓯᐊᑐᒥᒃ ᐊᑐᕋᑦᓴᓯᐊᕐᑕᓕᒻᒥᒃ ᐃᓂᒋᒍᓐᓇᑕᒥᓂᒃ.
ᐃᒻᒥᓄᑦ, ᐊᑦᔨᓕᐅᕆᓂᕐᒥᒃ ᐱᒻᒪᕆᐅᑎᑦᓯᔪᖅ “ᐊᑦᔨᖑᐊᑦ ᐱᒻᒪᕆᐊᓗᐃᑦ. ᐃᓅᓯᓕᒫᖅ ᓄᐃᑕᒍᓐᓇᕋᒥᒃ. ᐱᒋᔭᐅᓗᑦᑖᕈᓐᓇᑐᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᕐᙯᒍᑎᖕᖑᐊᒍᒍᓐᓇᓱᑎᒃ. ᐅᕙᓐᓄᑦ ᐊᑦᔨᓕᐅᕆᓂᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᐋᕐᕿᓱᕐᓱᒋᑦ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕐᑐᑎᑑᕐᑐᖅ, ᐃᓅᓯᓕᒫᕋᓂ ᑕᑯᒥᓇᕐᑐᓕᐅᕆᐊᒥᒃ ᐃᓱᕐᕆᒋᔭᖃᕐᓯᒪᔪᖓ. ᐊᒻᒪᓗ ᓄᐃᑎᑐᐊᕋᒃᑭᑦ ᐅᕙᓐᓄᑦ ᑐᑭᖃᑦᓯᐊᓲᑦ.” ᐊᓯᐊᒍᓪᓗ ᑕᑯᒥᓇᕈᑎᓕᐅᓲᒍᑦᓱᓂ ᐊᑐᕐᑕᐅᓲᓂᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᓐᓄᕌᓕᐅᓲᒍᑦᓱᓂ, ᐃᓱᓕᕕᑦᓴᖃᕐᐸᖏᑦᑐᑦ ᓄᐃᑎᕆᑦᓯᐊᕈᓐᓇᓂᕐᒥᒃ ᐃᓗᒻᒥᑲᒥ.
ᑖᒃᑯᐊ ᑕᑯᒐᑦᓭᑦ ᐱᒍᑦᔨᓱᒋᑦ ᐃᓕᒃᑰᑐᒥᒃ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔪᖅ, ᑮᓇᐅᔭᖃᕐᑎᑕᐅᑦᓱᓂ ᐊᕙᑕᒃᑯᓄᑦ, ᑕᑯᑦᓴᐅᑎᓗᒋᑦ ᐊᕐᓀᑦ ᑰᑦᔪᐊᕌᐱᒥᐅᑦ ᕿᒥᕐᕈᑎᑦᓯᔪᑦ ᑕᑕᒥᓐᓇᑐᐃᓐᓇᑐᓂᒃ ᐱᓇᓱᐊᕐᓯᒪᔭᒥᓂᒃ ᐊᒪᐅᓯᐅᕐᓱᑎᒃ. ᑕᕝᕙᓂ ᑕᑯᒍᓐᓇᑕᓯ Facebook-ᑯ ᓄᐃᑕᑎᑦᓯᕕᖓ.

Daphne Calvin est une photographe à temps partiel de Kuujjuaraapik. Elle a sa propre entreprise, appelée Crenuk Studio, sur Facebook. À un très jeune âge, Elle a son premier appareil photo Nikon, offert par ses parents qui l’ont beaucoup soutenue. Depuis, elle a appris toute seule, en manipulant son matériel, les différentes facettes de l’appareil photo, l’éclairage et les autres équipements qui l’accompagnent. Daphné a décidé de démarrer son entreprise en 2014 avec l’aide de son conjoint qui l’a soutenue et encouragé, ainsi que l’appui financier de KRG.
Malgré ses allers-retours à Montréal, elle a pu continuer à faire ce qu’elle aime. Ce qu’elle préfère c’est prendre des photos de mariage et travailler avec des enfants, “ils écoutent bien”, qu’elle dit. Elle photographie également des portraits, des familles et travaille en freelance. C’est elle qui pose les sujets et qui décide de l’emplacement de la photo : « J’aime faire les choses à ma façon et j’ai une vision de ce à quoi les choses devraient ressembler. » À l’avenir, elle aimerait faire plus de photos de mariage et avoir accès à un studio bien équipé.
Pour elle, prendre des photos est très important. “Les photos sont très importantes. Elles durent toute une vie. Ce sont des souvenirs. Pour moi, prendre des photos et les retoucher, c’est comme de l’art, j’ai été artiste toute ma vie. Et quand je leur donne vie, cela signifie quelque chose pour moi”. D’ailleurs, elle crée également des bijoux et des vêtements, son esprit créatif n’ayant pas de limite.
Elle a réalisé un projet spécial pour cette page, financé par Avataq, avec des femmes de Kuujjuaraapik qui ont présenté leur incroyable travail de création d’amauti. Vous trouverez sa page Facebook ici.

Daphne Calvin is a part time photographer from Kuujjuaraapik. She has her own business, called Crenuk Studio, on Facebook. She had her first Nikon camera at a young age, offered by her parents, they were very supportive of her. Since then, she taught herself, by hand, the different faucets of the camera, the lighting and other equipment that comes with it. Daphne decided to start her business in 2014. Her spouce supported her and kept her going and KRG funded her as well.
Despite the fact she moved back and forth to Montreal, she was able to continue what she loves. The pictures she likes to take are wedding photograph and to work with children, “They listen well” she says. Not only that, she also photographs portraits, families and freelances. She’s the one who poses the subjects and decide where it’s done, “I like to do things my way, and I have visions on how things should look like.” In the future, she would like to do more of weddings pictures, and have access to a well-equipped studio space.
For her, taking pictures is very important. “Photos are so important. They last a life time. They’re keepsakes and memories. For me taking the photos and editing them is like art, I’ve been artistic all my life. And when I bring them to life it means something to me.” By the way she also creates jewelry and clothing, no limitation to her creative spirit.
She did a special project for this page, funded by Avataq, with Kuujjuaraapik women showcasing their amazing work creating amauti. You can find her Facebook page here.

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ᐊᓪᓚᑐᖅ | Texte de | Text by: Jessie Fortier Ningiuruvik

Panel 4

ᒪᓐᓂᓕᐅᑦ | Juin | June

ᓵᓐᑎ ᐃᒪᓪᓚᖅ | Sandy Emudluk

ᓵᓐᑎ ᐃᒪᓪᓚᖅ ᑲᖏᕐᓱᐊᓗᑦᔪᐊᒥᐅᕕᓂᖅ, ᓵᓐᑎ ᐃᒪᓪᓚᖅ ᐊᑦᓴᑕᐅᑎᒧᑦ ᑖᓂᓯᕐᑎᐅᓯᒪᓕᕐᑐᖅ 6-ᓂ ᖁᑉᐸᒥᓪᓗ ᐊᕐᕌᒍᓂ, ᑲᑕᑦᔭᑎᐅᓯᒪᑦᓱᓂᓗ 7-ᓂ. ᑰᑦᔪᐊᒥᐅᒍᓕᕐᑐᖅ ᑲᑎᒪᑦᓯᓯᒪᓕᕐᓱᓂ ᔮᓂᔅ ᐹᓴᓐ ᑯᐊᑕᒥᒃ 12-ᓂ ᐊᕐᕌᒍᓂ, ᑕᒫᓃᑦᓯᒪᓂᕋᕐᑐᖅ ᐱᖕᖑᐊᕆᐊᕐᑐᑐᐃᓐᓇᓱᓂ ᐊᕐᐱᒃ ᔮᒻᖃᕐᑎᓗᒍ. ᐱᓇᓱᐊᕐᑐᖅ ᑲᑎᕕᒃ ᐃᓪᓗᓕᕆᓂᕐᒧᑦ ᐊᓪᓚᕕᒻᒪᕆᒻᒥ ᐃᓪᓗᖃᕐᑎᑕᐅᒍᑎᓂᒃ ᐊᐅᓚᑦᓯᔨᐅᑦᓱᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓕᓭᓲᒍᑦᓱᓂ ᑲᑕᑦᔭᓂᕐᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᑦᓴᑕᕐᓂᒥᒃ ᑌᒣᓯᒪᓕᕐᓱᓂ 2-ᓂ ᐊᕐᕌᒎᓐᓂ ᐁᑉᐸᖃᕐᓱᓂ ᔮᓂᔅᒥᒃ ᑰᑦᔪᐊᑉ ᐅᕕᒃᑲᖏᑦᑕ ᐃᓚᒌᕝᕕᖓᓂ.
ᓵᓐᑎ ᓴᓇᓯᒪᔪᖅ ᓯᕗᓪᓕᐹᒥ ᐊᑦᓴᑕᐅᑎᒥᒃ ᐅᑭᐅᖃᕐᓱᓂ 13-ᓂᒃ, ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑦᓯᔨᖃᕐᓱᓂ ᑖᓂᐊᓪ ᐋᓇᓈᒥᒃ. ᐊᕐᕌᒍᓂ, ᐊᓯᖏᓐᓂ ᐱᔭᑦᓴᖃᓕᕐᓂᒥᑦᓱᓂ, ᐁᑉᐸᖓᓗ ᐊᑦᓴᑕᕐᓂᒥᒃ ᐱᒋᐊᓕᕐᕿᓯᒪᔫᒃ ᐃᑲᔪᕐᑎᒌᑦᓱᑎᓗ ᓱᖏᐅᑎᓴᕐᓱᑎᒃ. ᑲᑕᑦᔭᓲᒍᓂᖓᓄᓗ, ᐃᒻᒥᓂᒃ ᐊᑕᐅᓯᕐᒥᒃ ᑲᑕᑦᔭᕆᐅᓚᐅᕐᓯᒪᑎᓪᓗᒍ 7 ᐊᕐᕌᒍᐃᑦ ᐊᓂᒍᕐᓯᒪᓕᕐᑐᑦ (ᕿᒻᒥᐊᕌᐱᑯᓘᑉ ᐃᖕᖏᖑᐊᕈᓯᖓ) ᔮᓂᔅ ᖃᐅᔨᒪᑎᓐᓇᒍ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᑐᐃᓐᓇᐅᓕᕋᒥ ᔮᓂᔅᒥᒃ ᑐᓴᕆᐅᕐᑎᓯᓯᒪᔪᖅ ᑲᑕᑦᔭᓱᓂ. ᓯᕗᓪᓕᐹᒥ, ᐃᒻᒥᓂᕿᑐᐃᓐᓇᓱᓂ ᑲᑕᑦᔭᖃᑦᑕᑐᕕᓂᖅ ᑭᖑᓂᖓᒍᑦ ᐱᓯᑎᖕᖑᐸᓪᓕᐊᓯᑦᓱᓂ, ᑭᓯᐊᓂ ᓯᕗᓂᐊᒍᑦ, ᑕᑯᓐᓇᐅᔮᕐᑕᐅᒍᒪᓯᔪᕕᓃᒃ ᐃᓄᓐᓄᑦ.
ᐊᕐᕕᑕᖃᑦᑕᓯᒪᔫᒃ ᓄᓇᕕᒻᒥ, ᔪᐊᑦᔅ ᕆᕙ, ᑰᑦᔪᐊᖅ, ᑲᖏᕐᓱᐊᓗᑦᔪᐊᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᑰᑦᔪᐊᕌᐱᒃ, ᓄᓇᕘᒥᓪᓗ, ᐸᕐᓂᑑᖅ ᐊᒻᒪᓗ ᑯᐯᒃ ᓯᑎ. ᐁᑉᐸᕇᒃ ᑯᐯᒻᒥ ᐊᕐᕕᑕᖃᑦᑕᓯᒪᔫᒃ ᖃᓂᒪᓐᓇᖅ ᐊᓂᒍᕐᑎᓗᒍ ᑭᓯᐊᓂ ᓄᕐᖃᕆᐊᖃᕐᓯᒪᔫᒃ ᐊᐅᓚᓗᐊᕐᑌᓕᓂᕐᒧᑦ ᒪᓕᒉᑦ ᐲᕐᑕᐅᖏᓐᓂᖏᓐᓂ. ᑕᑯᓐᓇᐅᔭᕐᑎᓯᒋᐊᕐᑐᖁᔭᐅᓕᕋᒥᒃ ᐱᔪᓐᓇᕕᖃᑦᓯᐊᕋᓱᐊᕐᐸᑑᒃ, ᑭᓯᐊᓂ ᑕᒪᕐᒥᒃ ᐱᓇᓱᒐᖃᕋᒥᒃ ᐊᕐᓕᐊᓗᐊᕐᓱᑎᒃ ᐱᕕᖃᖕᖏᑑᕙᑦᑑᒃ. ᐱᔪᓐᓇᕕᖃᕋᒥᒃ, ᐊᓇᕐᕋᒥᑕ ᐳᓛᕐᕕᖓᓂ ᓱᖏᐅᑎᓴᓲᒃ, “ᖃᓂᖕᖒᓯᔭᕐᓱᑎᒃ”, ᐱᔪᓐᓇᓯᑦᓯᐊᕋᒥ ᐊᑐᐃᓐᓇᕈᕐᐸᓱᑎᒃ.
ᖃᒻᒥᖅ, ᑖᒃᑯᐊ ᐊᒥᓱᐃᓅᕐᓯᒪᓕᕐᑑᒃ, ᐆᑦᑑᑎᒋᑦᓱᒍ KWE! ᐱᖕᖑᐊᓂᖅ, ᑯᐯᒃ ᓯᑎᒥ. ᒌᕋᒥᓗ, ᑕᕝᕙᓂᑦᓭᓇᖅ ᓄᓇᕐᓚᒥ, ᓄᓇᖃᕐᖄᑐᕕᓃᑦ ᐅᓪᓗᖓᓂ ᖁᕕᐊᓱᒍᑎᖃᕐᓂᒨᕐᑐᕕᓃᑦ ᐃᓕᖓᔪᒧᑦ ᑯᐯᒻᒥ ᓂᐅᕐᕈᑐᓕᕆᓂᕐᒧᑦ ᑌᒪ ᑲᖏᕐᓱᓕᐊᕐᓂᐊᓕᕐᒥᒐᒥᒃ ᐅᓐᓄᓴᒃᑯᑦ ᐱᖕᖑᐊᖃᑎᖃᕆᐊᕐᑐᓱᑎᒃ ᐃᓕᓴᐱ ᐁᓯᒃᒥᒃ. ᐊᑐᐃᓐᓇᕈᕐᑎᓕᕐᒥᔫᒃ ᕿᓚᓈᕐᓱᑎᓗ ᐊᕐᐱᒃ ᔮᒻᒧᑦ ᑰᑦᔪᐊᒥ, ᐊᐅᒍᓯᑎ 2023-ᒍᓕᕐᐸᑦ.
ᓵᓐᑎ ᐱᕕᑦᓴᖃᑦᓯᐊᐸᖕᖏᑲᓗᐊᕐᓱᓂ ᑲᑕᑦᔭᓗᓂ ᐊᒻᒪᓗ ᐊᑦᓴᑕᐅᑎᒧᑦ ᑖᓂᓯᕐᓗᓂ, ᑭᓯᐊᓂ ᐊᓕᐊᒋᔭᒥᓂᒃ ᓄᕐᖃᐅᔨᑐᐃᓐᓇᖃᔭᖕᖏᑐᖅ, ᐁᑉᐸᖃᕐᓱᓂ ᐃᓄᒻᒥᒃ ᓇᓪᓕᒋᔭᒥᓂᒃ. “ᐱᔪᓐᓇᑐᕆᒍᕕᑦ, ᐱᒋᐅᕐᓴᕈᑎᒋᓗᒍ ᐊᒻᒪᓗ ᓴᐱᕐᕆᐊᑌᓕᓗᑎᑦ. ᑲᖕᖑᓱᒍᕕᑦ, ᑲᖕᖑᓱᓐᓃᑦ ᐊᓯᐅᒍᓐᓇᑐᖅ, ᐊᓂᒎᑎᑎᒍᓐᓇᑌᑦ. ᓱᓇᑐᐃᓐᓇᒥᒃ ᐱᒋᐊᕈᒪᒍᕕᑦ, ᑐᐃᓐᓇᓚᐅᕆᑦ.”

Originaire de Kangiqsualujjuaq, Sandy Emudluk vit à Kuujjuaq depuis 12 ans. Il ne devait qu’être là pour le festival de musique Arpik Jam, mais il n’est jamais parti. Il a rencontré Janice Parsons quatre ans plus tard. Ils sont devenus un couple et ont commencé à être sur la scène un an plus tard. Sandy travaille pour le Kativik Municipal Housing Bureau, connu sous le nom de KMHB, en tant que gestionnaire de logements. Il enseigne le tambour et le chant de gorge au Kuujjuaq Youth Group pendant son temps libre.
Il n’a jamais eu l’intention de devenir artiste, mais il a noué un lien avec le tambour lorsqu’il a fabriqué son premier tambour à 13 ans avec son professeur Daniel Annanack, de Kangiqsualujjuaq. En ce qui concerne le chant de gorge, il a appris Qimmiruluapik (la chanson du pauvre petit chiot) dans le dos de Janice et l’a surprise lorsqu’il était prêt. Il n’avait jamais imaginé que cela ferait partie de sa carrière.
Depuis, il a voyagé dans de nombreux endroits, tels que Kangiqsualujjuaq, Pangirtung, Kuujjuaraapik, Ottawa, Bruxelles, Kangirsuk et Québec, et a reçu de nombreuses demandes de son foyer actuel, Kuujjuaq.
Le couple est déjà très occupé, et les demandes de spectacles sont fréquentes. Lorsqu’ils acceptent une demande, ils s’entraînent dans leur salon, “avec la climatisation évidemment”, et sont prêts pour le spectacle. Récemment, le duo a fait beaucoup de voyages, comme le festival KWE ! à Québec. Juste après, dans la même ville, ils ont participé à la Journée autochtone du tourisme québécois, puis se sont rendus à Kangirsuk pour une soirée afin de collaborer avec Elisapie Isaac.
Sandy n’a peut-être pas beaucoup de temps à consacrer au chant et à la danse du tambour, mais cela ne l’empêche pas de faire ce qu’il aime, avec la personne qu’il aime. “Si vous pensez pouvoir le faire, entraînez-vous et n’abandonnez pas. Si vous êtes timide, cela disparaîtra, vous pouvez le surmonter. Quoi que vous vouliez faire, faites-le.”

Originated from Kangiqsualujjuaq, Sandy Emudluk has been living in Kuujjuaq for 12 years. He was only suppose to be there for the Arpik Jam music festival, but never left. He met Janice Parsons 4 years later. They became a couple, and started performing together on stage a year after. Sandy works for the Kativik Municipal Housing Bureau, known as KMHB as the housing manager and teaches drumming and throat singing to the Kuujjuaq Youth Group during his free time.
He never planned to become a performer, but he built a connection with the drum when he made his first one at 13 with his teacher Daniel Annanack from Kangiqsualujjuaq. As for throat singing, he taught himself Qimmiruluapik (the poor little puppy song) behind Janice’s back and surprised her when he was ready. He never imagined this to become part of his carrier.
Since then, he has travelled to many places, such as Kangiqsualujjuaq, Pangirtung, Kuujjuaraapik, Ottawa, Brussels, Kangirsuk and Quebec City, along with many requests from his current home, Kuujjuaq.
The couple is already very busy, and the request frequently comes to do a show. When they take a request, they practice in their living room, “with AC obviously,” and are ready for a show. Recently, the duo has had a lot of trips, such as the KWE! Festival, in Quebec City. Right after, in the same city, they went for the Indigenous Day for Quebec tourism, then went to Kangirsuk for a night to collaborate with Elisapie Isaac.
They are now in preparation, with their Youth group, for the opening of the Aqpik Jam for the second year in Kuujjuaq, August 2023.Sandy may have limited time for throat singing and drum dancing, but it doesn’t stop him from doing what he loves, with the person he loves. “If you think you can do it, practice and don’t give up. If you’re shy, it will go away, you can overcome it. Whatever you want to do, do it.”

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ᐊᓪᓚᑐᖅ | Texte de | Text by: Jessie Fortier Ningiuruvik